mercredi 14 novembre 2018

Algues Bleu-Vert @ Lac Simon

Une apparition de fleurs d'eau d'algues bleu-vert au lac Simon   
Location: Gros lac, côté ouest, 500 metres au sud de SEPAQ
Novembre 2018




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Deux apparition de fleurs d'eau d'algues bleu-vert au lac Simon  
Location: Baie Doré
 août 2015 et août 2014
ET
Deux apparition de fleurs d'eau d'algues au lac Simon
Algues Rouge @ baie Groulx
Algues bleues @ baie Yelle 
2008

dimanche 4 novembre 2018

Les Claims Minière: En tant que propriétaire vous avez le droit de refuser l’accès à votre terrain

En tant que propriétaire d’un terrain donné qui a été ‘claimé’ vous avez le droit de refuser l’accès à votre terrain.   C’est votre seul droit!
   
mis-a-jour 5 novembre 2018:  Les Claims Minière : En tant que propriétaire d’un terrain donné qui a été ‘claimé’ vous avez le droit de refuser l’accès à votre terrain‼️

Il y a deux compagnies dont les revendications sont actives un peu à
l'ouest de la baie Pilon / nord de la baie de l'Ours, au lac Barrière.

9228-6602 Inc (Chan Tho Lam) est propriétaire de plusieurs claims. La société s'appelle Resources Terres Rares. Une autre revendication appartient à un certain Antoine Fournier (Orocan Resources Corp). Le graphite intéresse les deux entreprises.

Il existe également plusieurs claims à l’ouest du lac Viceroy, appartenant à Durango Resources et à Saint-Jean Carbon. Durango et Saint-Jean Carbon ont également de multiples revendications à l'est (mais très près de) de Montpellier.

Le projet La Loutre (également intéressé par le graphite) prets de lac Dor
é est situé à Lac-des-Plages.

Cela se passe maintenant dans la municipalité de Lac-Simon! Dis non! Protégez votre propriété. Protégez notre lac(s). Ensemble


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Au Québec, en tant que propriétaire,
  • vous détenez la surface de votre terrain
  • l’État détient le sous-sol
N’importe QUI (québécois, canadiens, étrangers)  et SANS PERMISSION au préalable, peut acheter un CLAIM (TITRE D’EXPLOITATION) de votre sous-sol pour la somme de 53$.

Souvent, les citoyens apprennent que leur terrain est ‘claimé’  au moment où une compagnie vient leur demander si elle peut entreprendre des travaux dans leur cour.


LE CLAIM, seul titre d’exploration minière valable au Québec il confère à son titulaire le droit EXCLUSIF de rechercher toutes les  substances minérales du domaine de l’État. 

Au Québec, la gestion des titres miniers est informatisée et facilement accessible à partir d’Internet. Le site Web GESTIM offre, grâce à une application géomatique, un accès instantané aux données actualisées du Registre des droits miniers, réels et immobiliers du Québec. 

Pour connaître les titres miniers actifs sur le territoire de Lac-Simon, il faut consulter le Feuillet 31G14:




Les claims actifs dans PAPINEAU en 2012  



Les articles 65 et 235 de la Loi sur les mines du Québec prévoient que toute compagnie minière, prospecteur ou autre doit obtenir  VOTRE consentement pour accéder à  votre propriété ou y effectuer des travaux d’exploration minière.

http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cs/M-13.1


65. Le titulaire de claim a droit d’accès au terrain qui en fait l’objet et peut y faire tout travail d’exploration.
Toutefois, sur les terres concédées, aliénées ou louées par l’État à des fins autres que minières ou sur celles qui font l’objet d’un bail exclusif d’exploitation de substances minérales de surface, il ne peut exercer ces droits que suivant l’article 235.
Il doit, sur les terres concédées, aliénées ou louées par l’État à des fins autres que minières ou sur celles qui font l’objet d’un bail exclusif d’exploitation de substances minérales de surface, aviser le propriétaire, le locataire, le titulaire de bail exclusif d’exploitation de substances minérales de surface et la municipalité locale, de l’obtention de son claim dans les 60 jours suivant son inscription et selon les modalités déterminées par règlement.
Lorsque le claim se trouve sur le territoire d’une municipalité locale, il doit également informer cette dernière et le propriétaire du terrain des travaux qui seront exécutés au moins 30 jours avant le début de ces travaux.
1987, c. 64, a. 65; 1999, c. 40, a. 178; 2013, c. 32, a. 31.

235. Sur les terres concédées, aliénées ou louées par l’État à des fins autres que minières ou sur celles qui font l’objet d’un bail exclusif d’exploitation de substances minérales de surface, le titulaire de droit minier ou le propriétaire de substances minérales doit obtenir l’autorisation écrite au moins 30 jours avant d’y accéder ou peut acquérir de gré à gré tout droit réel ou bien nécessaire à l’accès au terrain ou à l’exécution de ses travaux d’exploration ou d’exploitation.

À défaut d’entente à cette fin, le titulaire de droit minier ou le propriétaire de substances minérales peut, pour l’exécution de ses travaux d’exploitation, acquérir le bien visé au premier alinéa par expropriation.

Ne peuvent faire l’objet d’une expropriation les cimetières au sens de la Loi sur les compagnies de cimetières catholiques romains (chapitre C-40.1), ceux qui sont établis conformément à la Loi sur les cimetières non catholiques (chapitre C-17) et les cimetières autochtones.

Lorsque le titulaire de droit minier entend acquérir un immeuble résidentiel, ou un immeuble utilisé à des fins d’agriculture et situé sur une terre agricole au sens de la Loi sur l’acquisition de terres agricoles par des non-résidents (chapitre A-4.1), il doit débourser les honoraires des services professionnels nécessaires à la négociation de cette entente jusqu’à un montant maximal représentant 10% de la valeur de l’immeuble au rôle d’évaluation foncière.

En aucun cas, un immeuble résidentiel ne peut être déplacé ou démoli avant la délivrance d’un bail minier.
1987, c. 64, a. 235; 1999, c. 40, a. 178; 1998, c. 24, a. 106; 2013, c. 32, a. 95.

Pour ces raisons, en tant que propriétaire d’un terrain donné qui a été ‘claimé’ vous avez le droit de refuser l’accès à votre terrain.   C’est votre seul droit.

Voir modèle de lettre de refus d’accèss


jeudi 1 novembre 2018

Des cartes pour faux amérindiens - Guillaume Carle Le grand chef


Des cartes pour faux amérindiens
Isabelle Hachey
1 novembre 2018
La Presse

La Sûreté du Québec et la Gendarmerie royale du Canada enquêtent sur l'utilisation trompeuse de cartes autochtones délivrées par un OBNL pour obtenir des exemptions de taxes lors de l'achat de marchandises. Le stratagème aurait été encouragé par le « grand chef » Guillaume Carle, Gatinois depuis longtemps considéré comme un usurpateur de l'identité amérindienne.

Enquête policière

Qu'ont en commun un Belge, un Québécois d'origine italienne et un immigré du Cameroun ? Ils ont tous trois été détenteurs d'une carte attestant qu'ils étaient autochtones et qu'ils pouvaient, à ce titre, se prévaloir de leurs droits ancestraux au Canada !

Cela ressemble peut-être à une mauvaise blague. Ce n'en est pas une. Depuis 2005, des centaines, voire des milliers de Québécois ont été détenteurs de la carte de la Confédération des peuples autochtones du Canada (CPAC) sans avoir officiellement le statut d'Indien. Certains d'entre eux l'ont utilisée pour bénéficier d'exemptions de taxes auprès de marchands qui la croyaient légitime.
La Gendarmerie royale du Canada (GRC), la Sûreté du Québec (SQ) et l'Agence du revenu du Canada mènent trois enquêtes distinctes sur l'utilisation trompeuse de ces cartes aux quatre coins du Québec.

Services aux Autochtones Canada a été contacté par les trois organisations et « collabore » à leurs enquêtes, selon le porte-parole du Ministère, William Olscamp.

Le grand chef de la Confédération, Guillaume Carle, affirme s'attendre à être arrêté sous peu par « les services secrets, la GRC, la SQ ». Il se dit prêt à défier les autorités. « Chez nous, le cheval sauvage, c'est un cheval libre. Moi, je suis un homme libre de vos lois. Elles ne s'appliquent pas à moi », déclare-t-il en entrevue avec La Presse.

