vendredi 17 novembre 2023

ACTIVITÉS MINIÈRES: Mémoire de l’OBV RPNS


MÉMOIRE CONCERNANT LA CONSULTATION SUR L’ENCADREMENT MINIER
Organisme de bassins versants des rivières Rouge, Petite Nation et Saumon 
Le 19 mai 2023







Mémoire de l’ Organisme de bassins versants des rivières Rouge, Petite Nation et Saumon (Le 19 mai 2023 / OBV RPNS) - soumis à madame Maïté Blanche-Vézina, ministre des Ressources naturelles et des Forêts dans l’exercice de la consultation publique pour le développement de l’activité minière au Québec 💧
* Louise Boudreault, conseillère municipale, Municipalité de St-Émile-de-Suffolk
*  Luc Brisebois, maire, Ville de Mont-Tremblant
*  Odette Clairoux, administratrice, Association du lac Daoust
* Marie-Lyne Després-Einspenner
* Geneviève Gallerand, directrice générale, OBV RPNS
*  Marie-Lise Langevin, directrice de l’urbanisme, Municipalité de Lac-Tremblant-Nord
* Isabelle Laramée, conseillère municipale, Municipale Labelle
*  Claude Lefebvre, président, syndicat de l’Union des producteurs agricoles de Papineau
*  Kimberly Meyer, mairesse, Municipalité de Lac-Tremblant-Nord
*  Liane Nowell, directrice exécutive, Institut Kenauk
Marcel Paquette, administrateur, Association du lac Hacquard
Organisme de bassins versants des rivières Rouge, Petite Nation et Saumon Mont-Tremblant (OBV RPNS) | direction@rpns.ca
MÉMOIRE CONCERNANT LA CONSULTATION SUR L’ENCADREMENT MINIER
Soumis à : Madame Maïté Blanchette Vézina Ministre des Ressources naturelles et des Forêts 5700, 4e Avenue Ouest, Québec (Québec), G1H 6R1
Téléphone : 418 643-7295
Télécopieur : 418 643-4318
ministre@mrnf.gouv.qc.ca
service.mines@mrnf.gouv.qc.ca


