jeudi 23 mars 2017

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samedi 4 mars 2017

Les Comités Pléniers ne Seront pas Enregistrés à Lac-Simon


Les comités pléniers ne seront pas enregistrés à Lac-Simon
Jessy Laflamme
le 3 mars 2017
La Petite Nation

Les séances des comités pléniers ne seront pas enregistrées comme l'avaient demandé les conseillères Odette Hébert et Chantal Crête par l'entremise d'une résolution.

Au moment de présenter leur requête, la conseillère Louise Houle Richard, a soumis une nouvelle proposition dans laquelle elle rappelle que les deux conseillères ont été exclues en octobre 2014 des comités pléniers. Les deux conseillères auraient alors brisé le lien de confiance avec les autres membres du conseil en dévoilant des informations à un journaliste de La Gazette.

«Le motif de transparence évoqué dans la proposition de résolution de ces deux conseillères pour que les réunions de travail, les plénières et rencontres préparatoires soient rendues publics est une façon détournée pour forcer leur réintégration à ces rencontres», a ajouté Mme Houle Richard.

La proposition se poursuit en affirmant que la résolution des deux conseillères survient trois ans après leur exclusion lors d'une année électorale, ce qui aurait un but politique ou serait pour justifier leur injonction contre la municipalité qui sera payée aux frais des contribuables.

Dans la proposition, il est aussi mentionné que d'enregistrer ces séances pourrait faire en sorte de dévoiler des informations confidentielles de façon involontaire et que les séances du conseil municipal permettent déjà de proposer, d'échanger et de débattre des dossiers à l'ordre du jour.

La proposition se conclut en suggérant de garder le statu quo pour les comités pléniers.

Les élus ont donc été appelés à voter pour cette proposition et non la résolution des deux conseillères. Elle a été adoptée de façon majoritaire, ce qui veut dire que la majorité des élus refusent d'enregistrer les comités pléniers et les séances préparatoires du conseil municipal.

Avant de voter, les deux conseillères exclues ont posé quelques questions et soumis des commentaires. «En ce qui a trait aux informations confidentielles, on peut faire des huis clos», a notamment précisé Mme Hébert.

Pour sa part, Mme Crête a indiqué que la séance du conseil municipal n'est pas l'endroit pour débattre. «Il faut savoir qu'on est exclues de toutes les rencontres, de tous les comités. Alors, nous on n'a pas l'occasion de pouvoir débattre. Le rôle d'un conseiller est de pouvoir participer, on est là pour représenter les citoyens et débattre vivement sur des dossiers. On devrait avoir une capacité d'influencer les décisions au sein du conseil», a-t-elle déclaré en soulignant qu'en aucun cas leur résolution fait part de leur réintégration. 

Les deux conseillères ont également mentionné que leur démarche n'a aucun lien avec l'année électorale en cours, mais concerne un souci de transparence. «De plus en plus, il y a cette volonté d'installer une confiance et rétablir la confiance pour éliminer le cynisme face à la politique. La politique municipale est supposée être le plus près de la population,  du citoyen. Pourquoi on ne fait pas comme des villes et des municipalités qui le font au Québec et qui rendent publics les comités pléniers ? Faisons en sorte que nos citoyens soient véritablement au cœur  des décisions municipales», a lancé Mme Crête.

De son côté, le maire de Lac-Simon, Jacques Maillé, considère la transparence comme «la démonstration que nous agissons de façon responsable socialement, économiquement et au niveau de l'environnement.». Il ne voit pas la nécessité que les citoyens sachent qu'un conseiller a une opinion différente des autres, qu'un conseiller ne connaît pas un article du code municipal ou ne se souvient pas d'un article ou d'un règlement ou encore qu'un conseiller n'est pas d'accord avec une opinion d'un fonctionnaire ou a mal interprété un document de travail.

Au sujet de la réintégration des deux femmes au comité, M. Maillé a affirmé attendre l'injonction. «À ce moment-là, il y aura une décision qui sera prise par le tribunal et si le tribunal est en faveur de votre réintégration, ça va nous faire plaisir de vous réintégrer et s'il n'est pas en faveur, on va maintenir notre position.»