Un rapport de la firme KPMG commandé à l'automne 2017 par Services aux Autochtones Canada a conclu que des membres de la CPAC s'étaient fait livrer des véhicules dans la réserve de Kahnawake, au sud de Montréal.

Au moment de la livraison, les acheteurs ont présenté leur carte aux concessionnaires, qui l'ont confondue avec la carte officielle de statut d'Indien délivrée par le ministère des Affaires indiennes. Les marchands trompés ont alors supprimé les taxes de la facture.

D'autres membres de la CPAC exhibent leur carte à la caisse des magasins. « Rona, Trévi, Canadian Tire, Walmart... ça passe partout », nous confie un ancien membre, qui a requis l'anonymat par crainte de représailles. Il estime avoir économisé de 4000 $ à 5000 $ en taxes sur ses achats. « Ça passe à l'hôtel, au restaurant. Il n'y a aucun problème, tu donnes ça, merci bonjour ! »

Pour un commerçant, il est facile de se méprendre : la carte plastifiée de la CPAC arbore un drapeau canadien et les mots « gouvernement » et « Canada ». Au verso, elle stipule faussement que le détenteur « est un autochtone au sens de l'article 35 de la Loi constitutionnelle du Canada (1982) et peut se prévaloir des droits autochtones applicables », dont la chasse, la pêche et le troc transfrontalier.

La CPAC et son grand chef, Guillaume Carle, ne sont reconnus ni par Ottawa ni par l'Assemblée des Premières Nations. La carte de membre, vendue 80 $, n'a aucun statut légal.

ENCOURAGER À FRAUDER

« Ce n'est pas une carte d'exemption de taxes, se défend Guillaume Carle. Moi, j'ai le mandat de produire une carte d'identité qui ne peut être fraudée. Et ma carte ne ressemble pas à celle des Affaires indiennes, mais pas pantoute. Zéro. »

D'anciens membres ayant présenté la carte pour éviter de payer les taxes de vente soutiennent avoir agi en toute bonne foi. Ils disent avoir été incités à le faire par le chef Carle.

« Au début, je la passais, ma carte, admet l'un d'eux. J'étais convaincu que c'était bon. T'as un code-barre, t'as un drapeau du Canada... J'ai acheté pas mal de stock, du matériel électronique chez Bureau en gros, en Ontario. »

Gilles Gagné, ancien grand chef provincial de la CPAC pour le Québec, soutient que Guillaume Carle « a toujours dit » aux membres qu'ils pourraient bénéficier des avantages consentis aux Indiens inscrits. « Il nous a dit que nous, à Beauharnois, on ne paierait plus nos taxes municipales parce que c'était notre terre. »

L'épouse de M. Gagné, Lise Brisebois, a fondé la communauté Mikinak de Beauharnois en 2016 avec le soutien de la CPAC. Convaincue que ses membres pouvaient se prévaloir de droits réservés aux Indiens inscrits, elle en a ouvertement discuté dans un journal de la Montérégie - ce qui a sans doute contribué à la popularité de Mikinak dans la région. Rapidement, 1200 personnes ont adhéré à la communauté.

« Oui, c'était présenté comme cela au départ, admet Gilles Gagné, dont l'épouse est morte subitement en juin dernier. Mais quand on s'est rendu compte [que c'était faux], on a dit aux gens : "Ne vous servez plus de votre carte. C'est de la bullshit, tout ce que [Guillaume Carle] nous a dit." »

En novembre 2014, Jocelyn Simoneau, alors chef d'une communauté affiliée à la CPAC en Outaouais, a aussi prévenu ses membres que l'utilisation des cartes était « illégale ». Dans une lettre, M. Simoneau a écrit qu'en assemblée générale, M. Carle avait « encouragé les membres de la CPAC à utiliser leurs cartes pour être exemptés de taxes lors d'achats de biens. Plusieurs personnes présentes ont même dit l'avoir déjà fait et surtout du côté de l'Ontario ».

TESTS D'ADN BIDON

Pour devenir membre de la Confédération, un candidat doit se soumettre à un test d'ADN censé mesurer précisément le pourcentage de sang autochtone qui coule dans ses veines. « C'est la façon qui est encouragée présentement, parce que c'est incontestable », soutient le chef Carle.

Chaque test coûte 250 $. Les échantillons de salive sont acheminés à Eagle Shadow Technologies, une entreprise de Guillaume Carle. Ces échantillons seraient ensuite analysés par le laboratoire Viaguard Accu-Metrics de Toronto.

« Il nous a vendu qu'on n'avait pas à avoir d'ascendance pour être autochtone. Si tu avais une goutte de sang indien, tu étais un Indien. » - Gilles Gagné, ancien grand chef provincial de la CPAC pour le Québec

« On était rendus autochtones, autant que les gars qui vivent sur la réserve à côté », ironise Daniel Brabant, ancien membre de la communauté Mikinak, située tout près de la réserve de Kahnawake.
M. Brabant a commencé à douter après avoir reçu les résultats de son test d'ADN ; il avait 19 % de sang autochtone. Un résultat étonnamment élevé, étant donné que d'après son arbre généalogique, ses racines indiennes remontaient aux 13e et 14e générations.

Cinq semaines plus tard, la CPAC lui a envoyé un second résultat basé sur le même échantillon de salive. Cette fois, il avait 30 % de sang autochtone. « C'est là que j'ai décidé de faire passer un test d'ADN à Mollie », raconte-t-il.

M. Brabant a prélevé un échantillon de salive de Mollie, son caniche royal, et l'a expédié au laboratoire de Toronto en prétendant qu'il s'agissait d'un échantillon humain.

Surprise : le laboratoire avait retrouvé des ancêtres de la chienne dans trois bandes amérindiennes du pays !

Il n'a pas été possible d'obtenir un commentaire du président de Viaguard Accu-Metrics, Harvey Tenenbaum.

En juin, le réseau CBC a fait tester l'ADN de trois journalistes par ce laboratoire torontois. Ils ont tous trois obtenu exactement le même résultat : 12 % de sang abénaquis et 8 % de sang mohawk. Le plus étonnant, c'est que deux des journalistes étaient originaires de l'Inde, alors que le troisième venait de la Russie.

Qu'à cela ne tienne, le test d'ADN de Viaguard Accu-Metrics est « indéniable », a assuré Guillaume Carle en juillet dans une vidéo YouTube adressée à ses membres. « Une fois que vous l'avez fait, n'ayez crainte, il n'y a personne qui peut vous dire que vous n'êtes pas autochtone. »

La nouvelle chef de Mikinak, France Bélanger, continue à recruter des membres, à procéder à des tests d'ADN et à distribuer des cartes malgré les mises en garde du gouvernement fédéral. « Notre carte était émise bien avant la carte de statut indien, prétend-elle. Alors, s'il y a une carte qui doit changer, ce sera leur carte et non la nôtre. »

BELGE, ITALIEN, CAMEROUNAIS

Luigi Coretti n'a pas eu à se soumettre à un test d'ADN pour obtenir sa carte de la CPAC. En juin 2014, l'homme d'affaires aux racines italiennes est devenu « attaché politique » et « commissaire aux mesures d'urgence, services secrets et services de police » de la Confédération. Plus tard, il a reçu une carte de membre - mais seulement à titre honorifique, assure-t-il.

M. Coretti dirigeait autrefois BCIA, une firme spécialisée en sécurité qui a obtenu des contrats du gouvernement après avoir offert une carte de crédit au ministre Tony Tomassi. Il était en attente de son procès pour fraude, fausse déclaration et fabrication de faux lorsqu'il a reçu un mandat de Guillaume Carle.

« J'ai débarqué assez vite, raconte M. Coretti. C'était de la frime. C'est simple : son but, à lui, c'est de vendre des cartes. Ce n'est pas de rendre des services au monde, c'est de vendre des cartes et de remplir les poches de Guillaume Carle. »

M. Coretti dit avoir alerté la GRC, la SQ et Revenu Québec. « J'ai tout essayé pour arrêter ce gars-là. Mais je pense qu'avec tout ce qui se passait avec moi, on ne m'a pas pris au sérieux. » Le procès de M. Coretti a finalement avorté en 2016 en raison de délais déraisonnables dans le processus judiciaire.

