mardi 15 septembre 2026

Des opposants proposent une aire protégée pour contrer La Loutre



Des opposants proposent une aire protégée pour contrer La Loutre
Simon Deschamps / Ann-Sophie Gagné
Publié le 30 août

Un an après le rejet massif du projet de mine de graphite à ciel ouvert La Loutre par la population locale, des opposants sortent une nouvelle carte pour empêcher qu'il voit le jour. L’Alliance des municipalités de la Petite-Nation Nord a présenté, dimanche, des plans pour créer une aire protégée à utilisation durable.
« C'est beau de dire non à ce projet [minier]-là, encore faut-il être pour quelque chose d'autre », exprime le maire de Lac-des-Plages, Jérémie Vachon.
Le projet d’aire protégée aurait plusieurs bénéfices [...] autant d'un point de vue social, environnemental, qu'économique, selon le maire.
Il serait d'une grandeur de 115 kilomètres carrés partagés entre les municipalités de Duhamel, Chénéville et Lac-des-Plages et « couvrirait l'ensemble du territoire visé par un claim minier. »
En août 2025, les résidents des cinq municipalités de l’Alliance des municipalités de la Petite-Nation Nord ont rejeté le projet à plus de 90 % des personnes ayant participé au référendum.
M. Vachon affirme que leur idée permettrait de s'inscrire dans la volonté du gouvernement du Québec de protéger 30 % de son territoire d'ici 2030.
Le maire de Lac-des-Plages indique qu'une aire protégée interdirait toute activité minière, mais n'empêcherait pas l'exploitation forestière.
« Ce n'est pas une cloche de verre. C'est 50 % du territoire en libre évolution, mais aussi 50 % dans lesquels il peut y avoir exploitation de ressources naturelles, mais selon des pratiques exemplaires à déterminer en fonction de la nature de chaque projet. » ~ Une citation de Jérémie Vachon, maire de Lac-des-Plages
L'annonce de cette proposition s’est déroulée dimanche dans une salle bondée de 400 personnes au Centre St-Félix-de-Valois, à Chénéville.
Ce nouvel épisode de mobilisation survient après l’annonce du rachat de l’entreprise porteuse du projet, Lomiko Metals, par le groupe torontois Global Battery Materials, en juillet. Les deux entreprises ont refusé notre demande d’entrevue étant donné la transaction en cours.
« Le problème de l'environnement, ça a toujours été une bataille entre l'environnement et l'économie [...]. Ce n'est pas d'être contre, c'est qu'est-ce qu'on peut faire autre. On veut avoir des projets qui vont tenir compte de nos lacs et de nos territoires », indique Hélène Léger, présidente de la Chambre de commerce de la Petite-Nation.
« C'est la journée où il y a le plus de participation. On est très content de ce qui se passe. Ça démontre que la mobilisation ne faiblit pas, au contraire, elle grandit », renchérit pour sa part Louis Saint-Hilaire, président du Regroupement de protection des lacs de la Petite-Nation.
La MRC prépare un mémoire
En avril dernier, le conseil de la MRC de Papineau a adopté une résolution « précisant son positionnement officiel concernant les projets miniers, dans laquelle la MRC déclare que les activités minières – tant en phase d’exploration que d'exploitation – présentent des incompatibilités majeures avec les piliers de son aménagement » , mentionne le site web de l'administration régionale.
En mai dernier, les maires et mairesses de la MRC ont prévu un investissement d’un maximum de 100 000 $ pour élaborer un mémoire. Le préfet Paul-André David souligne qu’une firme d'expert.
« Pourquoi veut-on que ce soit sérieux? Parce que ça s'en va devant le BAPE et il faut que la MRC de Papineau demeure un interlocuteur crédible » , explique le préfet. Il ne faut pas partir avec une information ou un questionnement biaisés.


Mine La Loutre: proposer une solution au-delà du «non»
Megan Rochette 
31 août 2026)
Le Droit 
Il y a un an jour pour jour, les citoyens de cinq municipalités de la Petite-Nation, en Outaouais, rejetaient massivement le projet de mine à ciel ouvert La Loutre. Dimanche, près de 400 personnes étaient réunies à Chénéville pour en connaître les prochaines étapes. (...)

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