mercredi 3 mai 2017

Inondations mai 2017 : Lac Simon et la Petite-Nation

 Inondations mai 2017
Lac Simon et la Petite-Nation 
Prévisions lundi 1 mai
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Prévisions mardi 2 mai
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lundi 1 mai 20h 30
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pluie dimanche - lundi 1 mai
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 Prévisions Jeudi 4 mai
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Prévisions Jeudi 4 mai
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 Prévisions Jeudi 4 mai
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Prévisions Jeudi 4 mai
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 jeudi le 4 mai 2017
plage Singer / Sepaq / Duhamel

 jeudi le 4 mai 2017
plage Singer / Sepaq / Duhamel

jeudi le 4 mai 2017
plage Singer / Sepaq / Duhamel

Glissement de terrain 
Urgence Québec‏

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Les niveaux d'eau des lacs Simon et Barriere sont plutôt stable samedi le 6 mai!

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La Petite Nation 
 Fasset

 Fasset


 Montebello

 Montebello

 Montebello

 Papineauville

 Papineauville

 Papineauville

 Papineauville

 Papineauville

 Papineauville

 Plaisance

 Thurso

Thurso
Plusieurs municipalités inondées dans la Petite-Nation
Louis-Charles Poulin
le 8 mai 2017
La Petite Nation

Depuis plus d’une semaine, plusieurs municipalités de la Petite-Nation sont inondées en raison de la crue printanière. Certains citoyens évacuent leur résidence et d’autres s’entraident et travaillent d’arrache-pied pour protéger leur maison afin d’y rester.

Bénévoles, pompiers et employés municipaux sont mobilisés à Papineauville, alors que plus de 70 résidences principales et secondaires, situées sur le chemin Servant et les rues Colle et Major, sont gravement touchées. Lundi, le maire de la municipalité Christian Beauchamp affirmait que 38 résidents avaient quitté leur maison et avaient été relocalisés chez des proches. «On circule constamment pour s’assurer de la sécurité des gens», indique-t-il en précisant qu’un centre de coordination a été mis en place pour gérer la situation et que plus de 15 000 sacs de sable avaient été remplis au cours du week-end.  «Les travaux publics surveillent nos trois stations de pompage 24h sur 24. On a des pompes de surplus pour stabiliser le niveau d’eau, notamment, à notre station principale qui est la station de pompage Major», explique M. Beauchamp pour faire l’état de la situation lorsqu’interrogé.

En début de semaine, le niveau d’eau s’était stabilisé et le maire s’attend à ce qu’il baisse au cours de la semaine. «On évalue la situation de jour en jour et on reste en constante communication. La priorité pour les prochaines semaines est vraiment d’aider les gens touchés et les sinistrés. L’eau va certainement demeurer encore plusieurs jours», croit M. Beauchamp. «Nos premières pensées vont avec les sinistrés, puisque c’est très difficile physiquement et surtout mentalement pour eux. Il y en a qui se sont battus depuis le 18 avril pour sauver leur maison et ont dû prendre la décision difficile d’abandonner et de quitter. On va continuer à soutenir ces gens-là jusqu’à la fin. Je veux remercier les bénévoles, notre personnel et les commerçants qui ont offert de l’aide, car c’est grandement apprécié. Il va avoir un gros nettoyage à faire quand l’eau va partir et j’espère que la communauté va continuer à se serrer les coudes pour aider les sinistrés», souligne-t-il. 

«On a probablement battu les inondations de 1974», estime M. Beauchamp qui n’a jamais vu de telles inondations dans sa municipalité. Il assure qu’il gardera les citoyens informés au sujet des dédommagements dont ils pourraient bénéficier.  

Lorsqu’interrogée lundi, la mairesse de Plaisance et préfète de la MRC de Papineau, Paulette Lalande, a mentionné que le niveau d’eau demeurait stable et qu’aucune maison n’était inondée dans sa municipalité. Cependant, sur la quarantaine de résidences isolées en raison du débordement d’eau important sur le chemin de la Grande-Presqu’île, une dizaine de familles ont tout de même décidé de quitter les lieux. «Il y a un agriculteur où les Presqu’île qui va avoir besoin de manger pour ses animaux éventuellement. On va peut-être faire appel à l’armée avec une barge pour aller l’alimenter si nécessaire. On va trouver une solution rapidement», a fait savoir Mme Lalande lundi. «C’est certain qu’il y aura des pertes au niveau de son lait. On fait tout ce qui est en notre pouvoir pour essayer de lui trouver des subventions pour qu’il passe à travers cette épreuve-là», assure celle qui remercie les employés du Ministère des Transports qui ont rehaussé le chemin qui part de la 148 vers les Presqu’île au cours de la fin de semaine.

