dimanche 12 avril 2020

Crue Printanière 2020: Des «signes encourageants» !?

Crue Printanière 2020


28 avril 2020

ch Manoir avec baie yelle
28 avril 2020

ch Tour-de-lac avec le nord d'Ile Canard Blanc
28 avril 2020

baie Lafontaine
28 avril 2020

 25 avril 2020

14 avril 2020

14 avril 2020

14 avril 2020

14 avril 2020

14 avril 2020
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 7 avril 2020

  7 avril 2020

 7 avril 2020
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4 avril 2020

4 avril 2020

 4 avril 2020

 4 avril 2020
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22 mars 2020

22 mars 2020
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le 15 avril 2020
 
le 15 avril 2020
 
le 15 avril 2020
 

le 14 avril 2020
 
le 14 avril 2020
 

le 14 avril 2020
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le 13 avril 2020
 
le 13 avril 2020

le 13 avril 2020
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le 8 avril 2020
 

le 8 avril 2020
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le 2 avril 2020

le 2 avril 2020

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mardi, 31 mars 2020 à 19:51 - Un régime de douceur sera de la partie pour le début du mois d'avril. Malheureusement, il sera accompagné d'une bonne et une mauvaise nouvelle.  

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jeudi, 9 avril 2020 à 06:05 - Tempête majeure : beaucoup de précipitations et fortes rafales: Une tempête majeure s'amène au Québec pour commencer le week-end de Pâques. Dans certains secteurs, plus de 25 centimètres de neige devraient s'accumuler.
Météo Média






lundi, 13 avril 2020 à 06:06 -  35+ mm de pluie, rafales à 80 km/h : des pannes possibles: Un imposant système se dirige tranquillement vers le Québec, et déversera d'importantes quantités de pluie dans son sillage. Il traîne également avec lui un risque d'orages et de violentes rafales.
Météo Média
 
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La crue printanière montre des «signes encourageants» 
Jean-Thomas Léveillé
3 avril 2020
La Presse

Si la tendance se maintient, le Québec devrait éviter cette année des inondations catastrophiques comme celles de l’an dernier. La crue printanière se déroule en douceur, observe Hydro-Québec.

Le débit et le niveau de la rivière des Outaouais sont élevés, ces jours-ci, mais c’est une bonne nouvelle. 

Ça veut dire que la fonte des neiges est bien entamée. 

« Depuis une à deux semaines, on voit les premiers signes encourageants », affirme l’ingénieur hydrique Pierre-Marc Rondeau, d’Hydro-Québec. 

« Aujourd’hui, on n’entrevoit pas le pire comme l’an passé, loin de là », ajoute-t-il, au cours d’un entretien avec La Presse, mercredi. 

Les riverains qui ont été durement éprouvés par les inondations du printemps 2019, notamment aux abords du lac des Deux-Montagnes, peuvent donc se rassurer. 

D’autant plus que la crise sanitaire actuelle représenterait un sérieux casse-tête en cas d’inondations, empêchant par exemple la mise sur pied de centres d’hébergement. 

Pour un printemps sans inondation, il faut aplanir la courbe de la crue, illustre Pierre-Marc Rondeau, reprenant justement le leitmotiv des autorités sanitaires dans la lutte à la COVID-19. 

"L’idée est que le volume d’eau, qui est très important au printemps, on veut idéalement qu’il s’étire sur la plus longue période possible." - Pierre-Marc Rondeau, Hydro-Québec

En 2019, à pareille date, il y avait encore beaucoup de neige au sol et le froid perdurait, si bien que la neige n’avait pratiquement pas fondu. 

« Et d’un coup, mi-avril, on a eu de la chaleur et de la pluie, et ça a fondu à une vitesse incroyable », rappelle l’ingénieur hydrique. 

A contrario, il y a en ce moment moins de neige au sol sur la grande majorité du territoire, en raison du temps doux des dernières semaines. 

C’est ce qui explique donc que le débit de la rivière des Outaouais soit, au niveau du barrage de Carillon, le double qu’à pareille date l’an dernier. 

« Mais il n’y a aucun enjeu, car la fonte est plus graduelle », assure-t-il, précisant que la crue de 2020 s’annonce tout au plus « un peu supérieure aux moyennes ».

Une tendance qui doit se maintenir

Il est encore trop tôt pour affirmer avec certitude qu’il n’y aura pas d’inondation cette année ; le printemps est encore jeune et la situation pourrait changer. 

« Notre boule de cristal demeure embuée ; il n’y a rien qui dit que la fin d’avril ne sera pas très pluvieuse », illustre Pierre-Marc Rondeau. 

Pour que la tendance observée jusqu’à maintenant se maintienne, il faut que le temps ressemble à ce qui est annoncé pour la semaine prochaine, affirme l’ingénieur hydrique : « Des températures en haut de zéro, donc fonte des neiges, mais pas de chaleur de 15 ou 20 degrés et pas de gros systèmes météo avec beaucoup de pluie qui se suivent ». 

Hydro-Québec voit aussi d’un bon œil qu’il reste encore beaucoup de neige dans le sud de l’Abitibi et le nord de l’Outaouais, où elle dispose de réservoirs pour retenir la crue. 

Parce que la gestion des cours d’eau est d’abord et avant tout un « enjeu de production » pour la société d’État. 

Sauf au printemps, où elle devient aussi un enjeu de sécurité publique. 

« S’il faut avoir des pertes de production pour empêcher inondations, on le fait », lance Pierre-Marc Rondeau, qui fait partie d’une équipe de 80 personnes qui surveille les cours d’eau jour et nuit, 365 jours par année.

Travaux complétés à la Chute-Bell

Hydro-Québec a par ailleurs terminé à la mi-mars les travaux d’amélioration du barrage de la Chute-Bell, dans les Laurentides, que la crue printanière de 2019 avait menacé au point de forcer l’évacuation du secteur. 

L’ouvrage, situé à Grenville-sur-la-Rouge, avait été confronté à une crue supérieure à la capacité maximale pour laquelle il avait été conçu. 

« Avec l’aménagement d’un canal d’écoulement en rive ouest, la solidification d’une partie du déversoir et le retrait de la vanne gonflable, notre installation est en mesure de supporter une crue historique comme celle vécue au printemps 2019 », a indiqué la société d’État dans un communiqué.

La CMM optimiste aussi

La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) s’est elle aussi faite rassurante, mercredi, quant à la crue printanière. Les hauts niveaux observés le long du fleuve Saint-Laurent sont attribuables au fort débit à la sortie du lac Ontario, afin de créer « une réserve de crue » qui permettra de retenir l’eau et ainsi abaisser le débit du fleuve lors du pic de crue de la rivière des Outaouais », expliquait la CMM dans un communiqué dressant l’état de la situation au 30 mars. Même la pluie abondante de dimanche dernier n’a pas posé de problème ; elle a provoqué le rehaussement du niveau du lac des Deux Montagnes à 22,95 mètres, à Sainte-Anne-de-Bellevue, indique la CMM, « soit bien en deçà de son niveau record de 24,68 établi durant la crue 2019 ».