Le chef Carle soutient de son côté que la carte de M. Coretti a été produite à son insu par les dirigeants d'une communauté de Gatineau affiliée à la CPAC. « Ils sont entrés au bureau et ils ont produit une fausse carte à ce gars-là, dit-il. Le dossier a été éliminé et ils ont tous été bannis pour ça. »

Le Belge Daniel Lesceux, qui habite au Québec depuis 17 ans, possède également une carte de la CPAC stipulant qu'il est un autochtone au sens de la loi. « J'ai été adopté par la Confédération, explique-t-il. J'ai effectivement une carte de membre, mais ce n'est pas du tout la même que celle des autochtones en réserves. »

D'origine camerounaise, le Gatinois Jean Djoufo a aussi reçu une carte de la CPAC. En 2007, cet ancien conseiller de Guillaume Carle s'est rendu à Paris vêtu d'un costume autochtone pour être décoré, avec son chef, par la Ligue universelle du bien public, une obscure organisation de franc-maçonnerie chrétienne.

M. Djoufo, qui a depuis claqué la porte de la CPAC, croit que Guillaume Carle lui a offert une carte dans l'espoir de s'assurer de son indéfectible soutien. « Je ne m'en suis pas servi, assure-t-il. Un Indien noir comme moi, c'est un peu fort... »

Son excellence le BAD BOY

La Camaro rouge vif qui se gare devant le casse-croûte est ornée d'une plaque décorative : BAD BOY. Un homme en émerge, grand et costaud, de longs cheveux noirs noués en queue de cheval. Il porte une veste de cuir à franges et un large collier d'os serré autour du cou.

Quelques têtes se tournent quand « Son Excellence Guillaume Carle, Grand Chef National des Peuples Autochtones du Canada » fait son entrée au restaurant O'Max Déli-Bar de Gatineau. Le titre lui a été décerné « pour toujours », il y a quatre ans, par les membres de son organisation réunis en assemblée générale.

Guillaume Carle nous a donné rendez-vous dans ce casse-croûte pour discuter des enquêtes en cours sur l'utilisation trompeuse de cartes émises par son groupe, la Confédération des peuples autochtones du Canada (CPAC). Pendant près de trois heures, il répondra à nos questions, à commencer par celle-ci : pourquoi « Son Excellence » ?

« Parce que l'ouvrage que j'ai accompli, c'est excellent ! », répond-il avec conviction. Qu'on en juge : en 2014, Guillaume Carle a créé « le premier gouvernement autochtone sur la planète », sept ans après la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, incluant le droit à l'autodétermination interne.

« On est reconnu par le gouvernement du Canada », soutient Guillaume Carle en brandissant, en guise de preuve de cette reconnaissance officielle, une lettre confirmant... l'incorporation de la CPAC en tant qu'organisme à but non lucratif (OBNL) par Industrie Canada.

En réalité, la CPAC, qu'il dirige depuis 2005, n'est que cela : un OBNL. Ce n'est ni un gouvernement ni même un groupe autochtone reconnu par Ottawa, qui ne lui accorde pas de subvention.
Depuis plus de 10 ans, des représentants des peuples autochtones le dénoncent publiquement comme un usurpateur de l'identité amérindienne.

Mais qu'importe leur avis. Qu'importent les enquêtes policières et les soupçons de fraude qui planent au-dessus de sa tête : Guillaume Carle persiste et signe. « Les peuples autochtones ont le droit de se gouverner. Ben, c'est ça qu'on fait ! »

UN STRATAGÈME PAYANT

Aux quatre coins du Québec, les anciens membres de la CPAC sont de plus en plus nombreux à trouver que l'ouvrage accompli par Guillaume Carle n'est pas si excellent.

Ils sont de plus en plus nombreux à dénoncer un « business » dont le seul but est de vendre des cartes de membres, quitte à créer des communautés autochtones de toutes pièces. Des communautés sans racine, culture ou tradition, qui n'ont d'amérindien que le nom.

Certains ont été alléchés à l'idée de pouvoir bénéficier d'avantages consentis aux autochtones pour réparer les injustices du passé. D'autres cultivent un réel sentiment d'appartenance envers les Premières Nations.

« Lise y croyait tellement, en cet homme-là », soupire Gilles Gagné à propos de sa défunte femme, Lise Brisebois, qui a soulevé la colère des Mohawks de Kahnawake, en 2016, en créant la communauté Mikinak dans la région voisine de Beauharnois, au sud de Montréal.

Pendant 30 ans, Lise Brisebois avait cherché à faire reconnaître son identité amérindienne. « Son rêve, c'était que les autochtones hors réserve aient les mêmes droits que les autres, dit Gilles Gagné. C'est pour cela qu'elle se battait. Guillaume Carle prétendait qu'il se battait pour ça, lui aussi. »
Quand Gilles Gagné et sa femme ont compris que ce n'était pas le cas, ils ont été « bannis » de la CPAC - comme tous ceux qui avaient osé, avant eux, contester le grand chef.

Lise Brisebois, 58 ans, a succombé à un anévrisme en juin. « Ma fille, je pense qu'elle a eu trop de pression, regrette sa mère, Yvonne Simon. On s'est fait avoir. Au début, on était membre de l'Alliance autochtone du Québec (AAQ). Quand Guillaume a créé la Confédération, on avait bien confiance en lui. On a embarqué. »

Guillaume Carle a fait son entrée sur la scène politique en prenant la tête de l'AAQ en 2003. Il a été éjecté de l'organisme deux ans plus tard, accusé par ses détracteurs d'avoir été élu après avoir menti sur ses qualifications et d'avoir accordé de lucratifs contrats à sa propre boîte informatique, Night Hawk Technologies.

La querelle s'est soldée par une série de poursuites et de contre-poursuites judiciaires acrimonieuses. Elle s'est finalement réglée à l'amiable.

Après s'être accroché un temps à son poste de grand chef de l'AAQ, Guillaume Carle a fini par lâcher prise et fonder une organisation rivale : la CPAC.

Désormais, il était seul maître à bord.

UN « GOUROU »

Comme d'autres, Roger Marenger a quitté l'AAQ pour suivre Guillaume Carle, homme charismatique au verbe facile qui promettait de « brasser la cage » afin de revendiquer les droits des autochtones hors réserve de la province.

Depuis, M. Marenger a déchanté. « Il est l'unique maître, déplore cet ancien directeur de la CPAC. Quand ses dirigeants ne lui donnent pas carte blanche dans la gestion de l'argent de la communauté, il les met dehors et en recrute de nouveaux. »

Le taux de roulement est en effet élevé à la CPAC, comme le nombre de communautés qui se sont dissociées de l'organisme. Au fil des ans, Guillaume Carle s'est fait un nombre impressionnant d'ennemis.

« C'est une dictature abusive », dénonce Roger Fleury, ancien chef provincial de la CPAC, qui a entamé une poursuite judiciaire contre Guillaume Carle pour obtenir une reddition de comptes.
« L'argent de la CPAC, c'est son argent à lui. Il ne rend compte à personne. C'est strictement un système de gourou. » - Jean Djoufo, ancien conseiller de Guillaume Carle

Plusieurs font le même parallèle. « C'est un gourou de la manipulation. C'est un pro. Il est bon », dénonce Jocelyn Simoneau, ex-chef d'une communauté de Lac-Simon, en Outaouais. « Quand il voit que tu es faible, il profite de la situation pour aller chercher des sous. »

Élu grand chef « à perpétuité », Guillaume Carle ne tolère pas la contestation. Il se réserve un « droit de veto absolu » sur toutes les décisions de son conseil d'administration. Ses membres doivent se lever pour démontrer leur respect lorsqu'il entre dans une pièce et qu'il en sort.

« Ce genre de preacher, on voit ça aux États-Unis, s'étonne Gilles Gagné, qui a succédé à M. Fleury comme chef provincial de la CPAC. Pour moi, c'est une secte. »

Attablé au casse-croûte de Gatineau, Guillaume Carle dénigre ceux qui lui ont tourné le dos, les traitant de menteurs, de fraudeurs et d'hypocrites. Il estime avoir largement mérité son « pouvoir de veto absolu », contraire aux meilleures pratiques de gouvernance. « Ce sont vos règles à vous autres, les Blancs. »

AUTOCHTONE OU PAS ?