Il précise que depuis son élection, les séances du conseil municipal sont enregistrées et diffusées sur le site web de la municipalité. De plus, les ordres du jour sont publiés avant la rencontre. Les procès-verbaux des séances du conseil sont aussi disponibles en ligne. Toutefois, selon Mme Crête, l'ordre du jour n'a pas été diffusé avant les rencontres de février et mars. PLUS >>>


Lac-Simon: les plénières ne seront pas enregistrées
Benoit Sabourin
le 6 mars 2017
Le Droit 

Les réunions de travail préparatoires et les séances du comité plénier de la municipalité de Lac-Simon ne seront pas enregistrées et rendues accessibles au public comme le réclamaient  les conseillères Chantal Crête et Odette Hébert.

Le conseil de Lac-Simon a plutôt voté à la majorité, vendredi soir dernier, pour une proposition présentée par l'élu Louise Houle-Richard qui a demandé le statu quo dans la façon de procéder à l'hôtel de ville.

Chantal Crête et Odette Hébert sont tenues à l'écart de tous les comités municipaux et rencontres plénières de Lac-Simon depuis octobre 2014 à la suite d'un abus de confiance évoqué par le maire Jacques Maillé et les autres échevins. Elles demandaient par voie de résolution que les séances du comité plénier de Lac-Simon soient enregistrées et mises en ligne sur le site Web de la municipalité.

La conseillère Richard-Houle a notamment soutenu devant ses collègues, vendredi, que les élues Crête et Hébert « n'ont jamais rien fait pour requérir leur réintégration aux réunions de travail » depuis trois ans.

Mme Houle-Richard a fait valoir que la tentative des deux conseillères visait « de toute évidence des fins strictement politiques ou à tenter de justifier un recours devant les tribunaux aux frais des contribuables de la municipalité », ajoutant que la démarche s'inscrivait en pleine année électorale.

Mme Crête s'est défendue en affirmant que la résolution mise de l'avant initialement avait pour but de rendre la gestion municipale « plus transparente ».

« De plus en plus, il y a cette volonté d'installer une confiance et rétablir la confiance pour éliminer ce cynisme que nous avons par rapport à la politique. La politique municipale, c'est celle qui est censée être la plus près de la population et du citoyen. [...] Pourquoi est-ce qu'on ne fait pas comme plein d'autres villes ? La Ville de Gatineau le fait, Prévost le fait. Il y a plein de municipalités au Québec qui le font (rendre les comités pléniers publics) », a-t-elle lancé lors de l'assemblée publique.

Chantal Crête et Odette Hébert entendent toujours déposer une injonction devant la Cour supérieure pour forcer leur municipalité et leur maire à les laisser siéger sur les comités. PLUS >>>

jeudi 2 mars 2017

Domaine des Pères de Sainte-Croix: pas de Retour à la Congrégation


Domaine des pères de Sainte-Croix: pas de retour à la congrégation
Benoit Sabourin
le 02 mars 2017
Le Droit

L'ancien Domaine des pères de Sainte-Croix, à Lac-Simon, ne sera pas retourné aux mains de la congrégation religieuse puisque la compagnie à numéro qui a fait l'achat de l'immeuble en mars 2014 a remédié à ses défauts de paiements dans les délais prescrits.

Comme le révélait Le Droit le 13 janvier dernier, la Province canadienne de la Congrégation de Sainte-Croix avait déposé au début décembre une demande introductive d'instance en délaissement forcé aux acquéreurs de 1565, chemin des Pères, en raison de multiples obligations liées au contrat de vente de l'immeuble qui n'avaient pas été comblées.

Les acheteurs avaient entre autres omis de payer les intérêts dus sur le solde de prix de vente de la propriété, soit 44 000 $. Les taxes municipales et scolaires, qui totalisaient en septembre 2016 un montant d'un peu plus de 4800 $, n'avaient toujours pas été payées. Une hypothèque légale de 17 849 $ avait également été publiée durant l'automne contre l'immeuble par Hydro-Québec pour des factures d'électricité impayées.

Or, il semble que tous les comptes ont été réglés ces dernières semaines, confirme le directeur administratif de la Province canadienne de la Congrégation de Sainte-Croix, Robert Bélanger. Les religieux, qui ont été propriétaires du site patrimonial de 1933 à 2014, étaient d'ailleurs en attente d'un jugement du tribunal pour que la vente du site soit annulée. « On nous a payé les intérêts, les frais sur les intérêts, les taxes et certains frais juridiques. L'électricité a été payée. En fait, l'acheteur a remédié à tous les défauts donc tout est revenu à la case départ. Tout semble dans l'ordre selon nos avocats », affirme M. Bélanger.