De 25 à 45 mm de pluie vont s’abattre sur l’Outaouais et l’est ontarien
12 avril 2020
Radio Canada

L’Outaouais et l’est ontarien pourraient recevoir de 25 à 45 millimètres de pluie par endroit, prévient Environnement Canada. Les précipitations et le temps chaud pourraient causer des inondations.
Selon les météorologues d’Environnement Canada, les régions d’Ottawa, Gatineau, Prescott et Russell, de Cornwall — Morrisburg et de Smiths Falls — Lanark — Sharbot Lake pourraient recevoir de 25 à 35 millimètres de pluie dès dimanche soir jusqu’en journée lundi.

Le système dépressionnaire sera accompagné de forts vents avec des rafales à 80 km/h.

Le secteur de la Haute-Gatineau — Lièvre — Papineau recevra quant à lui jusqu’à 45 millimètres de pluie. Le sol gelé a une capacité réduite pour absorber cette quantité de pluie, note Environnement Canada. Les fortes pluies peuvent causer des crues soudaines et une accumulation d’eau sur les routes.

Jeudi, le Comité de planification et de la régularisation de la rivière des Outaouais a publié un avis de veille de crue, indiquant que les seuils d’inondation mineurs pourraient être dépassés dans les zones basses sujettes aux inondations.


Inondations: rien d’inquiétant à Saint-André-Avellin, malgré la rivière Petite-Nation qui est sortie de son lit
15 avril 2020
Le Droit

Malgré le fait que la rivière Petite-Nation est sortie de son lit ces derniers jours à Saint-André-Avellin, rien ne laisse présager que la municipalité revivra les épisodes d’inondations de 2019 et 2017, a tenu à rassurer le maire, Jean-René Carrière, mardi.

Les pluies diluviennes de lundi ont fait déborder la rivière Petite-Nation, si bien que la rue du Ruisseau a dû être fermée à la circulation. L’intersection des rues Calvé et Lanthier, située à la hauteur du quai public, a été fermée aux automobilistes durant le week-end.

Mardi matin, la rivière Petite-Nation s’élevait à sept pieds et deux pouces au-dessus du seuil normal.
«Le niveau a monté beaucoup avec les pluies d’hier, mais avec le temps frais et venteux que nous avons, d’ici trois à quatre jours, l’eau devrait redescendre d’un pied. C’est sûr que ça fait peur quand on regarde ça, mais ce qu’on voit en ce moment, c’est le standard à ce temps-ci de l’année à Saint-André-Avellin», a indiqué M. Carrière.

La crue des eaux 2020 est loin d’être comparable aux années antérieures, souligne le premier magistrat. «Le couvert de neige est pas mal tout fondu. Les lacs sont en train de caler un derrière l’autre. On a une belle température et il y a du gel durant la nuit. Tout ça donne une belle occasion à la rivière de s’écouler normalement. On ne devrait pas avoir des inondations comme nous avons eues en 2008, 2017 et 2019» a-t-il précisé.

L’équipe de la Sécurité publique surveille malgré tout certains secteurs. Aucune résidence n’a été évacuée pour le moment. Il faut dire que plus d’une vingtaine de maisons ont été démolies à Saint-André-Avellin en 2019, à la suite des inondations.

Quant au pont de la rue Principale, celui-ci demeure épargné par la crue printanière actuelle. Un ballon a été installé dans l’un des égouts pluviaux. Une valve a également été installée dans un autre égout pluvial. Ce système mis à l’essai pour une première fois permet aux autorités de contrôler d’éventuels débordements, affirme le maire Carrière. «À notre grande satisfaction, ça fait le travail de façon merveilleuse. Le ballon permet de colmater le tuyau. On peut maintenant contrôler seulement ce qui tombe ou ce qui fond de l’autre côté du ballon.»

Rappelons qu’en 2019, le pont reliant les deux rives de Saint-André-Avellin avait été fermé complètement à la circulation automobile et aux piétons durant près de deux semaines, en raison de la rivière de la Petite-Nation qui refoulait dans les égouts pluviaux de l’infrastructure. Un détour d’une trentaine de kilomètres avait été mis en place afin d’accommoder les automobilistes qui souhaitaient traverser le village de Saint-André-Avellin.

jeudi 2 avril 2020

COVID-19 #2: Québec interdit la location de chalets / SEPAQ ferme son territoire

COVID-19
 Points de contrôle en Outaouais
Québec interdit la location de chalets
SEPAQ ferme son territoire

Un rassemblement vous inquiète!? 
Appelez le *4141 et non le 911 
Les mesures exactes pour l'Outaouais
1 avril 2020
La Petite Nation

Dans le but de bien comprendre les enjeux de l’annonce d'aujourd'hui, nous vous proposons un extrait de l'arrêté ministériel qui explique les déplacements permis à l'intérieur de la région de l'Outaouais, mais aussi en lien avec les autres régions ou l'Ontario.

celles qui y ont leur résidence principale;

2° celles qui transportent des biens dans ces régions pour permettre la continuité de toute activité effectuée en milieu de travail qui n’a pas été suspendue par le décret numéro 223-2020 du 24 mars 2020 ou par tout autre décret ou arrêté ministériel le modifiant;

3° celles dont le déplacement est nécessaire à des fins humanitaires;

4° celles dont le déplacement est nécessaire pour obtenir des soins ou des services requis par leur état de santé ou pour fournir de tels soins ou de tels services à une personne qui les requiert;

5° celles qui y travaillent ou qui y exercent leur profession dans un milieu de travail dont les activités n’ont pas été suspendues par le décret numéro 223-2020 du 24 mars 2020 ou par tout autre décret ou arrêté ministériel le modifiant;

6° celles qui doivent s’y rendre pour se conformer à une ordonnance contenue dans un jugement rendu par un tribunal ou pour permettre l’exercice des droits de garde ou d’accès parentaux contenus dans une entente;

7° celles qui arrivent directement de l’une ou l’autre de ces régions ou de l’un ou l’autre de ces territoires, à l’exception du territoire de la Ville de Gatineau, auquel ne peuvent accéder que les personnes qui arrivent du territoire de la municipalité régionale de comté de Les Collines-de-l’Outaouais, et du territoire de cette municipalité régionale de comté, auquel ne peuvent accéder que les personnes qui arrivent du territoire de la Ville de Gatineau;

8° les employés de la fonction publique fédérale dont le lieu de travail se situe dans l’une de ces régions ou dans l’un de ces territoires et dont la présence est requise par l’employeur sur ce lieu de travail;

9° celles qui assurent le transport de marchandises en transit au Québec;

QUE les personnes qui accèdent à l’une de ces régions ou à l’un de ces territoires pour regagner leur résidence principale s’y isolent pendant 14 jours dès leur retour, à l’exception des personnes s’étant déplacées pour aller travailler ou pour des raisons visées aux paragraphes 3° et 4°, et de celles qui se trouvent dans l’une des situations visées aux paragraphes 6° ou 7°.