«Ça fait 22 ans que je suis en politique et je n’ai jamais vu ça à Plaisance. Je sais qu’il y a déjà eu des inondations en 1974, mais je suis certaine que ça n’avait pas l’ampleur que ça a présentement», affirme Mme Lalande qui ajoute que l’aide des personnes mobilisées est très appréciée. «La municipalité va tout faire pour qu’on puisse passer à travers cette épreuve-là dignement.»

D'autres municipalités touchées

 À Montebello, le site de la marina où a lieu le Rockfest est complètement submergé et quelques résidences sur la rue Dollard sont également touchées. «L’eau n’est pas encore rendue dans les maisons, mais c’est proche», a précisé le maire, Luc Ménard, lundi. «Ça va probablement retarder les opérations à la marina», remarque celui qui espère que l’eau descendra rapidement. La municipalité a informé ses résidents qu’ils doivent minimiser l’utilisation des égouts sanitaires et leur consommation d’eau potable, puisque les pompes de traitement d’eau usée ont dû être arrêtées lundi.

Comme bien d’autres municipalités, Fassett est, elle aussi, affectée par les inondations qui touchent une bonne partie du Québec actuellement.  «On a eu une évacuation. On a une quinzaine de chalets sur le bord de la rivière qui sont inondés», constate la mairesse de Fassett, Françoise Giroux. «On a fourni des sacs de sable et je suis allée voir avec des employés si tout le monde était correct», «On ne sait pas pour combien de temps ça va continuer encore et on espère que ça va arrêter bientôt. Si l’eau continue à monter, il devra y avoir d’autres évacuations», déplore Mme Giroux.

À Thurso, «Tout est sous contrôle. Il y a des digues qui protègent la dizaine de résidences à risque et il n’y a eu aucune évacuation», selon le maire, Benoît Lauzon, lorsqu’interrogé lundi. «Nos équipes sont présentes sur le terrain en permanence et on est en plein contrôle de la situation», ajoute M. Lauzon qui a rempli plusieurs sacs de sable avec l’aide de bénévoles durant le week-end.

À Saint-André-Avellin, la municipalité est en mode surveillance indique la mairesse Thérèse Whissell. «La Rivière des Outaouais et les barrages n’ont aucune incidence chez nous, donc tout est beau à Saint-André-Avellin. Il y a encore un peu d’eau, mais la rue Principale est rouverte. Certaines personnes qui avaient été évacuées sont retournées à la maison. On demeure quand même en mode surveillance», résume Mme Whissell. PLUS >>>


Inondations dans la région en bref
Benoit Sabourin
le 2 mai 2017
Le Droit

Les inondations dans la région en quelques mots...

Saint-André-Avellin encore submergé

Une semaine jour pour jour après avoir levé l'état d'urgence, voilà que Saint-André-Avellin se retrouve à nouveau partiellement submergé par le débordement de la rivière Petite-Nation dont le niveau de l'eau a dépassé le seuil critique de sept pieds durant la nuit de lundi à mardi.

Les fortes précipitations qui sont tombées sur la région lundi ont provoqué un rehaussement du niveau de l'eau de la rivière qui se chiffrait à 7,5 pieds, mardi après-midi. C'est donc dire que celui-ci avait grimpé d'un pied en près 24 heures au sein du petit village de la Petite-Nation.

« Aux alentours de minuit lundi, c'était problématique. L'eau a monté d'une façon épouvantable en l'espace de quatre heures. On voyait presque la rivière monter à l'oeil nu. On a dû remettre les pompes sur la rue Principale et un peu partout », affirme la mairesse de Saint-André-Avellin, Thérèse Whissell.