La compagnie à numéro dont le principal actionnaire est une société de gestion de portefeuilles présidée par Michel Hübler a maintenant jusqu'au 20 mars pour payer le restant de la créance au dossier qui se chiffre à un peu plus de deux millions de dollars. L'immeuble avait été vendu 2,5 millions de dollars il y a trois ans. « Ils investissent de l'argent dans cette propriété. Je ne comprends pas pourquoi ils nous retardent comme ça. On s'attend à ce que toute la créance soit payée le 20 mars », indique M. Bélanger. PLUS >>>


Domaine des Pères : tout est maintenant en ordre
le 3 mars 2017
La Petite Nation

Les nouveaux propriétaires du Domaine des Pères à Lac-Simon ont finalement remboursé les sommes à payer. La Congrégation Sainte-Croix a donc retiré sa plainte au tribunal visant à faire annuler la vente.
 

Il est stipulé dans le contrat de vente que l'acquéreur, soit la compagnie à numéro 9295-2985 au nom de Alexandre Desprès, paye 44 000 $ en intérêts le 20 septembre 2016. Or, la Congrégation n'avait jamais reçu cette somme.

La compagnie à numéro n'avait également pas payé les taxes municipales et les taxes scolaires. Le nouveau propriétaire de ce site devait aussi une somme de 17 000 $ à Hydro-Québec et a omis de maintenir contre l'immeuble les couvertures assurances appropriées.

 Pour toutes ces raisons, la Congrégation avait déposé une demande introductive en délaissement forcé et en résolution de la vente d'un immeuble au tribunal. «Tous les défauts ont été corrigés. Les intérêts ont été payés tout comme les taxes municipales et scolaires. Nous avons aussi les assurances en main et Hydro-Québec a été payée. Selon les avocats, tout semble en ordre», précise le directeur administratif de la Province canadienne de la Congrégation de Sainte-Croix, Robert Bélanger.

Pour les Pères Ste-Croix, il s'agit d'une bonne nouvelle, car ils ne voulaient pas nécessairement reprendre possession de ce domaine.  Le dossier n'est toutefois pas clos, car les nouveaux propriétaires devront maintenant rembourser la somme de 2,2 millions $ le 20 mars prochain pour acquérir officiellement l'endroit.  «On s'attend à être payé en entier étant donné tout l'argent qu'ils ont déjà payé à ce jour», souligne M. Bélanger.

Le Domaine des Pères, qui figure au Répertoire du patrimoine culturel du Québec,  avait été vendu en mars 2014 pour la somme de 2,5 millions $. Une somme de 300 000 $ avait été payée immédiatement.

En mai dernier, le courtier immobilier Luc Poupart agissait en tant que porte-parole des propriétaires de l'endroit pour présenter le projet Manitou qui créerait 50 emplois au Domaine des Pères. Le Manitou, qui consistait à un complexe hôtelier où l'on retrouve 20 chambres conventionnelles ainsi que 80 chambres en cabane, devait ouvrir ses portes en 2017. PLUS >>>

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l’hypothèque légale d’Hydro Québec sur le Domaine N’A PAS encore été radiée (3 mars 2017) (Dans la colonne radiation, il n’y a encore aucun numéro d’inscription relative à une radiation de l’acte d’hypothèque légale).  Tant que ce ne l’est pas, on a pas la certitude que c’est payé!?

Nouvelle hypothèque légale d’HYDRO QUÉBEC contre Desprès pour le Bar Aventure au montant de 12,828.73$  (il n’y a donc plus d’électricité là non plus). 

2 nouveaux prêts contractés le 27 février par Alexandre et Serge Despres, l’un au montant de 288,660.90$   et un autre au montant de 95,751.40$ .

étrange!? c’est comment peuvent-ils avoir contracté de tels prêts en donnant en garanti le Bar Aventure alors que le Bar aventure fait  l’objet d’un préavis de vente sous contrôle de justice pour non-paiement des intérêts de la créance depuis le 11 août 2016.


Un autre fait étrange est le fait que les documents notariés qui figurent au régistre foncier ne sont pas signés ni par le notaire, ni par le créancier ni par l’emprêteur. C’est la première fois que je vois cela!?