QUE, malgré ce qui précède, soit interdit à toute personne présentant des symptômes liés à la COVID-19, notamment de la toux, de la fièvre, des difficultés respiratoires, des maux de gorge ou une perte de l’odorat, d’accéder à l’une de ces régions ou à l’un de ces territoires, sauf si l’accès vise l’obtention de services de santé ou de services sociaux requis par leur état de santé.

QUE, malgré ce qui précède, un directeur de santé publique, une personne autorisée à agir en son nom ou un médecin puisse autoriser à une personne l’accès à l’une de ces régions ou à l’un de ces territoires aux conditions qu’il détermine.


Des points de contrôle en Outaouais et dans les Laurentides
1 avril 2020
La Petite Nation

Le gouvernement du Québec informe la population que, dès le 1er avril à midi, des points de contrôle additionnels seront déployés aux abords et à l'intérieur de quatre nouvelles régions, dont l’Outaouais et les Laurentides.

Une ordonnance de la santé publique sera désormais en vigueur pour les régions et les territoires suivants: la région sociosanitaire de l'Outaouais;  les territoires des municipalités régionales de comté d'Antoine-Labelle et d'Argenteuil pour la région sociosanitaire des Laurentides;  les territoires d'Autray, de Joliette, de Matawinie et de Montcalm pour la région sociosanitaire de Lanaudière; l'agglomération de La Tuque pour la région sociosanitaire de la Mauricie et Centre-du-Québec.

La Sûreté du Québec travaille en étroite collaboration avec le Service de police de la Ville de Gatineau et le Service de sécurité publique de la MRC des Collines-de-l'Outaouais afin de mettre en place des mesures communes pour limiter les déplacements qui seront contrôlés sur une base aléatoire par les forces policières.

Ces points de contrôles s’ajoutent à ceux déjà annoncés la semaine dernière pour huit régions, soit le Bas-Saint-Laurent; le Saguenay–Lac-Saint-Jean; l’Abitibi-Témiscamingue; la Côte-Nord; le Nord-du-Québec; la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine; le Nunavik et les Terres-Cries-de-la-Baie-James.

Aux limites de l'Ontario et de l'Abitibi, des points de contrôle sont installés afin de limiter les déplacements pour cette région du Québec qui est présentement en confinement.  Des points de contrôle sont aussi en place entre le Québec et le Nouveau-Brunswick et entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador.

COVID-19: quatre régions fermées
Olivier Bossé
1 avril 2020
Le Droit

Après avoir fermé huit régions du Québec samedi, le gouvernement Legault ajoute mercredi midi quatre territoires à sa liste d’endroits où les allées et venues seront limitées par des contrôles policiers sur les routes.

Il s’agit de l’Outaouais, certains secteurs des Laurentides et de Lanaudière, ainsi que de l’agglomération de La Tuque.

«Une ordonnance de la santé publique sera désormais en vigueur pour les régions et les territoires suivants :

- la région sociosanitaire de l’Outaouais;

- les territoires des municipalités régionales de comté d’Antoine-Labelle et d’Argenteuil pour la région sociosanitaire des Laurentides;

- les territoires d’Autray, de Joliette, de Matawinie et de Montcalm pour la région sociosanitaire de Lanaudière;

- l’agglomération de La Tuque pour la région sociosanitaire de la Mauricie et Centre-du-Québec», lit-on dans un communiqué du ministère de la Sécurité publique.

Seules les personnes dont les déplacements sont essentiels pourront sortir ou entrer dans ces régions.

Samedi, la Sécurité publique avait déjà isolé les huit régions suivantes :
- Bas-Saint-Laurent
- Saguenay–Lac-Saint-Jean
- Abitibi-Témiscamingue
- Côte-Nord
- Nord-du-Québec
- Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
- Nunavik
- Terres-Cries-de-la-Baie-James


Québec limite l’accès à quatre nouvelles régions
1 avril 2020
La Presse

Des points de contrôle opérés par les forces policières seront déployés dès mercredi midi. Ces nouvelles mesures « visent à limiter les déplacements non essentiels », a déclaré Québec par voie de communiqué. 

Pour la région des Laurentides, l'accès sera limité aux municipalités régionales de comté d'Antoine-Labelle et d'Argenteuil. Dans Lanaudière, les secteurs visés sont les territoires d'Autray, de Joliette, de Matawinie et de Montcalm. En Mauricie, il s'agit de l'agglomération de La Tuque.

Situation particulière en Outaouais

Au cours des derniers jours, le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, avait souligné que la région d’Ottawa-Gatineau était particulière, puisqu’elle s’étend sur deux provinces où les citoyens traversent la frontière pour y obtenir, entre autres, des soins médicaux. 

La Sûreté du Québec (SQ) a confirmé mercredi qu'il y aura désormais des points de contrôle aléatoires (et non systématiques) à la sortie des ponts qui relient Gatineau à la capitale du Canada. D'autres barrages pourraient être érigés ailleurs dans la région

« Les mesures instaurées ne visent pas les activités qui permettent d’obtenir et de fournir des soins et des services de santé, ni celles qui assurent le soutien humanitaire et les services essentiels pour la continuité de la chaîne d’approvisionnement de l’ensemble des régions du Québec. En limitant ainsi les entrées et les sorties, les autorités de santé publique croient pouvoir limiter et prévenir davantage la propagation de la COVID-19 », ont indiqué les autorités de santé publique mercredi. 

En mars dernier, les maires de Gatineau et d’Ottawa, Maxime Pedneaud-Jobin et Jim Watson, avaient uni leurs voix pour demander à leurs citoyens d’éviter tous voyages non essentiels entre les deux régions. Certains secteurs au nord de Gatineau se plaignaient que plusieurs Ontariens faisaient des allées et venues entre leur résidence en Ontario et leur chalet au Québec. 

« Cette décision était devenue une étape nécessaire dans le contexte de notre réalité géographique. Chaque déplacement implique potentiellement des arrêts qui multiplient les risques de contagion. Ces mesures vont avoir pour effet d'octroyer aux forces de l'ordre une plus grande capacité d'intervention pour limiter les déplacements non essentiels », a déclaré mercredi M. Pedneaud-Jobin.

« La Sûreté du Québec travaille en étroite collaboration avec le Service de police de la Ville de Gatineau et le Service de sécurité publique de la MRC des Collines-de-l’Outaouais afin de mettre en place des mesures communes pour limiter les déplacements qui seront contrôlés sur une base aléatoire par les forces policières », a également précisé la SQ par voie de communiqué.