Le 19 mai 2023
Madame la ministre,
Par la présente, nous vous soumettons notre mémoire comprenant nos commentaires et recommandations concernant la consultation sur l’encadrement minier que vous avez annoncée le 17 février 2023.
Rappel du rôle des OBV
En guise d’introduction, l’Organisme de bassins versants des rivières Rouge, Petite Nation et Saumon (OBV RPNS) tient d’abord à faire un rappel de la section IV de la Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et favorisant une meilleure gouvernance de l'eau et des milieux associés (Loi sur l’eau, C-6.2). Cette section définit le mandat donné aux organismes de bassins versants. On y retrouve entre autres l’article 13 qui précise que la gestion des ressources en eau et des milieux associés doit être réalisée de manière intégrée et concertée sur les unités hydrographiques désignées (13.1). Il indique également que chacune de ces unités fait l’objet d’une planification visant à assurer la conservation de la ressource en eau et des milieux qui lui sont associés; qu’un plan directeur de l’eau (PDE) est ainsi élaboré par un organisme de bassin versant, plan qui doit être pris en considération par les ministères, les organismes du gouvernement, les communautés métropolitaines, les municipalités et les communautés autochtones (13.3). Plusieurs autres modalités encadrant le plan directeur de l’eau y figurent : soit le fait que le PDE est réalisé dans le cadre d’un processus de concertation régionale et locale (13.4), que le ministre peut déterminer les éléments devant y être traités (13.5) et a pour devoir de l’approuver (13.6). Y sont aussi édictés les termes de sa révision (13.6) et de sa diffusion (13.7).
C’est donc dans un contexte d’accompagnement à la réalisation d’une planification stratégique pour l’avenir de la ressource en eau et des milieux de vie à l’échelle de la zone de gestion de l’OBV RPNS que des acteurs de l’eau se sont rencontrés en avril 2023 afin d’échanger sur l’enjeu minier. Chacun des acteurs engagés dans la démarche de réflexion est porté par son expérience, ses intérêts et ses valeurs et c’est ce qui contribue à la richesse des perspectives. Tous ont quelque chose à apporter pour nourrir le débat et finalement arriver à des points de convergence. C’est donc dans un esprit de concertation que sont nées les recommandations présentées dans ce mémoire.
ZONE DE GESTION DE L’OBV RPNS
Une des particularités notables du territoire couvert par la zone de gestion intégrée de l’eau est la présence significative de forêts, de lacs, de cours d’eau et de milieux humides. Les forêts occupent 81 % du territoire, les plans d'eau environ 8 %, et les milieux humides, environ 5 %. On y compte 10 728 lacs majoritairement de très bonne qualité.
Les Algonquins et les Iroquois ont été les premiers habitants du territoire de la zone de gestion. Les rivières Rouge et de la Petite Nation ont servi de chemin de colonisation et ont vu naître de nombreux villages le long de leurs rives et de leurs affluents. Pendant des années, elles ont contribué au développement culturel, économique et politique de la zone de gestion.
À partir des années 1980, certaines municipalités ont connu une augmentation marquée de leur population. Ce phénomène est attribuable à l’augmentation des villégiateurs qui s’installent en bordure des plans d’eau et qui deviennent progressivement des résidents permanents. On parle ici d’une économie de la villégiature puisque ces villégiateurs font souvent vivre ces petites municipalités en s’y installant pendant la période estivale pour profiter des attraits touristiques. Ainsi, les résidents saisonniers peuvent représenter entre 1,5 et 11 fois la population permanente, selon les Municipalités.
Par ailleurs, les usages que les acteurs du milieu font de l’eau se sont diversifiés. En plus du récréotourisme, le secteur municipal, l’agriculture et les terrains de golf nécessitent aussi un accès à la ressource eau. De multiples usages dépendent donc d’une eau de qualité et en quantité suffisante.
Considérant la richesse culturelle, économique et environnementale attribuable au territoire, de nombreux acteurs de l’eau de la MRC de Papineau se sont mobilisés, peu de temps après l’annonce à l’été 2019, contre le projet minier La Loutre prévu au nord du territoire de Lac-des-Plages. Ce fort intérêt à protéger le caractère naturel de leur milieu de vie s’est propagé à l’échelle de la zone de gestion et est venu fédérer un ensemble de citoyens et d’organisations. Tous appréhendent les impacts des activités minières sur leur territoire et s’entendent sur l’importance de la révision du cadre minier au Québec.
Dans la zone de gestion de l’OBV RPNS, les enjeux miniers préoccupent les acteurs de l’eau parce que les activités d’exploration ou d’exploitation des ressources minérales représentent une menace :
● à la qualité et à la quantité d’eau souterraine disponible, car la majorité de la population de la zone de gestion s’approvisionne en eau souterraine;
● à la qualité de l’eau de surface des plans d’eau en aval des projets miniers, car de nombreux citoyens et entreprises y pratiquent des activités sportives et récréatives et/ou s’en approvisionnent, dont plusieurs entreprises agricoles;
● aux écosystèmes humides et hydriques en général, car des déversements accidentels d’hydrocarbures, de produits chimiques ou de résidus miniers sont probables;
● au cycle de l’eau, car la déforestation entraîne une perturbation du cycle hydrologique ce qui peut entraîner inondations ou sécheresses;
● au maintien de l’intégrité écologique des aires protégées inscrites à la Loi sur la conservation du patrimoine naturel, car il est autorisé que des activités minières puissent se dérouler en périphérie ou dans les bassins versants des plans d’eau inclus dans les aires protégées;
● au maintien de l’intégrité écologique des aires de conservation non inscrites dans la Loi sur la conservation du patrimoine naturel (ex: ententes de conservation volontaire) ou des projets d’aires de conservation;
● aux efforts déployés par les communautés locales pour conserver, protéger et maintenir des écosystèmes naturels (des milieux de vie) intègrent et qui fournissent des services écologiques à la faune et aux humains qui habitent le territoire.