Il se fait appeler Ouchtogan Migizi, « tête d'aigle » en langue algonquine. Il se dit « sage national ». Sa coiffe de grand chef, unique au pays, a été fabriquée spécialement pour lui par des « aînés du Canada ». Lesquels ? Il refuse de nous le dévoiler, sous prétexte que nous ne lui avons pas offert une pincée de tabac. « Nos traditions, c'est que pour recevoir quelque chose, vous devez savoir donner. »

Est-il seulement autochtone ? « Guillaume Carle a prouvé que, génétiquement, c'est un Indien », assure-t-il en parlant de lui à la troisième personne. Quel est le résultat du test d'ADN qui confirme cette preuve irréfutable ? « J'ai pas le droit de vous le dire », décrète-t-il.

Il raconte d'abord que son père vient de Maniwaki et que « les Carle restent encore sur la réserve ». Plus tard, il se contredit: sa famille « n'aurait jamais eu le droit de rester » dans cette réserve algonquine.

À La Presse, le Gatinois de 58 ans soutient être mohawk par sa mère, dont la famille provient de la région d'Oka. Au National Post, il s'est plutôt décrit en 2016 comme un « Warrior d'Akwesasne », une réserve mohawk à cheval sur les frontières du Québec, de l'Ontario et des États-Unis.

En 2007, l'historien Carl Beaulieu a fait des recherches sur les ancêtres paternels et maternels de Guillaume Carle dans le cadre de la poursuite qui opposait ce dernier à l'Alliance autochtone du Québec. L'historien lui a trouvé des ascendances françaises, belges, espagnoles et anglaises. Mais pas le moindre ancêtre autochtone.

Guillaume Carle a poursuivi M. Beaulieu en diffamation. Bien que la poursuite ait été réglée à l'amiable par une entente confidentielle, il affirme aujourd'hui l'avoir « gagnée » et avoir prouvé par le fait même être « un Indien ».

UN DIPLÔME 14 CARATS

Son curriculum vitae fait état d'un doctorat en philosophie obtenu en 2003 à l'Université Ashford, aux États-Unis. Il précise en entrevue qu'il s'agit en fait d'un « PhD » en science informatique, qu'il a suivi ses cours par vidéoconférence et qu'il lui a fallu cinq ans pour terminer son doctorat.

Interrogé à ce sujet au tribunal, en avril 2005, Guillaume Carle avait pourtant prétendu qu'il n'avait pas eu besoin de suivre de cours pour obtenir ses diplômes parce qu'il était un savant.
« Mon diplôme, il y a une étampe 14 carats bord en bord. C'est un vrai diplôme universitaire », maintient aujourd'hui Guillaume Carle.

Le sujet de sa thèse ? C'est plutôt une invention, celle d'un « rack à modems » permettant de combiner plusieurs appareils afin d'en augmenter la puissance. La thèse a été publiée « là-bas, aux États-Unis », soutient-il, mais il n'est désormais plus possible de la consulter...

« Tout est faux de lui. Tout, tout est faux », s'exaspère l'ancien chef provincial Gilles Gagné. « Le rêve de ma femme, avant de mourir, c'était de lui couper sa couette ! »

Avant que nous quittions le casse-croûte, Guillaume Carle nous met en garde : « Je suis porteur du calumet sacré. » À ce titre, explique-t-il gravement, il ne peut pas mentir. « Je ne veux pas vous faire peur [...], mais le monde qui écrive en mal sur nous, ils vont amener ça de l'autre côté avec eux autres. »

L'ampleur du stratagème

Dans un rapport d'enquête remis le 26 juillet au gouvernement fédéral, la firme KPMG a levé le voile sur le stratagème permettant de bénéficier d'exemptions de taxes en se faisant livrer des marchandises dans la réserve mohawk de Kahnawake. Voici, en chiffres, ce que la firme a découvert.

TYPES DE CARTES
Le rapport d'enquête de KPMG a établi que des cartes délivrées par sept organisations autochtones avaient été présentées pour obtenir des allègements fiscaux sur l'achat de marchandises.
28 RAPPORTS D'INCIDENTS
KPMG a révisé 28 rapports d'incidents survenus dans la réserve mohawk de Kahnawake, au sud de Montréal. Les rapports ont été fournis par les Peacekeepers, qui ont saisi plus de 100 cartes sur leur territoire depuis la fin de 2016.
24 VÉHICULES
Parmi les 28 rapports étudiés, 24 concernaient la livraison de véhicules dans la réserve mohawk par des concessionnaires de la région de Montréal. Les acheteurs provenaient d'aussi loin que le nord du Québec et la péninsule gaspésienne.
BATEAU
Un individu s'est fait livrer un bateau à Kahnawake. Comme avec les véhicules, les Peacekeepers ont exigé qu'il soit retourné au vendeur et qu'une copie de l'annulation de la vente leur soit acheminée. Un refus de se conformer aurait entraîné une accusation de fraude.
DE 40 $ À 1000 $
Les individus interceptés à Kahnawake ont payé entre 40 $ et 1000 $ pour obtenir leur carte de membre. Plusieurs d'entre eux semblaient croire qu'ils avaient bel et bien les mêmes droits que les Indiens statués, qui n'ont pas à payer pour leur carte.

Des autochtones autoproclamés

La Confédération des peuples autochtones du Canada regroupe des communautés non reconnues, parfois même créées de toutes pièces par Guillaume Carle. Plusieurs d'entre elles finissent par se dissocier du grand chef au terme de conflits hargneux. En voici quatre.

CHIBOUGAMAU NORD-DU-QUÉBEC
Depuis deux ans, quelque 600 résidants de la région de Chibougamau ont payé 250 $ pour subir un test d'ADN. Ils ont envoyé des échantillons de salive à l'entreprise Eagle Shadow Technologies, propriété de Guillaume Carle, qui leur a trouvé des ancêtres autochtones. Depuis, ils forment une communauté. « Les tests d'ADN, j'y crois à 100 % », assure leur chef, Luc Michaud. Il y croit, même si les parents d'un membre dont le test a été « positif » sont des... immigrants irlandais ! « On ne sait pas s'il y a eu un découchage », avance M. Michaud, qui espère négocier avec le gouvernement pour étendre le territoire de chasse et de pêche de ses membres.

LAC-SIMON OUTAOUAIS
En 2013, Guillaume Carle a pris contact avec Jocelyn Simoneau pour qu'il fonde la communauté Anishinabek de la Petite-Nation. « C'est lui qui m'a incité à faire cela. Il disait que ça donnerait de la force à sa Confédération, mais on s'est dissociés quand on a vu qu'il y avait des choses malhonnêtes », raconte-t-il. Guillaume Carle le lui a bien rendu en plaçant la communauté sous tutelle, en octobre 2014, après l'arrestation de Simoneau pour extorsion, menace et prêts usuraires. L'homme, qui prétendait représenter les Algonquins hors réserve de la région, est né à Montréal et a grandi en Gaspésie.

SAGUENAY SAGUENAY
« Guillaume Carle n'est pas un véritable autochtone, car il parle avec la langue fourchue du serpent. Tout ce qu'il a pu dire face à notre organisation est un tissu de mensonges », dénonçait le chef de la coopérative Kitchisaga, Serge Lavoie, au Quotidien de Saguenay, le 14 février 2007. « C'est une période de ma vie que j'essaie de liquider », confie-t-il aujourd'hui. « Je l'avais suivi quand il avait quitté l'Alliance autochtone du Québec, parce qu'il était plus revendicateur. En fin de compte, tout ce qu'il a fait, c'est discréditer les autochtones. Il a un charisme extraordinaire, mais c'est un vendeur de nuages. »

FORT-COULONGE OUTAOUAIS
À titre d'administrateur de la CPAC, Roger Fleury s'attendait à connaître les états financiers de l'organisme. Il nage toujours en plein mystère. « C'est Guillaume Carle qui gère l'argent et la façon qu'il le dépense, ce n'est pas tes affaires. Quand je lui ai posé des questions, il était vraiment offusqué », raconte l'ex-chef des Algonquins hors réserve de Fort-Coulonge. M. Fleury s'est adressé aux tribunaux pour obtenir une reddition de comptes. « Guillaume dit qu'il a 50 000 membres. [À 80 $ la carte], on parle d'un budget de 4 millions. Je veux savoir où est l'argent parce que je suis imputable. Je ne peux pas fermer les yeux. »

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Le grand chef de la Confédération des peuples autochtones du Canada, Guillaume Carle

 Le Domaine des Quatre Saisons, à Saint-Alexandre-de-Kamouraska.