Des contrôles ailleurs au Québec

Ces restrictions s’ajoutent aux barrages qui limitent déjà l’accès de façon générale à 8 autres régions du Québec depuis le 28 mars : le Bas-Saint-Laurent, l’Abitibi-Témiscamingue le Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, la Côte-Nord, le Nord-du-Québec, le Nunavik et les Terres-Cries-de-la-Baie-James. 

Pour l'instant, des contrôles policiers ne sont pas annoncés pour la région de Montréal, où l'on compte le plus grand nombre de cas de COVID-19 au Québec. Les autorités de santé publique ont toutefois recommandé aux citoyens de la métropole de limiter leurs déplacements dans la ville afin de freiner la propagation du coronavirus.
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Québec interdit la location de chalets
Publié le 28 mars 2020
La Presse

(Québec) Le gouvernement Legault a finalement décidé d’interdire la location de toute résidence touristique, à l’exception des hôtels et des campings désignés pour accueillir les snowbirds.

C’est ce que prévoient de nouvelles directives que la Corporation de l’industrie touristique du Québec a envoyées à ses membres. « De nouvelles directives viennent de nous être communiquées par le gouvernement du Québec à l’effet que TOUS les établissements d’hébergement touristique, à l’exception des hôtels et des campings désignés pour l’accueil des snowbirds, ferment obligatoirement ce soir [vendredi] à compter de minuit », écrit la Corporation. 

« Ainsi, poursuit-elle, toute réservation effectuée auprès d’un hébergement touristique après le 27 mars 2020 à minuit doit être annulée », toujours à l’exception des hôtels et campings désignés.
La Corporation appelle ses membres à respecter les consignes « afin de contrer la propagation de la COVID-19 ». « Le gouvernement du Québec vous demande de prendre les actions nécessaires dès maintenant », ajoute-t-elle. 

Vendredi après-midi, le premier ministre François Legault ne voyait pourtant pas de problème à la location de résidences touristiques. « Qu’une personne parte de Montréal pour aller dans les Laurentides ou en Estrie s’enfermer dans un chalet, là, il n’y a pas de problème avec ça, au contraire. Le problème, c’est qu’il faudrait qu’ils apportent toute la nourriture pour un bon bout de temps », disait-il. 

« D’aller s’isoler dans un chalet, dans une autre région, ce n’est pas un problème ; c’est d’être proche d’autres personnes d’une autre région qu’on ne veut pas. Donc, l’épicerie, là, vous faites faire votre épicerie par quelqu’un d’autre si vous tenez à faire ça. » 

Le gouvernement s’est donc ravisé quelques heures plus tard. 



Après une rafale de critiques, Québec interdit la location de chalets

Québec ravise sa position et interdit désormais toute location dans des chalets, des gîtes et des campings touristiques, sauf ceux destinés à accueillir les snowbirds

Reconnue pour l’accueil de ses habitants, la région de Charlevoix s’inquiétait des touristes qui louent des chalets pour s’isoler des grands centres. Une pratique qui n'est plus permise par le gouvernement depuis samedi, minuit.

Dans un communiqué, la Corporation de l'industrie touristique du Québec indique toute réservation effectuée auprès d’un hébergement touristique après le 27 mars 2020 à minuit doit être annulée.
"Le gouvernement du Québec vous demande de prendre les actions nécessaires dès maintenant." - Corporation de l'industrie touristique du Québec

Stop! On arrête!

Certains n'ont pas attendu les directives du gouvernement pour fermer boutique.

Il y a une semaine, Christophe Dandurand a décidé de fermer ses 18 chalets. Malgré une demande généralement faible au printemps, l’homme d’affaires de La Malbaie recevait des appels de touristes ontariens et québécois qui cherchaient à quitter des villes comme Toronto, Ottawa, Montréal et Québec.

On avait un afflux de demandes. Les séjours s’allongeaient. On s’est dit : "Stop! On arrête!" , raconte Christophe Dandurand. Avant le nouvel ordre de fermeture, le gestionnaire fustigeait les propriétaires qui louent encore leurs chalets.
"C’est pire que de l'irresponsabilité, c’est de la connerie! Ce sont des criminels et des empoisonneurs." - Christophe Dandurand, co-gestionnaire, Chalets Spa Canada


L’homme d’affaires déplorait que le gouvernement n’interdise pas immédiatement la location de chalets. D’après lui, les touristes devaient forcément fréquenter les lieux publics pour s’alimenter ou se distraire. Les risques de contagion interrégional lui semblaient accrus.


Québec interdit la location de résidences de tourisme
Marilou Séguin
La Petite Nation

La location de résidence de tourisme est désormais interdite par Québec pour la période de pause. C’est qu’a annoncé la Corporation de l’industrie touristique du Québec dans un mémo envoyé à ses membres.

« De nouvelles directives viennent de nous être communiquées par le gouvernement du Québec à l’effet que TOUS les établissements d’hébergement touristique, à l’exception des hôtels et des campings désignés pour l’accueil des snowbirds, ferment obligatoirement ce soir [NDLR : vendredi 27 mars] à compter de minuit », écrit la Corporation.

« Ainsi, toute réservation effectuée auprès d’un hébergement touristique après le 27 mars 2020 à minuit doit être annulée à l’exception de celles faites auprès des hôtels et des terrains de camping ci-haut mentionnés », poursuit la Corporation qui demande à ses membres de respecter les consignes « afin de contrer la propagation de la COVID-19 ».

« Le Québec vit une crise sanitaire sans précédent et la collaboration de tous est essentielle dans la lutte contre la pandémie. Chaque geste visant à assurer la santé et la sécurité des citoyens est de la plus grande importance », souligne la Corporation. « Le gouvernement du Québec vous demande de prendre les actions nécessaires dès maintenant. »

Les chalets soulevaient l’inquiétude

La nouvelle tombe alors que de nombreuses voix se sont élevées cette semaine pour dénoncer l’afflux de visiteurs dans les Laurentides et d’autres régions touristiques du Québec malgré la consigne gouvernementale de rester à la maison et d’éviter les déplacements entre les régions.

Les municipalités de Mont-Tremblant et Val-David avaient d’ailleurs uni leur voix cette semaine pour demander aux visiteurs de rester à la maison jusqu’à la fin de la crise.

Même son de cloche du côté de la MRC des Laurentides qui a indiqué que toute la région était aussi sur pose.

Lors de son point de presse quotidien le vendredi 27 mars, le premier ministre François Legault avait d’abord indiqué ne pas voir de problème à la location de résidences touristiques.