NOS RECOMMANDATIONS
1. Harmonisation des activités sur le territoire, acceptabilité sociale et prévisibilité de l’activité minière
● Consulter les acteurs de l’eau de la zone de gestion en amont de l’octroi des claims et les impliquer dans la prise de décisions relatives à l’aménagement du territoire. Que les résultats de cet exercice démocratique mené par la MRC et prévu dans la loi de l’aménagement et de l’urbanisme (LAU) soient reconnus comme un critère de détermination des Territoires incompatibles avec l’activité minière (TIAM). Cette proposition s’applique particulièrement aux peuples autochtones afin que le régime minier respecte leurs droits inhérents, internationaux et constitutionnels;
● Accepter les TIAM des MRC pour qu’elles puissent les intégrer au SAD. Tel qu’inscrit à l’article 6 de la LAU, un schéma peut délimiter tout territoire incompatible avec l’activité minière. Les SAD sont le point central de la planification territoriale. Ils sont par le fait même fédérateurs pour tous les autres documents similaires, comme les Plans directeurs de l’eau. Les TIAM déposés au gouvernement du Québec en 2020 devraient pouvoir être intégrés au SAD et ainsi donner le pouvoir aux MRC d’aménager le territoire de façon durable.
● Réviser les Orientations gouvernementales en matière d’aménagement du territoire (OGAT) pour les TIAM, particulièrement les critères de détermination, pour qu’elles
puissent protéger adéquatement les milieux à hautes valeurs écologiques, culturelles et économiques. Il est donc recommandé d’ :
○ inclure une zone tampon de 1000 mètres autour de tous les lacs et cours d’eau de la MRC, parce que ceux-ci représentent une aire récréative importante et ce, que les accès y soient privés ou publics, qu’il y ait des résidences ou pas;
○ inclure une zone tampon de 300 mètres aux abords des sentiers et pistes cyclables afin d’assurer la pérennité des usages récréatifs s’y déroulant et de préserver le potentiel récréotouristique et patrimonial associé;
○ ajouter les milieux humides dans les critères de détermination des TIAM, et ce, considérant les services écosystémiques importants qu’ils nous rendent;
○ ajouter les milieux avec un statut de conservation particulier, même s’ils ne sont pas inscrits au registre des aires protégées (réserves naturelles, sites de conservation volontaires) afin de prioriser l’atteinte des objectifs de conservation de la biodiversité du territoire;
○ exclure les activités minières des aires de protection éloignées des sites de prélèvement d’eau potable municipal, qu’ils soient souterrains ou de surface, ainsi que les zones de recharge des eaux souterraines, les corridors écologiques et la zone tampon en bordure des aires protégées.
2. Gouvernance et régime minier
● Abroger l’article 246 de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme de manière à renverser la préséance minière en faveur d’un processus décisionnel impliquant les MRC, Municipalités et populations locales pour qu’elles puissent protéger les territoires à haute valeur écologique, culturelle et économique;
● Tout projet d’exploitation minière ou d’augmentation des activités d’exploitation minière devrait dorénavant être assujetti à des consultations publiques du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Le gouvernement du Québec devrait respecter les avis émis par le BAPE.
3. Encadrement de l’activité minière pour la protection de l’environnement et de la santé
● Mettre la ressource en eau au cœur de la prise de décision. L’évaluation des impacts environnementaux devrait se faire en considérant la capacité d’un plan d’eau et des milieux associés à prendre en charge une nouvelle source de contamination d’origine industrielle;
● Resserrer l’encadrement réglementaire au niveau des opérations, de la surveillance et des sanctions associées aux activités minières afin de diminuer les apports de rejets dans les milieux récepteurs. D’ailleurs, il devrait être interdit de rejeter des déchets miniers dans tous milieux humides et hydriques;
● Obliger la compagnie minière à réserver des fonds pour que les études de surveillance environnementale soient menées par un organisme indépendant et qu’elles soient rendues publiques.
Pour conclure, nous souhaitons proposer qu’un moratoire sur l’octroi de titres miniers soit mis en place pendant le processus de consultation et ce, jusqu’à ce que les changements résultant des consultations en cours soient apportés à l’encadrement.
Je vous remercie à l’avance de l’attention et de la diligence que vous accorderez à mon mémoire et je vous assure de ma pleine et entière collaboration pour toute information complémentaire.
Salutations cordiales,
Odette Clairoux
présidente du conseil d'administration de l’OBV RPNS

vendredi 10 novembre 2023

Sentier national: 4 municipalités au nord d’en Petite Nation veulent créer un sentier pédestre de 72 kms






De l’amour pour le Sentier national 
Marie Tison
11 novembre 2023
La Presse

Le Sentier national, ce long ruban plus ou moins continu qui traverse une bonne partie du Québec, est en bonne voie de s’étoffer. En juillet dernier, le gouvernement québécois a annoncé un investissement de 2,7 millions de dollars pour développer de nouvelles sections et mettre à niveau des sections existantes.