Le Pontiac Lodge, un pavillon de chasse et pêche en Outaouais.


Guillaume Carle dans le collimateur de l'AMF
Isabelle Hachey
6 novembre 2018
La Presse

Le grand chef de la Confédération des peuples autochtones du Canada, Guillaume Carle, a berné ses propres membres en les persuadant d'investir dans une série de projets fictifs ou voués à l'échec. L'Autorité des marchés financiers a ouvert une enquête.

Des parts qui s'envolent en fumée

Les bâtiments tombaient en ruine, mais le site était magnifique et le potentiel touristique, alléchant. Un chalet d'accueil au bord d'un lac cristallin, un motel, un restaurant, des dizaines de kilomètres de sentiers en pleine nature : le Domaine des Quatre Saisons, à Saint-Alexandre-de-Kamouraska, avait tout pour devenir le projet phare de la Confédération des peuples autochtones du Canada (CPAC).

Daniel Brabant y a cru. « Le plan d'affaires, c'était de rendre ce site-là autochtone. De faire venir des gens d'Europe. Eux, quand il y a des plumes, ils deviennent fous comme de la marde ! Cela aurait été rentable d'un point de vue touristique. »

Il fallait bien sûr rénover les bâtiments, planter des tipis, mettre sur pied un centre d'interprétation autochtone. Le plan était certes ambitieux, mais Daniel Brabant avait confiance : il a acheté 83 parts dans le projet, à 120 $ chacune.

Il a déchanté quand, du jour au lendemain, son investissement de près de 10 000 $ s'est envolé en fumée.

Le grand chef de la CPAC, Guillaume Carle, avait décrété que Daniel Brabant n'avait plus droit à ses parts puisqu'il avait été « banni » de la Confédération après lui avoir manqué de respect. « C'est évident ! Tu n'attaques pas le grand chef et après ça, t'as tout encore. C'est certain ! », s'exclame Guillaume Carle en entrevue avec La Presse.

Cette logique pourrait sembler discutable aux yeux des enquêteurs de l'Autorité des marchés financiers (AMF). La Presse a appris de sources fiables que l'organisme avait ouvert une enquête sur les parts vendues par la CPAC dans divers projets, dont celui du Domaine des Quatre Saisons.

Guillaume Carle n'est pas inscrit auprès de l'AMF à titre de courtier en valeurs mobilières, comme l'exige la loi.

« Il disait qu'à 120 $ l'action, on n'avait pas besoin de déposer un prospectus. Ce n'était pas vrai. » - Gilles Gagné, ancien chef de la division québécoise de la CPAC

140 INVESTISSEURS DE MIKINAK

Gilles Gagné et sa défunte femme, Lise Brisebois « Canard Blanc », ont acheté cinq parts. « Ça nous a coûté 600 $. On a surtout investi un an et demi de notre vie dans ce projet. On y allait toutes les fins de semaine. J'ai mis 35 000 kilomètres sur mon char rien que pour ça. »

Mandatée par le chef Carle pour gérer le projet, Lise Brisebois a vendu des parts à 140 membres de Mikinak, une communauté qu'elle avait créée pour représenter les autochtones hors réserve de la Montérégie. Elle a récolté 60 000 $ auprès de ses membres. « On a tout investi dans le projet, dit M. Gagné. On a refait la plomberie et l'électricité. On a sablé, on a verni les chalets. On a travaillé ! »
Au cours de l'année 2017, les relations se sont envenimées au sein de la CPAC. Les dirigeants de Mikinak se sont mis à soupçonner Guillaume Carle de faire subir des tests d'ADN bidon à leurs membres, puis de leur vendre des cartes d'identité en les encourageant à s'en servir pour se prévaloir de droits réservés aux Indiens inscrits. Deux enquêtes policières, de la Sûreté du Québec et de la Gendarmerie royale du Canada, sont en cours à ce sujet.

Le conflit qui couvait a éclaté au grand jour le 9 septembre 2017, quand les dirigeants de Mikinak ont demandé la démission de Guillaume Carle en assemblée générale. Le grand chef a interprété le geste comme une tentative de « coup d'État ». Selon lui, la sanction à imposer aux renégats était claire : « On oublie ça, c'est fini, merci, bye ! »

« TU N'AURAS JAMAIS UNE CENNE »

« Il nous a rayés », constate René Lavigne, un membre qui a investi 1200 $ dans le projet du Domaine des Quatre Saisons et a passé une semaine à nettoyer le site à l'été 2017. « J'ai essayé de récupérer mon argent. Il m'a dit : "Tu n'auras jamais une cenne, oublie ça, je t'ai mis dehors avec la gang de pourris, ça vient de s'éteindre." »

Jean Guillemet a payé environ 1000 $ pour faire partie de l'aventure.
« Guillaume Carle nous a exclus parce qu'on a voulu le destituer. On lui a dit que ses tests d'ADN, c'était de la frime. C'était juste pour faire de l'argent. Il nous a dit qu'on n'avait plus de parts. » - Jean Guillemet

Guillaume Carle accuse de son côté Gilles Gagné et Lise Brisebois de ne pas lui avoir remis l'argent récolté pour le projet ni la liste des actionnaires. « Je suis le grand chef, d'accord, mais ce sont eux qui s'occupaient du projet. Ce sont eux qui ont volé le monde, pas moi ! »

Les actionnaires qui ne se sont pas rebellés et qui ont reçu des certificats signés de sa main n'ont pas à s'inquiéter : leurs parts sont parfaitement valides, assure le grand chef. Le projet, au point mort, sera relancé sous peu, promet-il.

Guillaume Carle a créé une société en commandite, la Confédération des peuples autochtones des Amériques, lui permettant selon lui de vendre des parts sans avoir à s'inscrire auprès de l'AMF. « La structure a été légalement créée. Il n'y a pas eu de vol, il n'y a pas eu de fraude. »

Il soutient qu'un notaire, John Lapierre, a d'ailleurs confirmé la légalité du projet d'investissement.
« Non, ça, ces affaires-là, ce n'est pas moi », proteste le notaire de Gatineau, qui soutient avoir seulement travaillé au renouvellement du bail du domaine, situé sur des terres publiques. « Moi, je n'émettais pas les certificats, pas du tout. C'est tout à l'interne, c'est tout eux qui faisaient ça. »

MYSTÉRIEUSE ACQUISITION

Guillaume Carle affirme que le Domaine des Quatre Saisons - qui vaut selon lui « quatre, cinq millions minimum » - a été cédé à la CPAC, pour la somme symbolique d'un dollar, par une communauté religieuse désirant soutenir les autochtones.

Des zones d'ombre subsistent toutefois en ce qui concerne ce généreux don.

Le domaine appartenait à l'Ordre du Coeur Immaculé, une communauté religieuse installée à L'Avenir, près de Drummondville. Son fondateur, le père Yves-Marie Blais, avait été exclu de l'Église catholique. Ses adeptes croyaient aux apparitions et aux phénomènes apocalyptiques. Ils avaient acquis le Domaine des Quatre Saisons pour 57 000 $, en 1995, afin de s'y réfugier lorsque surviendrait le grand déluge.

Le cataclysme n'a pas eu lieu. « Je ne sais pas pourquoi. Je sais qu'on a beaucoup prié pour ça », souffle soeur Marie-Pierrette Rioux, l'ancienne directrice du domaine, où elle a vécu pendant près de 20 ans.

La mort du père Blais, en 2007, a sonné le glas de l'Ordre du Coeur Immaculé. « Quand le maître meurt, ce n'est plus la même chose, explique soeur Marie-Pierrette. On n'était pas assez formés pour faire marcher un si gros domaine. Les soeurs ne voulaient pas s'occuper de ça. »

C'est le « frère Antoine » qui a hérité du Domaine des Quatre Saisons et des bâtiments de L'Avenir, évalués par la municipalité à deux millions de dollars. De son vrai nom André Messier, cet ancien cultivateur était le comptable de l'Ordre.

Devenu président de la Société Reine de la Paix, qui gérait les avoirs de l'Ordre, André Messier s'est associé à Daniel Poulin, un « inventeur » qui a écopé de six mois de prison, en 2016, pour avoir berné des investisseurs.