« Qu’une personne parte de Montréal pour aller dans les Laurentides ou en Estrie s’enfermer dans un chalet, là, il n’y a pas de problème avec ça, au contraire. Le problème, c’est qu’il faudrait qu’ils apportent toute la nourriture pour un bon bout de temps », a-t-il déclaré. « D’aller s’isoler dans un chalet, dans une autre région, ce n’est pas un problème, c’est d’être proche d’autres personnes d’une autre région qu’on ne veut pas. Donc, l’épicerie, là, vous faites faire votre épicerie par quelqu’un d’autre si vous tenez à faire ça. »

Questionné à ce sujet par le journal, Québec s’est borné à  répondre que la vice-première ministre donnerait un point de presse à 13h. Plus de détails suivront.


Quebec orders most types of tourist accommodations closed until further notice 
Linda Gyulai
March 29, 2020
Montreal Gazette

The Quebec government on Saturday ordered most tourist accommodations to shut down as soon as possible because of the COVID-19 pandemic.

Tourism Minister Caroline Proulx, who made the announcement, said two exceptions to the order are hotels and camp sites.

Quebec’s returning “snowbirds,” some of whom have motor homes or camper trailers, can use camp sites as alternative lodging, a press release issued by Proulx’s department said. Travellers returning to Quebec are required to self-quarantine for 14 days to ensure they don’t transmit the new coronavirus.

Hotels, meanwhile, were designated an essential service by the provincial government because they can provide an alternative to anyone in need of lodging while they respect of public health guidelines.

Every other type of tourist accommodation, including rental cottages, second homes for rent, bed and breakfasts and inns, must close their doors as soon as possible, the press release said.

“Quebec is grappling with an unprecedented health crisis and everyone’s collaboration is crucial in the fight against the pandemic,” Proulx said in the press release. She also thanked the tourism industry for its collaboration.

“I know the decisions we’re making today are difficult for the operators of tourist accommodation establishments as they are for Quebecers who planned vacations in the coming weeks. Every action we take helps us to ensure the health and safety of Quebecers. A gesture we make today can save a life tomorrow.”

The province is also calling on community-based online platforms that list short-term accommodations to collaborate












That’s because the province wants any reservation made after March 27 at midnight, either directly with a tourist establishment or through a third party, to be cancelled, the press release said.

Reservations made before the cut-off for stays between March 29 and April 13, inclusively, must be cancelled as well, it said.

Anyone currently staying in a tourist accommodation that must be shut can stay until the end of their reservation, the press release said. However, guests will not be permitted to extend their stay. They must also observe Quebec’s directives requiring people to maintain a physical distance of two metres and to avoid congregating in groups. They must also respect the government’s order against non-essential travel between different regions of the province.


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La SEPAQ ferme son territoire 
Marie Tisson 
Publié le 20 mars 2020

« Dans le contexte de l’évolution de la COVID-19, nous voulons laisser le moins d’employés possibles sur le territoire, soit uniquement les employés prioritaires et indispensables », indique Simon Boivin, porte-parole de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ).

Au début de la semaine, la SEPAQ avait décidé de fermer ses infrastructures, mais de laisser le territoire accessible. « Si vous venez faire de la randonnée avec vos propres raquettes, il n’y a pas de problème », avait alors fait savoir M.  Boivin.

Certaines activités à risques étaient prohibées, comme l’escalade de glace. Les pistes de ski de fond n’étaient pas entretenues. Il restait toutefois des kilomètres et des kilomètres de sentiers de raquettes pour les randonneurs qui avaient besoin d’un petit bol d’air pour passer à travers la crise.

« On a constaté que laisser l’accès au territoire avait mené à un grand achalandage dans certains parcs, a indiqué Simon Boivin, vendredi.

Pour nous conformer avec vigueur à la consigne de ne pas favoriser les grands rassemblements et par mesure de sécurité autant pour nos employés que pour la clientèle, nous avons fermé l’accès aux parcs. - Simon Boivin, porte-parole de la SEPAQ

Il ajoute qu’un accès libre aux parcs pouvait inciter les gens à voyager entre les régions. « Des gens de Montréal pouvaient décider d’aller à Orford ou des gens de Québec pouvaient planifier une sortie à Charlevoix, mentionne M. Boivin. Or, le premier ministre et M. Horacio Arruda nous ont demandé de rester dans notre région. »

La SEPAQ a prévu un assouplissement des règles d’annulation et de modification pour ses hébergements. Elle a cependant rappelé qu’il était toujours possible de faire des réservations pour des activités et des hébergements au printemps et en été.

La SEPAQ avait pris des mesures préliminaires la semaine dernière pour limiter la propagation de la COVID-19. Elle avait notamment fermé ses comptoirs de location d’équipement.

Les Autres Parcs
Plusieurs parcs régionaux et centres privés ont adopté des mesures semblables à celles de la SEPAQ, soit une fermeture des bâtiments, mais le maintien de l’accès au territoire. C’est le cas notamment de la vallée Bras-du-Nord, au parc de la Montagne du Diable et au parc de la Mauricie. Au parc d’environnement naturel de Sutton, on a fermé la petite cabane d’accueil et on permet aux randonneurs d’avoir accès gratuitement aux sentiers.

Au parc régional Val-Morin — Val-David, on a fermé les bâtiments et refuges et on ne permet l’accès qu’aux résidants. On rappelle à tous de garder leurs distances et d’éviter les attroupements.

Au Domaine St-Bernard et au parc de la Gatineau, on a évidemment fermé les bâtiments, mais on espérait continuer de faire l’entretien des pistes de ski de fond tant que la météo le permettrait.
Pour sa part, le parc linéaire Le P’tit Train du Nord entend continuer à faire l’entretien de pistes « à l’occasion » pour que les lieux demeurent sécuritaires. Le parc rappelle cependant qu’il n’est pas conseillé de circuler en grand groupe.

La situation évolue cependant rapidement et il serait préférable de consulter les sites internet des divers parcs.

Certains parcs et centres ont décidé de fermer carrément leur territoire, comme la réserve Gault (le mont Saint-Hilaire), la forêt Montmorency, la montagne Coupée, le parc régional du Mont-Ham et le parc régional de la Rivière-du-Nord.

mercredi 18 mars 2020

samedi 22 février 2020

Développement Minier: Importante Mobilisation en Outaouais


Développement minier : importante mobilisation en Outaouais
19 février 2020
Le Droit

Des élus, citoyens et militants pour l’environnement de l’Outaouais font front commun dans le but que leurs revendications face au possible boom minier à venir en lien avec l’électrification des transports soient entendues par le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec (MERN), Jonatan Julien.

Réunis en conférence de presse mercredi au Château Montebello, des représentants de la MRC de Papineau, du  Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais (CREDDO) et du Regroupement de protection des lacs de la Petite-Nation (RPLPN) ont dévoilé le contenu respectif des trois mémoires qu’ils ont déposé plus tôt ce mois-ci auprès du gouvernement dans le cadre de la Réflexion sur la mise en valeur des minéraux critiques et stratégiques lancée en novembre par le ministre Julien.