Pour l'instant, les autorités avellinoises demeurent en mode surveillance. La rue Principale se retrouve à nouveau ouverte sur une seule voie. Les rues Calvé et du Ruisseau de même que des tronçons des rues St-Jacques, Lanthier et Nault, se retrouvent fermées comme c'était le cas la semaine dernière. Certains sinistrés qui avaient réussi à réintégrer leur domicile ces derniers jours ont dû repartir se loger ailleurs.

Le comité des mesures d'urgence de Saint-André-Avellin doit par ailleurs se rencontrer vendredi puisque d'importantes quantités de pluie sont attendues au courant de la prochaine fin de semaine.

« On espère que la rivière va baisser ces prochains jours, mais on nous annonce des grosses pluies et des cellules orageuses vendredi. On s'attend à recevoir un gros coup d'eau », s'inquiète Mme Whissell.

La municipalité demande aux résidents affectés par les inondations de ne pas rompre les digues déjà aménagées. Les gens sont également invités à conserver leurs sacs de sable jusqu'à la semaine prochaine.

Arrêt du traversier Thurso-Rockland

Par ailleurs, le traversier Ecolos, reliant Rockland et Thurso, est de nouveau en arrêt d'opérations depuis lundi midi. L'entreprise avait remis le service en marche vendredi à la suite d'une interruption de plusieurs jours causée également par les inondations.

Le propriétaire, Gilles Laframboise, soutient n'avoir jamais vécu pareille situation depuis l'ouverture de l'entreprise en 2008. Le chemin Onésime Guibord menant au traversier à Clarence-Rockland est complètement submergé ce qui empêche les automobilistes d'atteindre le bateau. « C'est vraiment Dame nature qui va décider quand on va rouvrir parce que ça va dépendre du niveau de l'eau », a indiqué M. Laframboise.

Ce sont des centaines de voitures qui empruntent quotidiennement le traversier lorsque celui-ci est en fonction. Pour l'instant, les opérations sont en arrêt pour une durée indéterminée.

La pluie force d'autres fermetures à Clarence-Rockland

Les pluies abondantes des derniers jours forcent à nouveau la fermeture du chemin Voisine dans la Cité de Clarence-Rockland. Cela s'ajoute à la fermeture du chemin Johnston (de Russell jusqu'à Ettyville), du chemin Boileau (sur 1,5 km au sud du chemin Russell jusqu'à Ettyville) et du chemin Ettyville (de Johnston à Boileau).

Des sacs et du sable sont disponibles au 700, rue Industrielle à Rockland. Les employés du service des travaux publics continuent de patrouiller les secteur à risque. La municipalité invite les citoyens à demeurer vigilants.

Pontiac : « beaucoup de fatigue »

Les résidents de la municipalité de Pontiac ne sont pas à bout de leur peine, selon le directeur de la Sécurité civile pour l'Outaouais, Gaétan Lessard, puisque les inondations risquent d'être pires que la dernière fois.

Le niveau de l'eau de la rivière des Outaouais continuera de gonfler au cours des prochains jours, alors que 30 à 55 mm de pluie supplémentaires sont prévus d'ici à vendredi. « C'est la même quantité de pluie qu'on a eu lundi, mais étalée sur trois jours », explique M. Lessard. « Et même si les rivières vont avoir un peu plus le temps de prendre les précipitations, le niveau de l'eau n'aura quand même pas eu le temps de baisser », poursuit-il.

La municipalité continue de se mobiliser, mais « beaucoup de fatigue et de déception se font sentir » dans la communauté, selon M. Lessard.

Évacuations et fermetures d'écoles à Maniwaki

En Haute-Gatineau, des responsables du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) ont fait mardi la tournée des sites où ont été transférés la veille les 66 résidents Foyer Père-Guinard. «Ils vont dans chaque point d'accueil pour s'assurer qu'ils ont tout le matériel nécessaire pour fonctionner et pour voir comment les gens sont installés, a indiqué la porte-parole du CISSSO, Geneviève Côté. Les choses se passent bien et dans les circonstances, les gens sont quand même bien installés. On sait que ça va durer quelques jours, donc on essaye de donner aux résidents le quotidien le plus normal possible. Pour les gens qui sont accueillis par leur famille, ceux qui ont besoin de soutien à domicile en ont, et sinon, il y a un contact quotidien pour s'assurer que tout se passe bien.» La Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l'Outaouais, à Maniwaki, a suspendu les cours à la Cité étudiante de la Haute-Gatineau et à l'école Woodland pour la journée de mercredi, par mesure de prévention.