M. Poulin affirme qu'il projetait de convertir les bâtiments de L'Avenir en centre d'hébergement pour femmes autochtones en détresse. C'est à ce moment-là, dit-il, que le grand chef de la CPAC serait entré en jeu.

« Guillaume disait qu'il connaissait les groupes de femmes autochtones désespérées. Nous, on a vu une opportunité à ce qu'il soit là, mais, finalement, cela s'est retourné contre nous. » - Daniel Poulin
Guillaume Carle soutient que les administrateurs de la Société Reine de la Paix ont adopté une résolution pour que le Domaine des Quatre Saisons « soit donné dans l'intérêt du peuple autochtone ». Il affirme avoir intégré le conseil d'administration de la Société par la suite. « Quand je suis rentré, la résolution avait déjà été passée. »

Or, la transaction a été décidée par Guillaume Carle lui-même... en l'absence des administrateurs de la Société, si l'on en croit le procès-verbal d'une assemblée générale extraordinaire tenue le 16 septembre 2016 au domicile du grand chef, à Gatineau.

Outre Guillaume Carle, trois personnes ont participé à cette assemblée, toutes liées à la CPAC.
C'est ainsi qu'en leur absence, André Messier et Daniel Poulin ont été suspendus de leurs fonctions ; Guillaume Carle a pris la tête de la Société ; les signatures des comptes bancaires ont été modifiées en faveur de M. Carle ; et le Domaine des Quatre Saisons a été transféré « au soin de la CPAC ».

Projets fictifs, investisseurs floués

La Confédération des peuples autochtones du Canada (CPAC) a berné ses propres membres en les persuadant d'investir dans une série de projets fictifs ou voués à l'échec.

Notre enquête révèle que le grand chef de la CPAC, Guillaume Carle, a vendu des parts dans une raffinerie pétrolière qui n'existait pas ainsi que dans une pourvoirie dont il n'était pas propriétaire.
L'Autorité des marchés financiers (AMF) enquête sur le stratagème utilisé depuis plus de 10 ans par Guillaume Carle, qui n'est pas inscrit auprès de l'organisme à titre de courtier en valeurs mobilières, s'exposant ainsi à des sanctions pénales.

Des sources indiquent que l'AMF a ouvert une enquête en septembre 2017 après avoir reçu une plainte d'investisseurs floués. L'AMF n'est pas en mesure de confirmer ces informations, pour des raisons de confidentialité.

PUITS DE PÉTROLE FICTIF

En 2006, la CPAC a vendu des parts dans un projet pétrolier fictif en Gaspésie. « M. Carle disait qu'une tour de forage serait démantelée aux États-Unis pour être montée à Matane », dit Ginette Racette, alors cheffe de la communauté autochtone Bedeque de Gaspésie. « Il disait qu'on allait en retirer des redevances. »

Une dizaine de membres de la communauté ont acheté des parts à 120 $ chacune, raconte Mme Racette, qui en a elle-même acheté une avant d'être prise de doutes.

« J'ai pris rendez-vous avec la mairesse de Matane. Elle a manqué tomber en bas de sa chaise. Elle m'a dit : "Vous êtes en train de me dire qu'il y aura une tour de forage de pétrole à Matane et je ne suis pas au courant ?" C'était absolument faux. » - Ginette Racette, ex-cheffe de la communauté autochtone Bedeque

L'ex-mairesse de Matane Linda Cormier a confirmé la tenue de cette rencontre.

Mme Racette dit avoir intercepté les chèques de ses membres avant qu'ils ne soient encaissés. Elle a écrit une lettre de démission à la CPAC, dont elle était secrétaire-trésorière. « Il n'y avait pas moyen de voir les livres, dit-elle. Je suis revenue dans ma communauté, on a fait une réunion d'urgence et on a décidé de se retirer » de la CPAC.

Guillaume Carle soutient n'avoir jamais entendu parler d'un projet pétrolier à Matane. « Je suis bouche bée, parce que je n'ai aucune idée de ce dont vous parlez », a-t-il répondu lorsque La Presse l'a interrogé à ce sujet. « Comment voulez-vous que je vende des parts, je n'ai rien. »

Rock Paradis, chef de la communauté Sa'gewey de Gaspésie, se souvient quant à lui du projet pétrolier de Matane. Plusieurs membres de sa communauté - toujours affiliée à la CPAC - avaient acheté des parts, qui ne sont pas perdues, assure-t-il. « M. Carle a transféré les parts que le monde a achetées au Domaine Quatre Saisons », le plus récent projet de la CPAC, à Saint-Alexandre-de-Kamouraska.

Norbert Tricaud, l'avocat français de la CPAC, se souvient également des ambitions pétrolières de l'organisme. À l'époque, Guillaume Carle négociait avec Huu Duc Dinh, PDG américano-vietnamien d'Ati Petroleum. Ce dernier se prétendait « expert dans le domaine minier et pétrolier » et « s'intéressait notamment à la région de Matane », a raconté Me Tricaud joint à Paris.

« À ma connaissance, ce n'est pas allé plus loin », ajoute l'avocat, qui se méfiait de Huu Duc Dinh. « Pour moi, il n'était pas un interlocuteur fiable et compétent. [...] Malheureusement, l'histoire m'a donné raison. »

En effet, Ati Petroleum n'était vraisemblablement qu'une coquille vide, créée pour escroquer les gens. « Plusieurs milliers de petits porteurs, en France et à l'étranger, auraient acquis des promesses d'action complètement fictive de cette société cotée à la Bourse de Paris depuis le mois de juillet », a rapporté Le Parisien en novembre 2007.

Huu Duc Dinh est mort peu de temps après. « Il est mort parce qu'il a menti » après avoir fumé le calumet sacré, avance Guillaume Carle, qui admet avoir signé « une entente de développement » avec l'homme d'affaires pour l'exploitation de « six ou sept puits d'huile dans l'océan ».

« C'ÉTAIT DE LA FRIME »

À la même époque, Guillaume Carle a vendu des parts du Pontiac Lodge, un pavillon de chasse et pêche en Outaouais. Or, la CPAC n'était propriétaire ni de la pourvoirie ni des terres publiques sur lesquelles elle est située, au coeur de la zone d'exploitation contrôlée (ZEC) Saint-Patrice.

Yvonne Simon, ex-membre d'une communauté de l'Outaouais, a acheté deux parts à 120 $ chacune. Guillaume Carle « disait que c'était à nous, que ça nous appartenait, se rappelle-t-elle. Un jour, en réunion, je lui ai demandé où ça s'en allait, le Pontiac Lodge. Il m'a revirée ; je n'avais pas d'affaire à lui demander cela ».

Ancien conseiller de la CPAC, le Gatinois Jean Djoufo a accompagné Guillaume Carle au Lac-Saint-Jean pour y vendre des parts du Pontiac Lodge. « Je suis allé vanter les mérites de l'opération avant de savoir que c'était de la frime. » Présumant que le plan d'affaires était en règle, il a fait miroiter aux membres d'importants dividendes. « J'y croyais, moi aussi. »

Après tout, Jean Djoufo avait vu défiler des investisseurs étrangers, dont Huu Duc Dinh, au Pontiac Lodge. Guillaume Carle les y avait invités pour négocier la vente de bois, de pétrole et de métaux précieux, se rappelle Jean Djoufo. « C'était de la frime, bien sûr. »

Huu Duc Dinh était particulièrement intéressé à la forêt de la ZEC Saint-Patrice, croyant pouvoir y récolter le bois en collaboration avec la CPAC. Selon Jean Djoufo, Guillaume Carle prétendait que « toutes les terres canadiennes appartenaient aux autochtones ».

« TACTIQUE DE GANGSTERS »

Le propriétaire du Pontiac Lodge, Edward Sullivan, explique que Guillaume Carle lui a offert d'acheter son pavillon avant de tomber à court d'argent. « Il devait acheter l'entreprise en deux ans. Il a versé une mise de fonds de 40 000 $, il est resté ici trois mois et quand il a manqué d'argent, il est parti, raconte-t-il. Nous l'avons chassé. »

Guillaume Carle affirme qu'il a plutôt été forcé de faire une croix sur le projet en 2008, après que le tribunal lui a interdit de se rendre dans les environs du Pontiac Lodge. Il était alors accusé d'avoir menacé un villégiateur de brûler et de raser son chalet à l'aide d'un bulldozer.

