Les Simonets contre la fusion ne sont pas plus rassurésLe lundi 13 août 2007
Le DroitL'impact sur leur compte de taxes foncières demeure la principale inquiétude des résidents de la municipalité de Lac-Simon qui s'opposent au projet de regroupement avec Chénéville.
Quelque 150 citoyens ont assisté, hier, à la dernière assemblée publique organisée par la municipalité de Lac-Simon en vue du référendum qu'elle tiendra le 2 septembre sur le projet de fusion qui verrait le jour le 1er janvier 2008.
Avec une richesse foncière de 187,8 millions $, le taux de taxes générales à Lac-Simon est présentement d'à peine 0,76 $ du 100 $ d'évaluation, comparativement à une richesse de 32,7 millions $ et un taux de taxes générales de 1,25 $ du 100 $ d'évaluation, du côté de Chénéville.
Le projet de demande commune de regroupement, adopté unanimement par les deux conseils municipaux, prévoit qu'à partir du premier exercice financier de la nouvelle municipalité de Lac-Simon-Chénéville, un crédit de taxes sera accordé pour cinq ans à l'ensemble des immeubles imposables situé sur le territoire de Lac-Simon. Ce crédit sera de 0,50 $ du 100 $ d'évaluation pour la première année, et décroîtra de 0,10 $ du 100 $ par an, par la suite.
Avec le regroupement, l'étude réalisée par le ministère des Affaires municipales et des Régions démontre qu'en tenant compte du crédit de 0,50 $, le taux de taxes foncières générales à Lac-Simon serait de 0,68 $ du 100 $ d'évaluation pour l'an 1 de la fusion. À Chénéville, le taux baisserait à 1,18 $.
À ces taux s'ajoutera évidemment les taxes pour éponger la dette - qui demeure propre à chacune des municipalités - et la tarification pour les loisirs et la disposition des ordures.
Pour un immeuble évalué à 120 000 $, la facture de taxes d'un contribuable de Lac-Simon après de regroupement totalisera 941,81 $, comparativement à 982,90 $ avant la fusion, une baisse de 41,09 $ pour la première année du regroupement.
Après la première annéeMalgré tout, l'
Association des propriétaires du lac Simon (APLS) maintient qu'avec la fusion, les Simonets subiront une majoration substantielle de leur compte de taxes dans les années futures.
"Les mesures d'atténuation pour compenser une forte hausse de taxes ne sont que temporaires. Après cinq ans, les résidents de Lac-Simon et même ceux de Chénéville verront leurs taxes augmenter", affirme
Lyse Leduc,
présidente de l'APLS.
De son côté, le
maire de Lac-Simon,
Serge Thivierge, précise que même si la fusion est rejetée, les Simonets doivent s'attendre à ce que leur compte de taxes foncières grimpe dans les prochaines années pour répondre aux responsabilités dont fait face sa municipalité.
"Nous manquons de personnel pour répondre aux besoins, notamment en environnement. Nous avons besoin d'un deuxième inspecteur. La fusion avec Chénéville va nous permettra de rationaliser les d'effectifs", conclut le maire de Lac-Simon.