Serait-ce avec cet argent venant de ces deux prêts que Desprès et/ou Hubler a pu remédier aux manquements soulevés dans le préavis de résolution de vente ou requête de délaissement forcé du Domaine des Pères et ainsi acquitté les dettes suivantes :

-        défaut de paiement des intérêts trimestriels sur l’hypothèque à la Congrégation (44,000.00$ + intérêts ),
-        défaut de paiement des taxes municipales (3,403.75$ + intérêts) et scolaires  (1,465.81$ + intérêts) de septembre 2016,
-        défaut de paiement d’Hydro Québec ( hypothèque légale de 17,849.35$ sur le domaine)
-        défaut d’avoir assuré (couverture d’assurance) à proprement parlé le Domaine et les bâtiments. 
-        défaut d’entretien des bâtiments en bonne condition
-        frais d’avocats (les leurs et ceux de la Congrégation)


Alors, qui sont donc ces nouveaux prêteurs!?
- Gilbert Cotnoir du 504 boul. des prairies à Laval, app. 303
- Comptoir Canadien du Cuir (NEQ 1149627201), du 504 boul. des prairies BUREAU 303 … cette fois

Au registre des entreprises du Québec,  le Comptoir Canadien du cuir immatriculé 1149627201 a comme adresse d’entreprise le 257 Principale à St-Sauveur mais comme adresse de domicile 504 boul. des prairies BUREAU 303 avec comme unique actionnaire et administrateur, Gilbert Cotnoir.


mercredi 1 mars 2017

La carpe asiatique est arrivée au Québec


Carpes asiatiques – Présence de la carpe de roseau confirmée dans le fleuve Saint-Laurent

Québec, le 28 février 2017 – Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs confirme la présence, dans le fleuve Saint-Laurent, de la carpe de roseau, l’une des quatre espèces de carpes asiatiques.
C’est par le biais d’analyses d’ADN environnemental que le Ministère peut désormais confirmer la présence de carpes de roseau dans le fleuve Saint-Laurent et certains de ses tributaires. L’étude a été menée conjointement avec le laboratoire de génétique du Dr Louis Bernatchez de l’Université Laval.
Les carpes asiatiques génèrent des impacts majeurs sur les milieux qu’elles colonisent. Le Ministère est très préoccupé par leur présence dans les eaux québécoises et il continuera d’agir sur plusieurs fronts afin de limiter leur propagation, en ciblant des actions prioritaires.

Afin d’agir sur des vecteurs de propagation de pathogènes et d’espèces aquatiques envahissantes, le Ministère entend poursuivre l’implantation de saines pratiques de nettoyage des embarcations et de gestion de l’eau des viviers. Une attention particulière sera également portée à la gestion des barrages et des passes migratoires afin de limiter la propagation de carpes asiatiques du fleuve Saint-Laurent vers les eaux intérieures.

De plus, le Ministère annonce la mise en place de mesures limitant l’utilisation des poissons appâts au Québec. Cette décision s’appuie sur le fait que le commerce de poissons appâts et leur utilisation pour la pêche sportive sont reconnus comme des vecteurs d’introduction et de propagation de pathogènes et d’espèces aquatiques envahissantes, dont les carpes asiatiques.

Nouvelle réglementation concernant les poissons appâts dès le 1er avril 2017

À compter du 1er avril 2017, il sera donc interdit d’utiliser des poissons appâts vivants en période hivernale partout au Québec. Par ailleurs, afin de réduire les risques de propagation d’espèces indésirables, le Ministère rappelle que les modalités annoncées en 2012, concernant l’interdiction d’utiliser des poissons appâts morts en période estivale sera également effective tel que prévu à compter du 1er avril 2017.

Ainsi, seule l’utilisation de poissons appâts morts pour la pêche hivernale demeurera permise, et ce, dans les zones de pêche où la pratique de cette activité était déjà autorisée.
Rappelons que la pêche sportive au Québec génère 8 655 emplois et des dépenses annuelles de l’ordre de 1,06 G$. Il importe donc de prendre les mesures requises pour préserver cette activité et ses retombées socioéconomiques.

Pour en savoir plus sur les carpes asiatiques, veuillez consulter le site web du Ministère à l’adresse suivante : http://carpesasiatiques.gouv.qc.ca.