« La juge a dit : "Tant que ce n'est pas réglé, j'interdis à Guillaume Carle de retourner là", ça fait que le projet a planté. Cela a pris trois ans à régler l'affaire, il me restait 12 mois pour payer la facture totale, ça fait qu'on a perdu tout notre argent », dit le grand chef.

Guillaume Carle a été acquitté des accusations de menaces qui pesaient sur lui dans cette affaire.
Le propriétaire du chalet, Joe Erlichman, affirmait avoir reçu l'appel d'un homme qui se présentait comme le grand chef des autochtones du Canada, en mai 2008. Guillaume Carle lui aurait réclamé un droit de passage de 120 $, parce que son chalet était situé en terre autochtone. Il l'aurait menacé de lui envoyer « 30 Warriors » pour tout brûler.

« Je lui ai répondu : "Tu peux les envoyer, mais je ne paierai pas", se rappelle M. Erlichman, professeur de biologie et de neurosciences à l'Université St. Lawrence, dans l'État de New York. Intimider les gens pour obtenir de l'argent, c'est une tactique de gangsters de la vieille école. Je n'achète pas ça. »


mercredi 17 octobre 2018

Une usine de cannabis en préparation à Notre-Dame-de-la-Paix

Une usine de cannabis en préparation 
à Notre-Dame-de-la-Paix !? 
Une usine de cannabis en préparation à Notre-Dame-de-la-Paix
17 octobre 2018
La Petite Nation

La municipalité de Notre-Dame-de-la-Paix pourrait accueillir une usine de production de cannabis, au 200 rang Thomas, en 2019.

La phase 1 de ce projet, porté par l’entreprise Québec Cannabis, une entreprise qui compte sept investisseurs présentement, est évaluée à plus de 20 millions $ et devrait créer près de cinquantaine emplois. L’usine de 35 000 pieds carrés devrait contenir près de 11 000 plants de marijuana qui permettraient de produire 5000 kilos annuellement, informe le vice-président de Québec Cannabis, Stéphane Brunette.

Il annonce qu’une deuxième et troisième phase est également prévue au projet, ce qui fait en sorte que l’entreprise prévoit embaucher environ 150 employés à long terme. «On planifiait seulement en produire au niveau médical au départ, mais vu que c’est rendu légal au niveau récréatif on a développé d’autres phases au projet», explique M. Brunette.

Pour le moment, Québec Cannabis est toujours en attente d’une réponse de Santé Canada avant de débuter la construction de l’usine. Mme Brunette précise que Québec Canabis a envoyé sa demande d’obtention d’une licence, il y a presque un an, donc il s’attend à recevoir une réponse sous peu.
Selon lui, Notre-Dame-de-la-Paix est l’endroit idéal pour réaliser ce projet. «Le terrain est vraiment à l’écart des regards et au bout d’un rang. Ça serait dans un bâtiment fermé et sécurisé», mentionne celui qui spécifie que Québec Cannabis est toujours à la recherche d’investisseurs pour réaliser ce projet au cours de la prochaine année.

Appui de la municipalité

Le maire de Notre-Dame-de-la-Paix, François Gauthier, trouve lui aussi que sa municipalité est l’endroit idéal pour implanter une usine de production de cannabis. «La municipalité appuie ce projet-là à 100%.» Pour une municipalité de 750 âmes, comme la sienne, la création d’une centaine d’emplois aurait un impact significatif sur son développement. «C’est un gros investissement pour un petit village comme Notre-Dame-de-la-Paix, mais on a une cinquantaine de terrains de disponible pour bâtir des maisons et accueillir de nouveaux résidents», indique-t-il en spécifiant que ce projet aurait également des retombées positives pour l’ensemble de la région.

mardi 2 octobre 2018

Mathieu Lacombe détrône Alexandre Iracà dans Papineau


Lacombe détrône Iracà dans Papineau
Le Droit

Sous le règne du Parti libéral du Québec depuis 1981, la circonscription de Papineau passe aux mains de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Le candidat caquiste Mathieu Lacombe a défait avec une écrasante majorité le député sortant et candidat libéral Alexandre Iracà, lundi soir, au terme d’une lutte qui s’annonçait pourtant serrée ces dernières semaines. Au moment d’écrire ces lignes, l’ancien chef d’antenne de TVA Gatineau-Ottawa récoltait 47,29 % des votes après le dépouillement de 200 boîtes de scrutin sur un total de 204. M. Iracà obtenait 23,14 % des voix et accusait un retard de 8315 votes par rapport à son rival. La représentante de Québec solidaire, Mélanie Pilon-Gauvin (14,78 %), et le candidat du Parti québécois, Yves Destroismaisons (10,46 %), se hissaient respectivement en troisième et quatrième place. Au total, neuf candidats lorgnaient le siège de député pour cette circonscription.

Des sondages menés durant la campagne plaçaient Alexandre Iracà en tête des intentions de vote dans Papineau, mais quelques points d’écart seulement séparaient celui-ci du porte-couleurs de la CAQ. Rien ne laissait présager un tel résultat.

Le futur député de Papineau, Mathieu Lacombe, s’est adressé à des militants rassemblés au Marché Larose, dans le secteur Masson-Angers, vers 21 h 10, avant de prendre la direction de Gatineau, où se déroulait le regroupement régional de la CAQ au restaurant Le Forum.

« On a de quoi être fiers. On a marqué l’histoire ce soir. Dès demain, on se relève les manches parce qu’il y a beaucoup de pain sur la planche », a déclaré le futur député caquiste devant son public.
L’ancien journaliste compte « s’attaquer aux services de proximité, à la santé, à l’économie et à l’éducation » dans la circonscription de Papineau.

« Il y a des priorités sur lesquelles tout le monde est d’accord. Ça prend une nouvelle école à L’Ange-Gardien, j’en ai fait un engagement et je pense que ça va de soi. Ça prend une autoroute 50 à quatre voies. En santé, je pense au CLSC à Val-des-Bois et à l’urgence de Saint-André-Avellin », a-t-il mentionné.

Tout comme lors de la campagne électorale, sur l’élargissement de l’autoroute 50, M. Lacombe n’a pas précisé d’échéancier. Il a mentionné que le ministère des Transports du Québec serait sollicité « rapidement » pour dresser une analyse du dossier.

« On s’est engagé à faire ça le plus rapidement possible. Dès notre élection, on va donner le mandat au ministère des Transports du Québec de nous dire en combien de temps l’élargissement peut être terminé d’un bout à l’autre. Donc c’est fini la théorie des petits bouts. On veut faire ça d’un bout à l’autre. Il faut aussi savoir combien ça va coûter », a-t-il affirmé.

Par ailleurs, avec un gouvernement majoritaire de la CAQ dirigé par François Legault, l’Outaouais aura inévitablement un ministre, au minimum pour représenter la région à l’Assemblée nationale. M. Lacombe a affirmé vouloir se concentrer d’abord sur sa circonscription, mais ne ferme pas la porte à aucune éventualité.

« J’ai fait ma campagne en parlant aux gens de Papineau et en leur disant que ma priorité allait être eux et que ma loyauté première serait envers eux. J’ai l’intention dès demain de me concentrer sur les enjeux de la circonscription. Maintenant, je vais aller où M. Legault va me demander de servir aussi. C’est sa prérogative », a-t-il laissé savoir.

Le député défait, Alexandre Iracà, qui briguait un troisième mandat, a réagi en fin de soirée, lors d’un bref entretien avec Le Droit. Il a parlé d’un « tsunami de la CAQ » pour expliquer le résultat de cette élection provinciale 2018.

« J’ai eu six belles années comme député et je remercie tous les citoyens de m’avoir supporté pendant ces années-là. La politique, c’est cruel, mais le baume là-dedans, c’est que je pense à mes trois enfants qui vont revenir à une vie un peu plus discrète. Quand on est député, c’est parfois difficile pour la famille. Il faut respecter le choix des Québécois. La question de l’urne, en fin de compte, c’était le changement et c’est ce qui est arrivé », a-t-il commenté. PLUS >>>


CAQ wins its first ever seats in the Outaouais
CBC

Ridings in the Outaouais were swept up in Quebec's historic election Monday night, with what had been a Liberal stronghold becoming home to three MNAs from the Coalition Avenir Québec.