Devant le potentiel élevé d’exploitation de graphite qui plane sur l’Outaouais, mais aussi sur les Laurentides et la région de Lanaudière, les trois organisations demandent essentiellement au ministre de prendre en considération les préoccupations des communautés.

La notion de potentiel minier ne cadre pas avec l’identité de la MRC de Papineau, a affirmé le préfet de la Municipalité régionale de comté, Benoît Lauzon. Ce dernier a rappelé que la MRC regroupant 24 municipalités est visée par plusieurs titres miniers.

Dans cette liste, on retrouve notamment le projet de mine La Loutre, piloté par l’entreprise Lomiko Metals et projeté près du lac Gagnon, entre Duhamel et Lac-des-Plages, lequel est au stade exploratoire depuis déjà quelques années.

«Le secteur minier peut ou pourrait devenir un complément, mais il ne doit pas affecter notre identité économique. Nous avons une richesse touristique, forestière, économique et culturelle exceptionnelle dans la MRC de Papineau et ne nous souhaitons pas qu’elle se détériore à la suite de l’établissement de mines sur notre territoire», a déclaré M. Lauzon.

«Les gens qui partent de la région de Montréal, de Gatineau et qui viennent dans Papineau, ils ne viennent pas pour visiter une mine. Ils viennent pour la qualité de vie et on veut maintenir ça chez nous», a-t-il ajouté.

Le schéma d’aménagement doit avoir autorité

Le mémoire présenté par la MRC de Papineau réclame auprès du MERN un plus grand pouvoir pour les gouvernements régionaux dans la gestion des usages des territoires. Selon M. Lauzon, les critères pour protéger les milieux urbains sont bien définis par la loi, mais ceux pour préserver les milieux de villégiatures sont inexistants. Le schéma d’aménagement de la MRC de Papineau doit avoir prédominance sur la Loi sur les mines, selon lui. L’objectif n’est pas de s’opposer à tout projet minier, mais de permettre l’exploitation de minéraux dans des secteurs précis tout en se basant sur une conception «de développement intelligent et durable».

«Le schéma d’aménagement, c’est une compétence qui appartient à la MRC de Papineau et qui nous a été donnée par le gouvernement du Québec. Quand on parle de l’Abibiti, de la Côte-Nord, du Lac-Saint-Jean et de l’Outaouais, les enjeux et les défis sont différents. D’avoir les mêmes critères au niveau des territoires incompatibles avec l’activité minière, c’est inacceptable. Je pense que nous sommes les mieux placés et nous sommes les personnes qui connaissent le mieux notre territoire.»

De son côté, le RPLPN, qui représente quelque 1000 propriétaires riverains de la région et qui a obtenu l’appui de 10 municipalités de la Petite-Nation, réclame l’interdiction pour les minières d’opérer dans des zones désignées comme étant réservées à la villégiature, le récréotourisme, l’écotourisme et la foresterie.

Prioriser une économie circulaire

Par ailleurs, le CREDDO suggère à Québec d’envisager une économie circulaire, par exemple pour le cas des batteries de véhicules électriques, pour le bien de sa stratégie de mise en valeur des minéraux critiques et stratégiques.

«Si nous sommes pour exploiter ici dans la région, c’est que collectivement au Québec, nous avons assuré un développement de différentes filières pour la réutilisation, la réduction à la source et éventuellement le recyclage. Nous avons beaucoup de devoirs à faire, parce que les besoins en graphite et lithium vont être très grands dans le futur. Si nous sommes pour utiliser la même méthode avec laquelle nous avons toujours développé notre économie, très vite nous allons arriver au fond du baril», a souligné le directeur général du CREDDO, Benoit Delage.

La prochaine étape des intervenants derrière cette mobilisation régionale sera maintenant de rencontrer le ministre du MERN, a fait savoir le maire de Duhamel et représentant de la MRC de Papineau dans le dossier minier, David Pharand.

«Ce qu’on demande, parce que nous sommes une région particulière dans ce dossier, c’est une rencontre avec le ministre Julien pour approfondir ce dossier et savoir comment on peut intégrer notre réflexion dans son plan», a indiqué ce dernier.



Réflexion commune sur le développement minier dans l’Outaouais
19 février 2020 
La Petite Nation

La MRC de Papineau ainsi que certains regroupements, comme le Regroupement de protection des lacs de la Petite-Nation (RPLPN), s’inquiètent de l’harmonisation des activités minières avec les différents attraits du territoire.

Le Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais (CREDDO), le préfet de la MRC de Papineau Benoit Lauzon et le RPLPN étaient réunis aujourd’hui à Montebello afin de faire entendre leur message au ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN).

Les trois instances émettent quelques concepts à prioriser et qui constituent des enjeux régionaux d’importance telle la conciliation avec des activités touristiques, le respect des collectivités locales et l’économie circulaire et la réduction des sources.

Le RPLPN indique dans son mémoire être «très préoccupé par le risque que notre territoire devienne une région minière et demande que les activités minières soient interdites dans les zones désignées par la MRC Papineau comme étant réservées à la villégiature, au récréotourisme, à l’écotourisme et à la foresterie».

En date du 1er février, 10 municipalités de la Petite-Nation ont adopté la résolution du RPLPN soit Duhamel, Montebello, Papineauville, Saint-André-Avellin, Ripon, Chénéville, Montpellier, Notre-Dame-de-Bonsecours, Plaisance et Lac-Simon. Différents organismes tels Kenauk Nature, Conservation de la nature Canada et Coalition pour que le Québec ait meilleure MINE ont également appuyé.

«Nous souhaitons que le message qui est véhiculé par la MRC de Papineau, le CRÉDDO et le Regroupement de protections des lacs de la Petite-Nation interpellent le ministre afin que nos prises de décisions respectives soient entendues et surtout considérées dans la démarche», mentionne le préfet de la MRC de Papineau, Benoit Lauzon.

«Tout est en lien avec le schéma d’aménagement de la MRC. Cette compétence-là nous appartient. Le schéma d’aménagement est une compétence qui appartient à la MRC de Papineau qui nous a été donné par le gouvernement du Québec», conclut-il.

Historique

L’enjeu a pris de l’ampleur au cours des derniers mois en raison du projet de mine de graphite La Loutre, projet auquel une entreprise minière souhaiterait s’installer aux portes de la réserve faunique Papineau-Labelle.

Le responsable de la MRC de Papineau dans le dossier, David Pharand, reconnait la convoitise de certains minéraux tels le graphite et le lithium dans les prochaines années à venir. «Le besoin dans ces matériaux-là va s’accroitre de façon exponentielle dans les années à venir pour desservir pour l’électrification du Québec, mais également pour la conversion des besoins qui proviennent des produits fossiles vers l’électrification (batterie, autos électriques).»