La carpe asiatique est arrivée au Québec 
L’espèce envahissante a été détectée à 16 endroits
Alexandre Shields
le 28 février 2017
Le Devoir


Ce qu’on redoutait qu’il se produise d’ici quelques années est déjà confirmé : la carpe asiatique, une espèce envahissante qui a fait des ravages dans les cours d’eau américains, est bien présente dans le fleuve Saint-Laurent et des rivières du Québec. L’invasion appréhendée des cours d’eau de la province pourrait avoir des conséquences environnementales et économiques majeures.

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a donc confirmé mardi matin la présence, dans le fleuve Saint-Laurent, de la carpe de roseau, l’une des quatre espèces de carpes asiatiques.

Selon les données présentées par le Dr Louis Bernatchez, de l’Université Laval, l’analyse d’ADN environnemental a permis de détecter la présence de cette espèce particulièrement vorace à pas moins de 16 endroits sur le fleuve Saint-Laurent.

À titre de comparaison, avant la publication de ces données, le MFFP avait seulement confirmé, au printemps 2016, la présence d’une carpe asiatique dans le fleuve, dans le secteur de Contrecœur. Il s’agissait d’un poisson de près de 60 livres.

Fleuve et rivières

Mardi, le ministère a confirmé que la présence de la carpe asiatique a été détectée dans le lac Saint-François, dans le secteur de Montréal, mais aussi en aval, de Repentigny jusqu’à la tête du lac Saint-Pierre. La carpe a aussi été détectée dans la partie aval de la rivière Richelieu et de la rivière Saint-François.

Selon ce qu’a expliqué M. Bernatchez, la superficie du territoire où les scientifiques ont détecté la présence de la carpe asiatique est déjà importante. Qui plus est, le fleuve Saint-Laurent constituerait un milieu « propice » pour l’espèce, qui pourrait très bien s’y reproduire. Elle pourrait également remonter plusieurs rivières qui se jettent dans le Saint-Laurent.

Le professeur Bernatchez a également fait valoir que la carpe asiatique risque d’avoir des impacts majeurs pour les espèces qui vivent déjà dans le Saint-Laurent et les rivières. La carpe de roseau cause en effet des ravages dans les herbiers, des milieux essentiels pour la reproduction d’espèces comme la perchaude et le brochet, par exemple.

La carpe de roseau est d’ailleurs un poisson particulièrement vorace, qui peut manger l’équivalent du tiers de son poids chaque jour. Prédateur indélogeable, une telle bête peut mesurer plus d’un mètre, dépasser les 45 livres et vivre plus de 20 ans.

  Pertes économiques

Selon le MFFP, « les carpes asiatiques peuvent engendrer des milliards de dollars de pertes » en raison de leurs impacts sur les milieux qu’elles colonisent. Les conséquences pourraient notamment être importantes pour la pêche sportive.

L’expérience américaine en dit long sur les conséquences de la prolifération de ces poissons. Les carpes asiatiques ont été introduites dans les années 1970 dans les exploitations piscicoles du sud des États-Unis. Mais ces poissons se sont retrouvés accidentellement dans le bassin du Mississippi à la suite d’inondations.

Les carpes ont alors réussi à remonter le mythique fleuve et à envahir les cours d’eau rattachés à celui-ci sur une distance de plus de 1500 kilomètres. Tout cela en moins de 20 ans.

Leur capacité d’adaptation a d’ailleurs été phénoménale. Dans la rivière Illinois, à quelques dizaines de kilomètres des Grands Lacs, les carpes représentent à certains endroits plus de 90 % de la biomasse animale du cours d’eau. Les poissons qui se trouvent désormais en eaux canadiennes pourraient très bien être originaires des États-Unis. PLUS >>>


La menaçante carpe asiatique est arrivée dans le fleuve Saint-Laurent
le 28 février 2017
Radio Canada

Du propre aveu du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs (MFFP), c'était une nouvelle redoutée : la carpe asiatique, un poisson ravageur qui bouleverse les écosystèmes dans lesquels il s'installe, est bel et bien arrivée dans le fleuve Saint-Laurent.

« Le ministère confirme la présence dans le fleuve du Saint-Laurent, ainsi que dans certains de ses tributaires, de la carpe de roseau », a laissé tomber la sous-ministre associée à la faune et aux parcs, Julie Grignon.

La carpe de roseau est l'une des quatre espèces de carpe asiatique. Un spécimen a notamment été capturé à la hauteur de Contrecoeur, en Montérégie.