The CAQ won a majority government, marking the first time in decades that neither the Liberals nor the Parti Québécois will be the province's government.

The five ridings in the Outaouais had all been solidly Liberal for decades prior to Monday's vote, but three changed hands moving to the CAQ.

The riding of Chapleau is now represented by Mathieu Lévesque from the CAQ.

The party also won Gatineau with former La Pêche mayor Robert Bussière taking the seat the Liberals have held since 1962.

The party's candidate Mathieu Lacombe won the seat in Papineau.

The Liberals held two seats in the region: Maryse Gaudreault in Hull and André Fortin in Pontiac.

Lacombe took 47.3 per cent of the vote up against Liberal incumbent Alexandre Iracà, who had just 23.1 per cent of the vote. The Liberals had held Papineau since 1981.

Lacombe said his party offered change that simply was never available until now.

"For the last 40 years there was no choice, there was only the Liberals and the PQ," he said.

He said the Outaouais would have a strong voice in the national assembly.

"People feel like they were taken for granted for a lot of years, so now it is time for change." MORE >>>

Papineau passe à la CAQ
La Petite Nation

Le candidat caquiste, Mathieu Lacombe, a été en avance durant toute la soirée et il a remporté la victoire dans Papineau.

Avec encore plusieurs boîtes de scrutin à être dépouillés, le caquiste a été déclaré vainqueur avec 48% devant le député sortant du Parti libéral, Alexandre Iracà.

«Je suis très fier. J’ai des frisons en ce moment. Quand je me suis lancé dans cette campagne-là, c’était pour permettre à l’Outaouais et à Papineau de sortir de l’immobilisme et de faire entendre sa voix. Et de voir que ce soir on a réussi à le faire, ça me remplit de fierté.»

Le député sortant, Alexandre Iracà, a terminé deuxième dans Papineau. Sans vouloir être «chauvin», il estime que plusieurs électeurs de Papineau ont voté contre son parti et non contre lui. «Les gens me disaient : Alexandre, je t’aime beaucoup, mais tu n’es pas dans le bon parti. J’ai entendu cette phrase-là une centaine de fois», confie l’homme qui dit avoir été défait par un «raz de marée» bleu poudre qui a déferlé sur l’ensemble du Québec. PLUS >>>

dimanche 23 septembre 2018

Alerte Tornade - 21 septembre 2018 17:53 Papineauville & Chénéville

Alerte de tornade en vigueur pour : secteur de Papineauville - Chénéville 
17h53 HAE le vendredi 21 septembre 2018  

 Alerte de tornade est terminée pour : secteur de Papineauville - Chénéville
18h37 HAE le vendredi 21 septembre 2018 


Alerte de tornade en vigueur pour : secteur de Papineauville - Chénéville 17h53 HAE le vendredi 21 septembre 2018  ~ Environnement Canada
Alerte de tornade en vigueur pour : secteur de Papineauville - Chénéville
Météo Média
 Tornado WARNING for Papineauville and Cheneville area
Weather Network

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Voici la dernière mise à jour par Environnement Canada des tornades confirmées vendredi 21 septembre. 4 au Québec et 3 en Ontario ~ Météo Média

Environnement Canada porte à 6 le bilan des tornades dans la région d'Ottawa et de Gatineau


6 tornadoes hit Ottawa-Gatineau region, Environment Canada says

Environment Canada has confirmed that three additional tornadoes touched down in western Quebec on Friday — bringing the day's total number of twisters in the Ottawa-Gatineau area to six.

At around 3:30 p.m. ET, a tornado hit the Baskatong reservoir about 30 kilometres east of Mont-Laurier, Que., the weather agency said Tuesday.

It likely travelled about 10 kilometres through the wooded area, snapping trees and downing power poles as it went, Environment Canada said.

About 90 minutes later, another touched down near the Val-des-Bois, Que., area, about 90 kilometres north of Ottawa.


That twister travelled east-northeast for about 13 kilometres, damaging buildings and snapping trees before dissipating near the town.

Satellite images also allowed the agency to confirm a third tornado touched down roughly 25 kilometres north of Otter Lake that day and cut a three-kilometre swath through the forested area.


All three twisters were likely EF-1 tornadoes, Environment Canada said, meaning they had wind speeds between 135 and 175 km/h.

The weather agency previously confirmed that a more powerful EF-3 tornado had torn a path from Ottawa's rural Dunrobin neighbourhood across the Ottawa River into Gatineau and other parts of western Quebec, damaging and destroying hundreds of homes, knocking out power and sending six people to hospital.

An EF-2 tornado also touched down in a number of south Ottawa neighbourhoods that day, causing significant devastation.

Environment Canada said yesterday that an EF-1 tornado also hit the town of Calabogie, Ont., about 100 kilometres west of Ottawa.


 
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CONFIRMED: Two tornadoes, one downburst hit Ottawa region

Saturday, September 22, 2018, 2:12 PM - Severe thunderstorms fired up in eastern Ontario Friday afternoon near Calabogie, and tornado warnings quickly followed as storms began to rotate. 

After performing a Saturday assessment, Environment and Climate Change Canada confirmed two tornadoes hit the area on September 21, as well as one downburst in the Calabogie region.

One of the tornadoes tracked over the Kinburn, Dunrobin and Gatineau areas between approximately 4:40 and 5:20 p.m., destroying numerous buildings, hydro poles and cars.

At least twenty-five people were injured and six sent to the hospital. Sarah Hartwick, a spokeswoman for The Ottawa Hospital, told The Ottawa Citizen two patients are listed in critical condition, one in serious condition, one in stable condition, and one is able to walk.

A preliminary assessment rates the Gatineau-area tornado as a high end EF-3 with wind speeds up to 265 kilometres per hour. Tornadoes of this strength are rare in Canada, especially in September.


Tornade en Outaouais : une "zone de guerre" sans mort
Météo Média

Ottawa, Gatineau et une grande partie de l’Outaouais ont été frappées vendredi par une tornade de type EF3, provoquant de très importants dégâts et faisant une trentaine de blessés, dont six hospitalisés.

Le maire de la capitale canadienne a estimé samedi que certains quartiers de la ville ressemblaient à « une zone de guerre ».

À Dunrobin comme à Gatineau, des dizaines de maisons ont été endommagées, des voitures ont été emportées, des arbres arrachés, plusieurs dizaines de milliers de personnes se trouvaient sans électricité dimanche, à cause des vents à 230 km/h.

Mais malgré le désastre, de nombreux résidents s’entendent pour parler d’un miracle le fait que personne n’y a perdu la vie.

Après avoir été sur les lieux, Environnement Canada a confirmé que la tornade qui s'est déplacé de la ville de Dunrobin à Gatineau (soit 38 km) était une tornade EF-3.

Une seconde tornade aurait également eu lieu dans le sud d'Ottawa, celle-ci serait une EF-2. Les équipes du service météorologique sont toujours sur les lieux.



 La tornade de Gatineau confirmée EF-3 avec des vents de 230 km/h. Les tornades EF-3 au Québec des dernières années ~ Météo Média


 Confirmed: There were 2 Tornadoes. The 2nd, 90 mins after. From a separate severe t-storm cell that touched down & devastated the Merivale hydro transformer station near Arlington Woods thus creating much of the power outage.

 A closer look at our tornado warned cell thats tracking east towards and . Approx arrival time is 15-20 min.
 Tornado Warning continues for the storm over Arnprior and tracking towards pakenham but cell is on the edge of warning zone. Warnings may extend east towards Carp & Kanata ~ Weather Network

 Tornado WARNING for Smiths Falls, Perth, Eastern Lanark County, Renfrew, Arnprior and Calabogie. ~ Weather Network


 Severe thunderstorm warnings have been issued for Ottawa. Dangerous storms continuing to strengthen just west of the city. Time to pay attention to alerts and head indoors. ~ Weather Network

 Dangerous storm on Renfrew and Calabogie now, toward Arnprior. Take cover. ~ Weather Network

 The potential for this storm west of Calabogie to produce a tornado. Watching it very closely ~ Weather Network

 Potentiel de tornade cet après-midi et soir incluant Gatineau, Maniwaki et Mont-Laurier associé au développement de supercellules au passage du front ~ Météo Média