«Le gouvernement nous annonce qu’on va avoir besoin de 10x plus de batteries d’autos dans les 10 prochaines années et on a besoin pour ce faire de beaucoup de minéraux. On a à travailler fort pour arriver à une stratégie qui va nous amener à cette conversion-là. On devient donc un joueur important et l’arrivée d’une mine chez nous comme celle de la Loutre a été réfléchit comme une problématique beaucoup plus globale et régionale que juste une mine à côté d’un lac», ajoute-t-il.

Extrait du mémoire déposé par la MRC de Papineau

  • «Les conséquences des gestes que nous posons sur notre environnement exigent que nous agissions de manière responsable. Un équilibre est à créer et à maintenir entre les dimensions sociales, environnementales et économiques du développement.»
  • «Le développement durable du territoire est donc un choix nécessaire si nous voulons que les générations futures puissent aspirer à une qualité de vie qui sera au moins égale à la nôtre, en souhaitant qu’elle soit meilleure.»
  • «Dans cette perspective, les municipalités locales et régionales doivent orienter la planification territoriale vers des objectifs cohérents avec le développement durable. Les municipalités sont les premiers responsables publics du développement local et de l’aménagement du territoire. Toutefois, pour y arriver, le gouvernement du Québec doit, dans la définition des orientations gouvernementales en matière de mise en valeur des minéraux critiques et stratégiques, faire transparaitre certains concepts éprouvés tels l’économie circulaire, la participation citoyenne et le principe de pollueur-payeur.»

 

Exploitation minière : oui, mais pas à n'importe quel prix
Des élus de la région se sont mobilisés.
Ils ont présenté leurs positions quant au développement minier en Outaouais. 
TVA Gatineau


Western Quebec municipalities, activists aim to curb mining operations 
Gathering in Montebello, Que., designed to put province on notice 
CBC


A number of Outaouais politicians, environmental activists and tourism operators are mobilizing against what they consider an explosion in mining exploration in the area.

They gathered Wednesday at the Chateau Montebello in Montebello, Que., to voice concerns over the impact mining operations could have on tourism and the environment.

They also want the Quebec government to give municipalities the ability to dictate how close mineral exploration and mining can encroach on their boundaries.




There's currently little that members of the public or elected officials can do to stop an exploration company from operating close to cottages, businesses and homes, said Ugo Lapointe, Canadian campaign co-ordinator for Mining Watch Canada.

Once mining for products like lithium and graphite — crucial for batteries and electric cars — gets underway, it can get messy and noisy, Lapointe told CBC Radio's All in a Day.

The work can also be hazardous to groundwater, he added, if chemicals aren't contained properly.

"For most of these projects it will mean open-pit mining. Open-pit mining requires heavy machinery, heavy equipment blasting, which can be daily blasting or weekly blasting," said Lapointe.

"So noise, dust, traffic are some of the impacts that are most felt immediately surrounding the operations."

List of requests

The municipality of Papineau, Que., the Lakes of the Petite-Nation protection group and the Conseil régional de l'environnement et du développement durable de l'Outaouais are all calling on Quebec's ministry of energy and resources to take a number of steps, including:




  • Reconciling tourism activities with economic priorities.
  • Respecting local communities and their land uses, as well as principles like conservation, biodiversity and ecosystem preservation.
  • Ensuring public consultations take place to balance mining operations with environmental, social and economic issues.
Municipal representatives at Wednesday's news conference also worried increased demand for "critical and strategic" minerals — which are abundant in the Ottawa River watershed — will trump tourism and other economic drivers.

According to Lapointe, the province is expected to table its updated policy on key minerals in the next few weeks.

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Un projet minier divise à Saint-Michel-des-Saints  
Le BAPE tient la deuxième partie de son audience publique à propos du projet de Nouveau Monde Graphite. 
Mathieu Belhumeur
25 février 2020
Radio Canada

L'entreprise Nouveau Monde Graphite souhaite exploiter un gisement de graphite à proximité du village de Saint-Michel-des-Saints, dans Lanaudière. Si certains estiment que ce projet créera de bons emplois dans la région, d'autres craignent son impact sur l'environnement.

C'est à bord d'une camionnette que le géologue Antoine Cloutier nous conduit à l'endroit où le gisement a été découvert par lui et son équipe en 2015.

Sur les lieux, il y a une pelle mécanique et un petit amoncellement de roches. Des roches qui semblent banales à première vue, mais pas aux yeux du géologue.

On le voit, c'est tout ce qui brille et qui est de couleur métallique, explique M. Cloutier en montrant de petites paillettes argentées qui scintillent dans la roche.

Une fois extrait, le graphite sert à bien d'autres choses que de fabriquer des mines de crayons. D'ici deux ans, la compagnie Nouveau Monde Graphite voudrait vendre sa production afin de fabriquer notamment des batteries destinées aux voitures électriques.

La durée de vie de la mine actuellement est de 25 ans, donc, on est certain qu'on est capable de combler au moins plusieurs années de vie de cette mine-là avec les besoins nécessaires pour les batteries lithium-ion, soutient le géologue.

Toutefois, avant d'en arriver à exploiter ce gisement, des étapes doivent être franchies.
Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) entendra, au cours des trois prochains jours, les gens qui veulent donner leur opinion au sujet de ce vaste projet de mine à ciel ouvert.

Une bombe à retardement, soutiennent des opposants

Pour bien des villégiateurs, qui sont propriétaires de résidences secondaires à Saint-Michel-des-Saints, ce projet ne doit pas voir le jour. 

Depuis sa résidence, qui donne directement sur le lac Taureau, Daniel Tokatélof, de l'Association pour la protection du Lac Taureau, a surtout peur des déchets miniers. Il redoute les millions de tonnes de déchets miniers prévus, dont une partie pose des risques de contamination acide.

On nous reproche peut-être de défendre la beauté du pays, mais on le fait aussi pour les enfants, petits-enfants et arrières-petits-enfants de tout le monde. Pas seulement les villégiateurs. Parce que les déchets vont rester là à perpétuité, au-dessus de nos têtes. Une véritable bombe à retardement, témoigne-t-il.

Antoine Cloutier, géologue pour Nouveau Monde Graphite, explique que la compagnie a trouvé une méthode très sécuritaire pour emprisonner les déchets miniers et éviter toute contamination.

Il dit avoir pigé sur plusieurs autres projets, un peu partout dans le monde, des techniques pour en arriver à isoler les résidus miniers pour ne pas qu'ils s'oxydent et libèrent de l'acidité dans les eaux souterraines, les lacs ou les rivières. 

Rien de rassurant, selon Daniel Tokatélof : On veut gérer les déchets d'une façon expérimentale, qui n'a jamais été prouvée dans le monde. Il y a un risque énorme à ça!


Mine de graphite à Saint-Michel-des-Saints : les points de vue s'entrechoquent
Mathieu Belhumeur
26 février 2020
Radio Canada

Favorables ou défavorables, les points de vue se sont entrechoqués, mardi, alors que le Bureau d’audiences publiques sur l'environnement (BAPE) lançait la deuxième phase de ses audiences à propos du projet de Nouveau Monde Graphite, à Saint-Michel-des-Saints.