Le MFFP confirme qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé. Sur 110 sites testés en 2015-2016, des carpes de roseau ont été répertoriées à 16 endroits entre le lac Saint-François et le lac Saint-Pierre. Ces signaux positifs ont été détectés deux années d’affilée.

Si seule la carpe de roseau a été détectée jusqu'à maintenant dans le fleuve, l'entrée d'autres types de carpes asiatiques n'est pas impossible. La carpe argentée et la carpe à grosse tête sont quant à elles à l'entrée du lac Michigan; une barrière leur bloque l'accès pour l'instant.

Des milliards de dollars de pertes possibles

Québec n’est pas en mesure d’évaluer avec exactitude la taille de la population de carpes de roseau dans le fleuve, mais sa simple présence est une très mauvaise nouvelle; elle aime les milieux fluviaux tempérés, comme celui du Saint-Laurent.

Sa propagation pourrait avoir des impacts économiques de plusieurs milliards de dollars en raison de ses effets sur la pêche commerciale et la pêche sportive, notamment. Elle pourrait aussi entraîner des problèmes sanitaires.

Le MFFP compte donc agir sur plusieurs fronts pour limiter la progression de la carpe du roseau. Dès le 1er avril, il sera interdit de pêcher avec des poissons-appâts vivants, au Québec. C’était déjà le cas en été, mais le ministère ajoute cette interdiction en hiver.

Seule l'utilisation de poissons-appâts morts, dans les zones où cela était déjà autorisé en hiver, sera tolérée. Des recommandations seront bientôt faites concernant les barrages et les passes migratoires : le MFFP veut couper le plus possible l'accès des carpes aux eaux intérieures.

Le MFFP annonce également qu'il poursuivra ses efforts pour implanter de saines pratiques de nettoyage des embarcations avec les plaisanciers. PLUS >>>

Des carpes asiatiques dans le Saint-Laurent
Audrey Ruel-Manseau 
le 28 février 2017
La Presse

La présence de la carpe asiatique dans les cours d'eau du Québec a été confirmée, mardi, par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP). La carpe de roseaux a été détectée dans le fleuve Saint-Laurent, mais aussi à l'embouchure de la rivière Richelieu et de la rivière Saint-François.
«On a analysé la présence de l'espèce à partir de l'ADN dans l'environnement sans avoir à capturer l'espèce ciblée», a expliqué Louis Bernatchez, professeur au département de biologie Université Laval et directeur de la chaire de recherche du Canada en génomique et conservation des ressources aquatiques.

Une étude a été menée entre 2015 et 2017 pour confirmer la présence de l'espèce exotique envahissante dans nos cours d'eau. Les chercheurs ont procédé à des analyses d'ADN environnementales. Sur 110 échantillons prélevés dans le fleuve Saint-Laurent, du lac St-Francois jusqu'au Lac St-Pierre, 16 sites ont été identifiés positivement.

«La présence de la carpe de roseau dans le Saint-Laurent et certains de ses tributaires a été rigoureusement et scientifiquement confirmée; plusieurs éléments d'information permettent d'exclure toute autre possibilité», a affirmé hors de tout doute M. Bernatchez.

Physiquement, une seule carpe de roseaux a été capturée au Québec, à Contrecoeur, à l'été 2016. Pour l'instant, il est impossible de savoir combien de ces poissons indésirables se trouvent dans nos cours d'eau, les méthodes de recherches ne permettant que de détecter l'ADN.

«On détecte vraiment des traces. Ça peut se compter en molécule, donc un seul petit individu peut rendre les résultats positifs», a expliqué le professeur Bernatchez.

La carpe asiatique a été introduite en pisciculture dans le sud des États-Unis. Après d'importantes inondations, elle s'est retrouvée en milieu naturel, notamment dans la rivière Mississippi. Elle a descendu le cours d'eau jusqu'à Chicago, où elle a proliféré jusque dans les Grands Lacs.

«Je pense que c'était une question de temps avant que ça déboule dans le Saint-Laurent, au même titre que la moule zébrée et toutes ces autres espèces exotiques envahissantes», s'explique M. Bernatchez.

Fini les appâts vivants pour la pêche

La présence de la carpe asiatique dans nos cours d'eau représente une menace environnementale et économique. Ainsi, le MFFP travaille à limiter son introduction et sa propagation, notamment avec une meilleure gestion des mesures préventives telles que le nettoyage des embarcations, la gestion des barrages et des passes migratoires.