Les gestionnaires de sentiers établis avaient jusqu’au 10 novembre pour soumettre des projets. Ils ne se sont pas privés. « Il y a vraiment une grande mobilisation du milieu », se réjouit Grégory Flayol, directeur des programmes chez Rando Québec, la fédération qui analysera les projets et fera des recommandations au ministère du Sport, du Loisir et du Plein air.

« Ça nous permet de passer à un niveau supérieur, affirme M. Flayol. Il y avait eu des aides financières ces dernières années, dans le cadre des programmes normés du ministère de l’Éducation, mais maintenant, avec une mesure consacrée au Sentier national, on peut avoir des plans de développement plus structurants localement et régionalement. Ça a permis aussi de remobiliser beaucoup d’acteurs. »

En Outaouais, les municipalités de Municipalité de Val-des-Bois, Municipalité de Lac-Simon, Municipalité de Montpellier et Municipalité de Duhamel se sont concertées pour raccorder Val-des-Bois à Duhamel. Si le projet est retenu, c’est un important tronçon de 70 kilomètres qui traversera la réserve faunique Papineau-Labelle.

« Un sentier avait déjà existé pour le ski de fond », note Richard Chartrand, un des créateurs de la Route des Zingues, une portion du Sentier national qui s’élance de Duhamel vers le nord. « La réserve ne s’en est pas occupée, il y a eu des coupes forestières, alors finalement, ça a découragé tout le monde. Le programme de subvention de 2,7 millions, qui vise à rabouter des bouts de sentier qui ne sont pas connectés l’un à l’autre, ça tombe en plein dans le mille ! »

Richard Chartrand a un autre projet en tête : raccorder le terminus nord de la Route des Zingues, au lac Marie-Lefranc, au terminus sud du sentier L’Héritage, à Labelle. C’est un petit tronçon de 15 kilomètres qui permettrait de relier l’Outaouais aux Laurentides et à Lanaudière. « J’ai suggéré un nom un petit peu comique, la traversée Oulala. »

La municipalité de La Minerve, où passerait le nouveau tronçon, s’est toutefois montrée peu intéressée. Cela ne décourage pas M. Chartrand. « On va revenir avec ça l’année prochaine, affirme-t-il. Je suis comme un brochet, je ne lâche pas. »

Rando Québec espère effectivement que le gouvernement poursuivra le programme avec une nouvelle subvention l’année prochaine.

En attendant, des projets sont en branle dans d’autres régions du Québec.

« Il y a un collectif qui s’organise dans la région de Rimouski pour éventuellement proposer un itinéraire de Rimouski jusqu’au canyon des Portes de l’enfer, puis jusqu’à la chute Neigette [Saint-Anaclet], affirme Grégory Fayol. Il y a aussi du travail qui se fait avec le parc régional de Portneuf pour qu’il puisse se connecter à la Vallée Bras-du-Nord. »

Dans Lanaudière, on aimerait compléter de petits tronçons, quelques kilomètres à peine, mais on cherche surtout à remettre à niveau des infrastructures qui commencent à vieillir.

Un corridor écologique souhaité

À Rando Québec, on veut pérenniser les infrastructures et les sentiers existants. « Il y a beaucoup de menaces lorsque le sentier passe par des terres publiques, explique M. Flayol. L’acteur principal, c’est le ministère des Ressources et des Forêts, qui peut disposer comme il le souhaite de ce qui se fait en forêt. »

À l’heure actuelle, le Sentier national ne dispose que d’une protection de 30 mètres de chaque côté. « Cette bande riveraine peut s’écrouler au moindre coup de vent, déplore Grégory Flayol. Donc, on perd le sentier, on perd la qualité du paysage et on perd la biodiversité. »

Rando Québec s’est donc alliée avec la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec) pour évaluer les écosystèmes traversés par le sentier et étudier les mécanismes pour le protéger.

Les partenaires préconisent une zone de protection de 300 mètres de chaque côté du sentier. Cela ferait en sorte de protéger 35 espèces fauniques et 71 espèces floristiques à statut précaire.

« C’est plus que ce qu’on trouve dans le parc du Mont-Tremblant, le plus grand parc national du Québec, avec une superficie qui est inférieure », note M. Flayol.

On parlerait d’un véritable corridor écologique. « Avec 300 mètres de part et d’autre, on pense que le manque à gagner pour les autres acteurs de la forêt publique, que ce soit l’industrie forestière ou minière, serait vraiment minime par rapport aux gains écologique, de santé, de patrimoine, de culture et de tourisme qu’on pourrait faire en protégeant ce territoire », soutient M. Flayol.