Les autres établissements de la Commission scolaire seront ouverts comme à l'habitude. La députée de Gatineau et ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, a pour sa part fait savoir qu'elle modifiera sans doute son agenda de vendredi afin de se rendre à Gracefield et Maniwaki. PLUS >>>



Les évacuations débutent à Plaisance
Benoit Sabourin
le 4 mai 2017
Le Droit

L'affaissement du chemin de la Grande-Presqu'île, à Plaisance, a forcé la municipalité à décréter l'évacuation préventive de 40 résidences permanentes, jeudi après-midi, après que les eaux de la rivière des Outaouais aient endommagé la route sur trois sections.

L'érosion provoquée le débordement de la rivière des Outaouais a littéralement défoncé le chemin sur une centaine de mètres, a indiqué le directeur général de Plaisance, Paul St-Louis.

En milieu d'après-midi, les pompiers ont dû utiliser le véhicule amphibie de la municipalité afin de se rendre dans le quartier concerné et d'effectuer une tournée de porte-à-porte des maisons. Les gens souhaitant quitter les lieux pouvaient embarquer dans le véhicule tout-terrain.

M. St-Louis affirme que les gens ont été invités à évacuer puisque la route n'est plus carrossable et sécuritaire pour les services d'urgence. Cependant, plusieurs propriétaires ont refusé d'abandonner leur maison.

« Nous avons des gens qui résistent et on ne peut pas les forcer à partir. Certains ont peur de se faire voler, d'autres ont des animaux de compagnie. Il y a des propriétaires d'une ferme qui doivent prendre soin de leurs vaches laitières », explique le directeur général de Plaisance.

Malgré la hausse du niveau de l'eau, aucune inondation n'a été rapportée à Plaisance, à l'exception de certaines résidences saisonnières qui risquent d'être submergées, comme c'est le cas annuellement lors de la crue des eaux.

Les maisons situées sur le chemin de la Grande-Presqu'île ne se retrouvent pas quant à elle dans une zone à risque, même avec les pluies abondantes attendues ces prochains jours.

« Ces résidences sont toutes situées en hauteur. Il y a un talus assez important dans ce secteur donc il n'y a pas de danger d'inondation des propriétés comme telle, mais celles-ci se retrouvent maintenant isolées et c'est pourquoi on doit évacuer », indique M. St-Louis.

Le calme à Saint-André-Avellin

À Saint-André-Avellin, le village avait retrouvé un certain calme, durant la journée de jeudi. Après avoir grimpé à 7,5 pieds mardi, le niveau de l'eau de la rivière Petite-Nation se trouvait maintenant à 6,3 pieds. La plupart des rues fermées lors des inondations des dernières semaines sont redevenues carrossables depuis mercredi soir.

Manon Comtois, une résidente de la rue Lanthier, faisait un arrêt à son appartement afin de venir nourrir son chat lorsque Le Droit la croisé. La dame, qui a été relogée chez sa mère depuis le 17 avril dernier, attend le feu vert de son propriétaire pour réintégrer son logement. Des analyses pour vérifier si l'eau a laissé des traces de moisissures à l'intérieur du bâtiment doivent être effectuées.

« J'ai hâte de pouvoir retourner chez moi. Mon chat, personne ne peut le prendre. On attend le OK du propriétaire avant de pouvoir revenir, mais ça donne de rien de faire les tests tout de suite parce qu'on annonce encore de la pluie », a confié Mme Comtois.

Le directeur du Service de sécurité incendie de la municipalité, Jean-Pierre Malette, a réitéré jeudi que la situation demeurait sous haute surveillante de jour comme de nuit.

Selon les prévisions météorologiques, les autorités avellinoises s'attendaient à un rehaussement rapide de l'eau durant la nuit de jeudi à vendredi, en raison de la pluie.

Toutefois, le pic attendu ce week-end ne devrait pas dépasser les 7,5 pieds de mardi et encore moins le seuil de 8,4 pieds d'eau enregistré il y a deux semaines. PLUS >>>



Le réseau d'égout de Papineauville menacé par les inondations
le 4 mai 2017
Radio Canada

La crue cause menace deux stations de pompage de la Municipalité de Papineauville, ce qui cause des maux de tête aux autorités.