Également, l'utilisation d'appâts de poissons vivants lors de la pêche hivernale sera interdite à compter de la prochaine saison. Les pêcheurs sportifs du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Outaouais étaient les seuls à être encore autorisés à utiliser ce genre d'appâts. Afin de limiter les risques de propagation de carpe asiatique, cette pratique sera dorénavant interdite partout en province, à tout moment de l'année. PLUS >>>


Quebec government concerned by presence of Asian carp in St. Lawrence River 
Wildlife Ministry ‘very worried’ about harmful fish, which destroys ecosystems where it lives
February 28, 2017
CBC

Quebec's Wildlife Ministry says it is "very worried" about the presence of Asian carp, a harmful species of fish, in some Quebec waterways.

The Ministry of Forests, Wildlife and Parks confirms that the fish, which is destructive to the ecosystems in which it settles, has arrived in the St. Lawrence River.

Julie Grignon, who speaks for the ministry, told Radio-Canada that the grass carp has been found in the St. Lawrence and its nearby waterways. One was caught near Contrecoeur, Que., on the South Shore.

The grass carp is one of four types of Asian carp.

Accidentally released into the Mississippi River 30 years ago, the Asian carp have been heading north ever since. It is a species that is extraordinarily adaptable: aside from being a very good swimmer and avoiding nets, it out-eats other species and tilts the food chain in its favour, making it difficult for native species to survive.

"Asian carps cause major impacts on all the environments they settle in. The ministry is very worried about their presence in Quebec waters," Grignon said.

According to the ministry, out of the 110 sites tested in 2015-2016, grass carps were found in at least 16 spots — for two years in a row.

While it seems only the grass carp is present for now, that doesn't mean other types of Asian carp can't invade Quebec's waters, experts warn.

Both the silver carp and the bighead carp are in Lake Michigan. For the time being, a barrier blocks their access.

Fishing Industry at risk 

The aquatic invasion of Asian carp in Quebec could cause a loss worth millions of dollars to the economy. It could affect commercial and recreational fishing, the government warns.

As a result, the ministry is taking action. As of April 1, it will be prohibited to fish using live bait fish in the province. This is already the case in summer, but the ban would be extended into the other seasons as well. In other jurisdictions, anglers have used invasive species - sometimes inadvertently - as live bait.

The ministry also plans to make recommendations on how to limit the carp's access to the province's inland waters. MORE >>>


 Invasive Asian Carp found throughout St. Lawrence river
February 28, 2017
CTV

Quebec officials have confirmed that Asian Carp have arrived in the St. Lawrence River.

At least four types of the invasive species of fish have been gradually making their way up the Mississippi river and through the Great Lakes for several years.

Last summer a 29 kg Asian Carp was caught in the Lanaudiere, and DNA tests have confirmed that other members of the species were found at 16 spots, from southwestern Quebec to Lake St. Pierre near Trois Rivieres.

The fish were also found in multiple streams and rivers that feed the St. Lawrence.

Asian Carp, especially the Grass Carp, are an invasive species that can drastically alter local habitat by eating up to 20 percent of their weight in vegetation and plankton each day.

That starves native fish, and has already led to native fish dying off and being replaced in the Mississippi river.

Quebec's Ministry of Forests, Wildlife and Parks is spending $1.7 million over three years to attempt to stop the fish, including by putting up nets and educating fishermen. MORE >>>


Asian carp have invaded the St. Lawrence River
February 28, 2017
Montreal Gazette

The fierce presence of Asian carp in the St. Lawrence River has been confirmed.

Reed carp, one of four Asian carp species, has been found at 16 sites in St. Pierre near Trois-Rivières, and in some of the tributaries of the river. The Quebec Ministry of Forests, Wildlife and Parks used DNA analysis to identify the fish.

Asian carps have a major effect on the environments they colonize. Reed carp — which can reach 1.25 metres in length and weigh more than 50 kg — eat a lot, and can tolerate temperature changes and low oxygen concentrations.

Officials will do what they can to limit the propagation of reed carp, including the proper management of dams and migratory passes to limit the spread.

The province will establish measures limiting the use of bait fish can introduce and spread pathogens and invasive aquatic species, including Asian carps. MORE >>>