Rando Québec a une autre carte dans son jeu pour faire valoir le Sentier national : un court métrage d’Annie-Claude Roberge, L’aventure à pied, sur le point de sortir à Montréal, puis dans les régions traversées par le sentier.





Sentier national: Quatre municipalités au nord d’en Petite Nation veulent créer un sentier pédestre de 72 kms 
Alex Proteau
📰🗞

Le nord du territoire d’en Petite Nation pourrait devenir une destination pédestre de haute importance dans les prochaines années.
Quatre municipalités (Val-des-Bois, Montpellier, Duhamel et Lac-Simon) souhaitent créer un nouveau sentier pédestre quatre saisons reliant leur territoire d’une longueur de 72 kilomètres.
Le maire de Duhamel, David Pharand, mentionne qu’ils se sont penchés tout l’été sur la question.
« On s’est intéressé à se rapprocher des secteurs Lac-Simon comme municipalité et Montpellier pour agrémenter, je dirais, le parcours des sentiers nationaux et rejoindre des activités locales comme le lac Croche à Montpellier et leur planification locale et d’en faire un centre récréotouristique », mentionne le maire de Duhamel, David Pharand.
« On voit un grand potentiel et très récemment, on s’est mis d’accord pour envoyer une demande de financement à Rando Québec qui, nous l’espérons, va accueillir notre demande avec grand sérieux », poursuit-il.
Ce dernier souhaite ainsi que la route des Zingues ne soit pas seulement une expérience vécue par les Duhamellois.
100 % randonnée
Le maire Pharand rappelle que ce sentier n’empruntera pas les sentiers utilisés par les VTT ou motoneiges ni de chemin forestier.
« À l’image du ruisseau Iroquois comme sentier où la route des Zingues nous donne comme parcours, comme expérience récréotouristique, dit-il.
Rando Québec a vraiment épousé l’approche qu’on a en place à Duhamel depuis maintenant une quinzaine d’années grâce à Richard Chartrand et ses bénévoles impliqués dans ce dossier-là encore aujourd’hui pour s’assurer que la vision, qu’on s’est donnée voilà 15 ans, persiste dans le temps. »
Retombées économiques
Pour M. Pharand, ce projet mené avec Loisirs Sports Outaouais aurait des retombées en récréotourisme notables.
« Il ne faut pas oublier que le centre touristique de Lac-Simon, qui est à distance de marche de notre sentier national, attire environ 100 000 à 200 000 visiteurs par année », tient-il à remarquer.
Ce dernier vise une offre d’activités de « classe internationale. Le tourisme européen va vouloir explorer nos sentiers nationaux et on pourrait devenir, au Québec, la 2e grande randonnée après la Gaspésie. Cela serait une grande fierté pour la Petite Nation », souhaite-t-il.
Ce projet existe grâce à des passionnés. « Il y a toujours une volonté politique. mais sans les passionnés, tous ces sentiers (Zingues, Iroquois) n’existeraient pas », pense-t-il.
Sentier national
Dans le but de connecter les régions entre elles et d’offrir un meilleur accès à la nature à tous, le gouvernement du Québec a octroyé cet été 2,7 M$ pour l’établissement et la remise à niveau de plusieurs centaines de kilomètres de sentiers pédestres faisant partie du Sentier national au Québec.
Les quatre municipalités souhaitent avec leur projet relier leur sentier pédestre pour qu’il se rattache à celui des Laurentides. Ce raccord permettrait ainsi de jumeler l’Outaouais aux Laurentides et ultimement à rivière Saint-Maurice en Mauricie.