Dans la page Facebook de la Municipalité, les autorités demandent aux citoyens de réduire leur consommation d'eau, afin de limiter la pression dans le réseau de traitement des eaux usées.

Les deux stations de pompage du réseau sont situées en zones inondées, rues Colle et Major.

La Municipalité indique que des employés travaillent d'arrache-pied, 24 heures par jour, pour pomper l'eau provenant de la rivière des Outaouais qui s'infiltre dans ces stations, afin qu'elles puissent poursuivre leurs activités.

Mais la Ville craint les fortes pluies annoncées cette nuit et vendredi.

Les responsables soutiennent que si les stations de pompage cessent de fonctionner, il y a risque de débordement des égouts.

Plusieurs rues pourraient être touchées par ces débordements. PLUS >>>

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Pointe Gatineau

 Gatineau 

Gatineau

Gatineau flooding 'tip of the iceberg,' 
climate scientist warns Region received more than 3 times normal rainfall for April
May 4, 2017
CBC

As water levels continue to rise in the national capital region, a climate scientist is warning flooding and extreme weather events are here to stay, and says homeowners should prepare.
Swollen rivers and streams have threatened hundreds of homes in the Outaouais thanks to recent heavy rainfall — three times the normal amount since April 1.

University of Ottawa climate scientist Paul Beckwith says that's due to a changing climate, and says we're seeing its effects "on a day-to-day basis" in weather patterns.

"What we can see is that the jet streams are behaving differently. They're much slower, wavier, and storms are therefore moving slower. So when they're carrying water, they're hovering over an area longer than they would be normally, so they're depositing more water," Beckwith told host Hallie Cotnam on CBC Radio's Ottawa Morning.

"Normally you think of climate change as being something that's happening over 20 or 30 years. But what we're seeing is the conditions on the planet are changing rapidly. So the arctic is a lot warmer than it used to be, so that's throwing off the heat balance on the whole planet."

"Tip of the Iceberg"

Beckwith points to an increase in extreme weather events across North America as proof. "We've changed the chemistry of the atmosphere and the oceans with our greenhouse gases, so we're seeing the consequences of this now," he added. "It's only the tip of the iceberg, so to speak."

Voluntary evacuations and road closures have been underway in Gatineau and other west Quebec municipalities this week due to floods. As flood water creeps closer to homes, Beckwith warns this could become more regular occurrance for people who live near rivers or in low-lying areas.
"I think in the very near future, the elevation of a house will be on the MLS [real estate] system," he said. "So when you buy a house, you'll know the local elevation. So houses that are on higher ground will command higher prices. Houses on lower ground — if you flood now, you're going to flood in the future."

Look for flood damage

So if you're a homeowner at risk of flooding, he recommends having a working sump pump to reduce and prevent flood damage. If you're in the market for a home that happens to be close to water, keep an eye out for evidence of past floods.

"Look at the basements very carefully, because you can usually tell if there's any signs of water damage. Also, ask what's on the basement walls. Are they insulated? Do they have some waterproofing on the outside, which they do in newer homes? Look at the elevation of that house relative to the other houses on the street," Beckwith said.

Municipalities, meanwhile, need to upgrade infrastructure to improve drainage. Increasing the diameter of pipes in the sewer system is one such fix, according to Beckwith.
"It's just a matter of time before it happens to just about any city the way climate change is accelerating." MORE >>>



La destruction des milieux humides contribue aux inondations
Marco Bélair-Cirino
11 mai 2017
Le Devoir 

