mardi 23 octobre 2012

Des Lacs de la Région en Danger

We do not inherit the earth from our ancestors, we borrow it from our children.
~ Native American Proverb

Question 1: Why does the Municipalité de Lac-Simon not have a complete & thorough testing (examples: Nitrite, Oxygen, PH, Phosphates, Temperature & Turbidity) of Lac-Simon every yr!?
Question 2: Why does the Municipalité de Lac-Simon not have a Comité Consultatif d’environement (CCE)!?
Question 3: Why does the MRC Papineau, with the OBV & MDDEFP, not have a complete testing of all its lakes every yr?

c’est que la municipalité doit se doter d’un Comité Consultatif d’environement (CCE). Ce n’est pas normal qu’on ait pas de CCE à Lac-Simon. Une fois mis sur pied, le CCE pourrait travailler pour développer:
1) un plan d’encadrement de décisions dans une perspective de développement durable;
2) un plan de gestion des milieux humides et des zones sensibles (secteurs à fortes pentes; les habitats fauniques, les boisés désignés ou forêt ancestrales) Pensons à l’île du Canard Blanc, au lac des étoiles avec sa colonie de tortues serpentines etc);
3) un plan de protection du corridor riverain;
4) un plan de gestion des eaux de ruissellement, d’imperméabilisation des sols et contrôle de l’érosion;
5) un plan de gestion pour mieux encadrer les travaux publics de voirie (aménagement des rues et des fossés -technique du tiers inférieur, bains de rétentions, ponceaux, barrage de castors, pratiques de déneigement etc);
6) un plan de gestion de la biodiversité sur le territoire (serait important de réaliser une étude de caractérisation de la faune et flore, identifier les espèces vulnérables, menacées en vue de mieux les protéger, etc).

Une lesson pour le MRC Papineau & ces municipalitiés!?
"un changement de mentalité est à l'ordre "
Des lacs de la région en danger
Mathieu Belanger
le 23 octobre 2012
Le Droit

À cause d'une trop grande activité humaine, le tiers des lacs de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau vieillissent plus rapidement que prévu, si bien que certains d'entre eux pourraient mourir d'ici un demi-siècle. Un changement de mentalité est à l'ordre du jour.

Il s'agit là d'un des nombreux constats alarmants contenus dans l'étude de caractérisation des lacs de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, dont LeDroit a obtenu copie.

L'eutrophisation est un processus naturel qui s'échelonne habituellement sur 25000 ans et par lequel un lac se remplit de végétation, devient un marais et, finalement, s'assèche. Le phénomène est causé par un apport de nutriments dans l'eau qui favorise l'apparition de plantes aquatiques. Le phosphore est un de ces nutriments.

L'étude commandée par la MRC révèle par ailleurs que plus de la moitié des lacs analysés présentent une vulnérabilité «forte» ou «très forte» au phosphore.

«Normalement, l'eutrophisation, nous ne devrions plus être en vie pour voir ça», signale le directeur général de la MRC, André Beauchemin. «Mais à la vitesse qu'on va, le pied au fond sur l'accélérateur, c'est quelque chose qui pourrait survenir aussi rapidement que dans les 50 prochaines années.»

Cette situation a poussé la MRC à approfondir ses recherches afin d'en connaître plus sur la santé réelle de ses lacs. Cela a mené de nombreux scientifiques à évaluer 1287 lacs et leurs bassins versants sur la MRC.

Économie et écologie

Les résultats de ces recherches forcent la réflexion et l'action, soutient M. Beauchemin. C'est une question de protection de l'environnement, mais aussi de survie économique pour cette partie de l'Outaouais.

«L'industrie forestière a longtemps été le moteur économique de notre région, mais ce n'est plus le cas avec ses quelque 10% d'emplois directs, explique le directeur général de la MRC. Aujourd'hui, c'est le secteur des services qui nous fait vivre. Et le moteur principal, c'est la villégiature. Tout ça est donc intimement lié à la qualité de nos plans d'eau. Nous sommes vulnérables. Si jamais il fallait que nos plans d'eau perdent leur qualité récréative et environnementale, ça se répercuterait directement sur le marché de la villégiature, sur la valeur des propriétés riveraines et en bout de ligne sur notre économie.»

1 commentaire:

Chantal Crête a dit...

Ouf, ce n'est pas très encourageant! Ça vient justifier la nécessité de faire faire des analyses plus détaillées et plus fréquentes des eaux du lac Simon et des cours d'eau du Bassin Versant mais aussi et surtout, ça vient valider l'importance de réviser les règles d'occupation du territoire, de lotissement, de gestion des eaux de ruissellement, de gestion des milieux humides, de planification et de réalisation des travaux publics de voirie pour minimiser le ruissellement des sédiments de même que permettre d'appliquer avec encore plus de vigueur les règlements sur les fosses septiques et la renaturalisation des berges.