Pour le moment en Outaouais, le Sentier national se rend de Gatineau à Wakefield (La Pêche), rien ne rattache encore cette dernière destination à Val-des-Bois. Ce secteur comporte plusieurs défis majeurs en raison de la tenure des terres, ainsi que d’autres obstacles au développement et à la gestion du sentier.
Gregory Flayol, directeur général adjoint de Rando Québec, organisme qui agit comme coordonnateur du grand projet, se dit heureux du dynamisme observé en Outaouais.
« Pour moi ça fait sept ans que je m’occupe de ce projet-là. L’Outaouais, c’était verrouillé. Il n’y avait pas beaucoup de portes qui s’ouvraient et j’étais pessimiste. Je me trompais », indique-t-il.
Ce dernier ajoute ainsi que Rando Québec souhaite obtenir un statut particulier pour l’itinéraire du Sentier national pour que la forêt proche du sentier soit dotée de bandes protégées de 300m de chaque côté qui permettrait « une expérience vraiment intéressante pour les randonneurs et de pérenniser la biodiversité ».
L’appel de projets de Rando Québec se termine le 11 novembre.

lundi 6 novembre 2023

Le Club de Golf Montpellier à Vendre: 4 250 000 $ +TPS/TVQ

 Le Club de golf Montpellier à Vendre !
4 250 000 $  + TPS/TVQ




















****************



Le Club de golf Montpellier vendu 2,5 millions
Benoit Sabourin
20 mars 2022
Le Droit

Le Club de golf Montpellier, en Outaouais, change de mains. Un trio d’homme d’affaires des Laurentides a fait l’acquisition du réputé terrain situé dans la Petite-Nation dans le but de transformer l’endroit en lieu récréotouristique d’envergure qui prendra désormais le nom de Destination Lac-Simon.

Avec leur associé Pascal Barbe, Ritchie Deraîche et Guillaume Marcoux, qui sont copropriétaires de Deraiche & Marcoux Création et maximisation de valeur immobilière, ont fait l’acquisition de la vaste propriété située au 440, chemin Stéphane Richer, à Lac-Simon, pour la somme de 2,5 millions de dollars, selon l’acte de vente consulté par Le Droit auprès du registre foncier du Québec. Auparavant, c’est l’ancienne vedette du Canadien de Montréal, Stéphane Richer, qui avait vendu le terrain de 18 trous au promoteur immobilier Paul-André Charbonneau, en 2016.

En entrevue avec Le Droit, le nouveau copropriétaire des lieux, Ritchie Deraîche (Équipe Deraiche Financement Hypothécaire), a indiqué que l’intention des promoteurs était de conserver la vocation du club de golf tout en redonnant une toute nouvelle image de marque à l’endroit en exploitant le «fort potentiel» du site de plus de 6,5 millions de pieds carrés.

Des investissements de plusieurs millions de dollars seront effectués au courant des prochaines années afin d’attirer davantage de visiteurs sur place, affirme M. Deraîche. Selon les chiffres fournis par le gestionnaire du club de golf, Ron Teoli, environ 16 000 joueurs débarquent chaque saison sur le terrain pour fouler les verts. Toutefois, l’achalandage est en déclin depuis quelques années en raison de l’offre déficiente d’hébergement dans les environs.

Les nouveaux propriétaires prévoient faire construire, d’ici cinq ans, au moins 13 chalets sur pieux avec vue sur les lacs Viceroy et Simon. Les travaux débuteront ces prochains mois. Cinq dômes seront également aménagés le long des berges du Lac Simon. Dans une vision à plus long terme, M. Deraîche caresse le rêve de voir être bâti sur la propriété un hôtel haut de gamme, dans le même moule que l’Estérel Resort, dans la région des Laurentides.

Survivre à la tendance du marché

Le promoteur souligne que beaucoup de terrains de golf ferment leurs portes ces dernières années au Québec. Le trio d’associés croit que le club basé dans le nord de la Petite-Nation a un atout de taille pour survivre aux aléas du marché en raison du lac Simon qui est situé à un jet de pierre du parcours. On veut mettre en relief «la beauté du site», note M. Deraîche. Les infrastructures seront aussi revampées. lac Simon. Ces dômes, qui s’apparenteront à ce qui est proposé dans la région de Charlevoix, devraient être livrés à temps pour le printemps 2023, espère l’homme d’affaires.

Le bâtiment principal, dont la salle peut accueillir plus de 300 convives, sera converti pour être accessible durant toute l’année. Les nouveaux propriétaires souhaitent aussi ouvrir un restaurant de soirée, offrir des déjeuners et même ouvrir éventuellement une brasserie. On veut profiter de la voie navigable du lac Simon pour attirer des plaisanciers sur le site. Des quais flambant neufs seront d’ailleurs aménagés sur le bord du plan d’eau.

«Il y a de la place pour une offre de restauration. Partir en bateau pour aller déjeuner le matin, aller prendre un déjeuner et jouer au golf ensuite. Aller pêcher et arrêter dîner. Je vois tellement une belle synergie qui peut être créée et qui est sous exploitée en ce moment», note M. Deraîche.