Les milliers de Québécois touchés par les inondations paient le lourd prix du développement effréné des milieux humides et hydriques des cinquante dernières années, constate avec regret Canards illimités Canada. L’organisme de bienfaisance reproche au ministère de l’Agriculture de s’en être fait le complice.
  Entre 40 % et 80 % de la superficie des milieux humides au Québec aurait disparu depuis la fondation de la Nouvelle-France, selon la littérature scientifique. Dans la grande région de Montréal, ce serait plus de 85 % de cette superficie qui aurait été saccagée. « Bien que les pertes historiques de milieux humides n’aient pu être documentées de manière directe, ces chiffres sont certainement réalistes puisqu’ils correspondent aux estimations avancées pour d’autres régions de l’Amérique du Nord », ont souligné les auteures d’un rapport d’analyse de la situation des milieux humides au Québec, Stéphanie Pellerin (Université de Montréal) et Monique Poulin (Université Laval).
  La superficie totale de milieux humides s’élève aujourd’hui à 189 593 km2, soit 12,5 % du territoire québécois. Cette proportion baisse à 9,5 % du territoire dans les basses terres du Saint-Laurent.
  En milieu riverain, les tourbières agissent à titre de zone tampon lors de la fonte des neiges ou encore de pluies abondantes, puisqu’elles absorbent les surplus d’eau avant de les laisser, par la suite, lentement s’écouler. « Les milieux humides ont un rôle de gestion de l’eau à partir de l’amont vers l’aval. Donc, plus tu retiens de l’eau dans ton paysage, moins elle va arriver vite dans la plaine inondable. Mais c’est sûr que, quand les phénomènes s’alignent avec un hiver avec beaucoup de neige, des précipitations importantes, une fonte qui s’accélère… eh bien, on se retrouve avec la situation actuelle », a fait valoir le directeur de Canards illimités Canada, Bernard Filion, lors de l’étude du projet de loi 132 à l’Assemblée nationale, mercredi.
  Il a accusé le ministère de l’Agriculture de complicité dans la destruction des berges du fleuve Saint-Laurent et de ses affluents en drainant des eaux. « Les conséquences de ces travaux de cours d’eau furent d’augmenter sensiblement la densité des cours d’eau sur le territoire, d’augmenter la capacité de transport et d’évacuation de l’eau et, par le fait même, d’augmenter la capacité de transport des sédiments, a expliqué M. Filion. Mais il faut tout de même se rappeler et prendre acte que les paysages de la vallée du Saint-Laurent ont été fortement perturbés, qu’ils connaissent toujours des pressions et que c’est la réalité avec laquelle nous devons composer. »
  Le projet de loi concernant la conservation des milieux humides et hydriques pose le principe « d’aucune perte nette de milieux humides et hydriques ». Il prévoit notamment « la possibilité d’exiger, pour certains types d’intervention dans des milieux humides et hydriques, une compensation comme condition à la délivrance d’une autorisation lorsqu’il n’est pas possible d’éviter, de réduire ou d’atténuer l’atteinte aux milieux ». Ces « compensations » seraient versées au Fonds de protection de l’environnement et du domaine hydrique de l’État afin de financer des programmes de restauration et de création de milieux humides et hydriques.
  Par ailleurs, le projet de loi 132 octroie au ministre de l’Environnement la possibilité de « conserv[er] à titre d’aire protégée » ou de frapper d’« une autre mesure de conservation » des milieux se distinguant par leur intégrité, leur rareté ou encore leur superficie.
  Le représentant de Canards illimités s’explique mal pourquoi des dizaines de milliers de Québécois élisent domicile dans une zone inondable, même dite « de récurrence 100 ans ». « Les gens ne réalisent pas ou ne comprennent pas ce que ça veut dire : une récurrence centenaire, c’est une chance sur cent qu’un phénomène se produise, mais il peut se produire trois ans d’affilée », a-t-il lancé en commission parlementaire.
  L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) « accueille positivement » le projet de loi 132. « On pourrait [supposer] que les constructeurs de maisons neuves sont réfractaires au présent projet, car il crée une barrière possible à la construction résidentielle, mais je tiens à vous préciser que l’APCHQ […] invite les parlementaires à l’adopter… en intégrant bien sûr nos recommandations », a indiqué l’entrepreneur en construction Stephen Boutin.
  Le ministre de l’Environnement, David Heurtel, s’en est réjoui. « De voir que sur les principes, aujourd’hui, on a Canards illimités et l’APCHQ du même côté, c’est quand même quelque chose d’intéressant à souligner », a-t-il fait valoir.
  M. Boutin a profité de son passage en commission parlementaire pour « partager [les] pensées et offrir [le] soutien [des membres de l’APCHQ] aux nombreuses personnes affectées par les inondations ». « C’est un sujet d’actualité, il faudra du courage et de la résilience pour surmonter une telle épreuve. Nous sommes de plein coeur avec eux », a-t-il déclaré aux membres de la Commission des transports et de l’environnement. PLUS >>>

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