Dès les deux premières interventions de citoyens – une trentaine ont témoigné au cours de la journée –, toute la division que suscite le projet de mine à ciel ouvert dans cette municipalité du nord de Lanaudière a été exposée aux commissaires.

Yves Dubé, qui a toujours vécu à Saint-Michel-des-Saints, a peur pour l'avenir de son village. Il voit le projet de Nouveau Monde Graphite comme une relance de l'économie de la région. Avec la création prévue de 160 emplois, il estime que le gouvernement du Québec doit donner son feu vert à l'exploitation du gisement découvert en 2015.

Il faut créer de la richesse. Un moment donné, l'économie, ce n'est pas seulement offrir des services, offrir du récréotouristique, a-t-il indiqué aux commissaires.

Il souhaite aussi une réconciliation avec les villégiateurs, ces citoyens qui vivent à temps partiel dans le village, des propriétaires de résidences secondaires. Depuis l'annonce du projet, des divisions sociales importantes sont apparues au sein de la population.

Dans son témoignage, une résidente a même révélé que plusieurs citoyens aiment mieux se taire pour rester ensemble, plutôt que de semer la division en donnant son opinion.

Une autre personne à prendre la parole a été, justement, un villégiateur. Daniel Tokatéloff a une maison au bord du lac Taureau depuis 40 ans. Il s'oppose fermement au projet de mine à ciel ouvert pour des raisons environnementales et économiques.

L'ingénieur à la retraite doute de la viabilité financière de la mine sur une période de 25 ans. Selon lui, des entreprises qui fabriquent des batteries au lithium-ion pour les voitures électriques développent en ce moment d'autres technologies qui n'utilisent pas le graphite.

Les batteries de première génération au graphite, qui constitue le marché principal de cette mine, vont être dépassées dans les années à venir. Les prix de vente du concentré de graphite ont chuté sur le marché. On peut dire que la bulle du graphite se dégonfle, a-t-il témoigné.

Plusieurs participants ont évoqué les craintes liées à l'environnement : la poussière, le bruit, les nombreux camions sur les routes et les tonnes de déchets miniers qui peuvent libérer de l'acide dans les eaux souterraines, les rivières ou les lacs.

Plusieurs ont également soulevé des inquiétudes à propos des impacts possibles sur la santé des villageois, sur l'incertitude relativement à la qualité des eaux de rejet. La mine va rejeter 2000 tonnes de produits chimiques chaque année, a lancé un autre citoyen.

Des craintes ailleurs au Québec

Si le projet voit le jour, il s'agirait de la mine la plus au sud du Québec, une mine construite à environ quatre kilomètres du centre du village.

De voir une mine apparaître aussi au sud de la province fait peur à des citoyens d'autres régions, dont l'Outaouais.

Louis St-Hilaire, du Regroupement de protection des lacs de la Petite-Nation, a insisté pour dire aux commissaires du BAPE que la décision du gouvernement sera suivie de près. C'est la première fois qu'on a des mines qui viendraient s'installer dans des milieux habités, où il y a déjà d'autres activités économiques. Le risque qu'on voit, c'est qu'une acceptation du projet à Saint-Michel-des-Saints soit le premier geste du développement d'une nouvelle région minière dans le sud du Québec.

Toutefois, selon la directrice générale de la Chambre de commerce de la Haute-Matawinie, France Chapdelaine, une diversification économique est nécessaire. La région, a-t-elle raconté, ne s'est jamais vraiment relevée de la crise forestière de 2006. Nous, résidents permanents, avons besoin de travailler, de garder nos jeunes ici, d'attirer de nouveaux résidents pour que le milieu retrouve sa vitalité.

Les commissaires devaient se rendre jeudi à Manawan pour y entendre le point de vue de ses habitants, mais les travaux ont dû être reportés. Joint au téléphone, un membre du Conseil de bande nous a indiqué que, comme le chef est malade, il a préféré remettre les audiences à plus tard.

Le rapport du BAPE doit être déposé au conseil des ministres au plus tard le 26 mai, et c'est le gouvernement qui devra trancher quant à savoir si l'exploitation de la mine ira de l'avant.

Nouveau Monde Graphite espère pouvoir amorcer ses opérations dans deux ans.





Canada Carbon abandonne sa poursuite de 96 M$ contre Grenville-sur-la-Rouge
Dominique Degré
20 février 2020
Radio Canada

Après deux ans de bataille juridique, la minière Canada Carbon et la Municipalité de Grenville-sur-la-Rouge, dans les Laurentides, sont parvenues à une entente qui met fin à la poursuite de 96 millions de dollars intentée par l’entreprise.

Le projet de Canada Carbon, baptisé projet Miller, prévoit une mine de graphite et une carrière de marbre. En vertu de l’entente, Grenville-sur-la-Rouge reconnaît que CCB [Canada Carbon] a le droit de poursuivre le projet Miller, a indiqué l’entreprise dans un communiqué envoyé mercredi soir.
En plus de mettre un terme à la poursuite, l’entente entre les deux parties stipule que Canada Carbon devra soumettre son projet au Bureau des audiences publiques sur l’environnement du Québec (BAPE), a souligné la Municipalité dans son propre communiqué.

Qui plus est, Canada Carbon tiendra des consultations publiques sur tous les aspects du projet, a également noté l'entreprise.

Si, au terme du processus du BAPE

, le projet est jugé socialement acceptable par les citoyens et qu’il reçoit le feu vert du gouvernement, la minière devra se conformer à des normes plus strictes, notamment en ce qui a trait aux heures d'activité de la mine. 

Canada Carbon devra aussi assumer sa part des coûts liés à la modification des voies municipales afin de les rendre conformes et sécuritaires, avant le début des opérations, peut-on lire dans le communiqué envoyé par l’administration municipale de Grenville-sur-la-Rouge.

S'il attire l'attention depuis longtemps, le projet Miller est encore loin d'être concrétisé. Ses instigateurs rappellent que le projet Miller doit encore passer par plusieurs étapes, dont la réalisation d'une étude de faisabilité.

« Ça prend deux ­"gens" pour négocier. »

En séance spéciale du conseil municipal de Grenville-sur-la-Rouge mercredi soir, devant une salle bondée, le maire Tom Arnold a soutenu que cette saga aura coûté 312 000 $ à la petite municipalité en frais juridiques.

Certains résidents ont demandé au maire si la Municipalité aurait pu s’y prendre autrement afin d'obtenir une facture moins salée.
"Dans tout dossier, il faut que les parties soient d’accord pour parler pour trouver un règlement. On se comprend? Ça prend deux "gens" pour négocier. Dans toute dispute, il faut que les deux parties veuillent régler le problème." - Tom Arnold, maire de Grenville-sur-la-Rouge