Changement de nom

Les habitués des lieux devront par ailleurs se défaire de l’appellation qui est associée au club depuis toujours. Exit Montpellier. L’endroit prendra désormais le nom de Destination Lac-Simon, avec des dénominations distinctes pour chaque produit. Géographiquement parlant, 80% du terrain de golf est situé dans la municipalité de Lac-Simon, fait remarquer Ritchie Deraîche.

«C’est une question d’image de marque. C’était juste plus logique de changer le nom. La municipalité de Lac-Simon, c’est prestigieux et connu à l’extérieur de l’Outaouais. Le logo actuel est défraîchi et on devait refaire l’image de marque pour attirer les gens», mentionne l’entrepreneur.

Enthousiasme parmi les élus

L’arrivée dans le portrait de nouveaux propriétaires prêts à investir plusieurs millions de dollars pour faire de ce club de golf une destination récréotouristique de choix ces prochaines années réjouit les élus du secteur.

Le maire de Montpellier, Denis Tassé, dit avoir un «pincement au coeur» de voir le nom de sa municipalité disparaître de l’entreprise. Toutefois, l’important demeure selon lui le rayonnement que le site apporte sur l’ensemble de la région.

«C’est de la bonne musique à mes oreilles, a commenté M. Tassé. C’est dans la vision de notre conseil municipal d’attirer du monde dans notre coin. Avec le télétravail, on le sait que de plus en plus de gens vont venir rester dans la Petite-Nation, à Montpellier, Lac-Simon, Chénéville ou Ripon. Collectivement, c’est important de montrer nos trésors cachés. Je suis content de voir qu’il y a des gens intéressés à développer notre coin.»

Le son de cloche est identique à Lac-Simon.

«C’est un plus pour nous, surtout qu’on manque d’hébergement à Lac-Simon. C’est une excellente nouvelle pour toute la région», a réagi le maire Jean-Paul Descoeurs.



Le golf Montpellier prochainement promu entamera sa mue
Davide Buscemi
23 mars 2022
L'Info Petite Nation


Le promoteur immobilier Deraîche & Marcoux a annoncé, la semaine dernière, avoir fait l’acquisition du club de golf Montpellier du Lac-Simon pour le transformer, à terme, en un grand et ambitieux complexe récréo-touristique.

Qui dit transformation, dit nouvelle identité. À l’avenir, il faudra l’appeler le golf Lac-Simon. Entouré par le lac Simon et le lac Viceroy, le domaine représente quelque écrin calme et idyllique, un appel du pied au monde du luxe et de la volupté qui va se cristalliser.

Le produit achevé devrait séduire par sa polyvalence et sa capacité d’hébergement. « Il y aura des constructions d’un regroupement de chalets locatifs dans le but de renforcer l’offre en hébergement touristique du site. Il va s’agir d’unités entre 650 et 900 pi2 mais ce sera bien conçu et configuré avec un maximum de fenestration pour donner une impression d’être le plus possible immergé en pleine nature », détaille Ritchie Deraîche de la firme Deraîche & Marcoux.

Si d’aucuns, parmi les professionnels du marché, transforment parfois les terrains de golf en projet domiciliaire, il n’en est pas question dans ce cas-ci. « Le golf va rester, nous voulons même le bonifier afin d’améliorer le parcours », confirme-t-il.

Dans ces hébergements figureront des dômes originaux. C’est un concept, rappelle M. Deraîche, inspiré et importé des Alpes françaises. Pour le moment, le projet, certes confirmé, vient juste d’éclore. Les travaux de rénovation et d’amélioration du site s’en viennent, dès cet été. Le reste suivra. « Les dômes devraient être prêts au printemps 2023. Quant aux chalets, nous souhaitons débuter le plus rapidement. Ce sera chose possible dès l’obtention de nos permis et autres autorisations nécessaires », poursuit le promoteur et revendeur immobilier.

Le golf Montpellier va faire peau neuve de fond en comble. « Le golf va changer de nom ainsi que tout le branding s’y rattachant », conclut-il.

La superficie totale du domaine s’étend sur 6 500 000 pieds carrés (60 hectares ou 0,60 km²), soit une surface qui équivaut à plus de 100 terrains de football. Il y aura matière à se prélasser et méditer entre deux swings.