mercredi 6 octobre 2021

Projet de graphite La Loutre: Encore plusieurs questions sans réponse


NON à la mine La Loutre de Lomiko !  


Projet de graphite La Loutre: Encore plusieurs questions sans réponse
Yannick Boursier
6 octobre 2021

L’activité s’est conclue alors qu’il restait encore environ 80 questions à répondre, ont indiqué les organisateurs. La compagnie a mentionné qu’une réponse écrite sera faite pour toutes ces questions dans les prochaines semaines en plus de la diffusion de l’activité.

La compagnie avait décidé de faire cette présentation pour parler du projet et tenter de répondre aux questions des citoyens sur cette possible mine de graphite qui pourrait voir le jour.

Dans un premier temps, plusieurs informations techniques ont été données. Le projet prévoit deux fosses pour l’extraction du graphite qui ne serait pas en fonction en même temps. La première fosse pourrait donc commencer à être remplie pendant que la deuxième sera utilisée.

L’espace utilisé par la compagnie pour la mine de graphite correspond à environ 20% du territoire actuel du claim minier, c’est-à-dire le territoire réservé par Lomiko pour les études.

L’entreprise permettrait d’employer 140 personnes et sera en fonction pour une quinzaine d’années. Selon les prévisions actuelles, la construction débuterait en 2025-2026 et les opérations pourraient commencer à la fin 2026 ou début 2027.

Par contre, avant d’arriver à cette étape, il y a encore beaucoup d’études qui doivent être réalisées. Les études de descriptions du milieu, avec un focus sur les milieux aquatiques et humides, sont notamment en cours. La surveillance environnementale pour la qualité de l’eau a débuté tout comme les débits d’eau.
Ces informations vont alimenter l’étude d’impact qui devrait commencer à la fin 2023 et pourrait se poursuivre en 2024.

Si le projet se réalise, la compagnie prévoit qu’il y aura du dynamitage trois fois par semaine. L’opération nécessiterait aussi le passage de huit camions par jour. Une route sera construite, mais son emplacement n’est pas encore déterminé.

Le plan prévoit aussi que le site sera restauré à la fin pour le remettre en état ou pour en faire un projet selon la volonté de la population.

Eau

Un des gros enjeux en lien avec ce projet est tout ce qui concerne la qualité de l’eau. Plusieurs citoyens s’inquiètent de l’impact environnemental de cette mine sur les cours d’eau avoisinants.

Dans un premier temps, l’entreprise indique qu’il y aura deux produits qui seront utilisés dans le processus pour faire flotter les flocons de graphites dans l’eau. Ces agents repartent avec les produits secs, alors que l’eau utilisée est recyclée dans ce processus.

En ce qui concerne l’eau de pluie, la compagnie affirme vouloir contenir l’eau de pluie sur le site. Un bassin est prévu pour recueillir cette eau qui sera analysée pour s’assurer qu’elle peut retourner dans l’environnement.

Bruit

Le bruit est un autre enjeu qui soulève des questions de la part de citoyens. La compagnie affirme que très tôt en quittant le site, on n’entendra plus grand-chose. Les broyeurs seront situés sous la terre, ce qui diminue le bruit.

Cette question fera l’objet d’une modélisation dans le cadre du processus d’implantation pour confirmer les impacts liés aux bruits. Le projet prévoit aussi des barrières sonores à certains endroits.

Valeur des maisons

Plusieurs citoyens questionnent aussi l’impact de l’arrivée possible de cette mine sur la valeur des résidences. Selon Andrea Daezli, directrice, projet stratégique chez Hemmera, il est difficile de répondre à cette question.

Ayant travaillé sur plusieurs projets semblables, elle indique que dans certains cas, la valeur diminue et dans d’autres cas, la valeur augmente. L’arrivée d’une mine peut entraîner du développement dans le secteur avec l’arrivée de services secondaires pour répondre aux besoins des travailleurs, indique-t-elle.

lundi 4 octobre 2021

Duhamel: un moulin à scie touristique dès 2023 ?

 
Un moulin ancestral pourrait renaître à Duhamel
Yannick Boursier
6 octobre 2021
 
Un moulin ancestral de Mulgrave-et-Derry pourrait bien renaître du côté de Duhamel alors qu’un projet d’économusée des moulins à scie artisanaux ancestraux est travaillé par Patrimoines et Chutes de Plaisance.

Le plan consiste à remonter sur un nouveau site cet ancien moulin à scie artisanal pour qu’il fonctionne. Il permettrait de faire des démonstrations aux touristes de son fonctionnement. Des expositions permettraient aussi d’en apprendre plus sur les outils de l’époque. Le tout serait agrémenté d’autres offres comme une boutique de produits agroalimentaires et d’artisanat en bois.

Le projet est dans les cartons depuis plusieurs années, mais il a fait des pas de géants dans les derniers mois alors que le site pour l’implantation de ce moulin a été trouvé à Duhamel, près de la halte routière.

Au départ, Patrimoines et Chutes de Plaisance voulaient faire l’acquisition de cet ancien moulin pour l’amener sur le site des chutes de Plaisance, mais ce projet n’était pas réalisable. Ils se sont tournés vers Duhamel qui offre une belle opportunité au point de vue touristique.

«C’est déjà un village axé beaucoup sur le tourisme, mentionne le directeur général de Patrimoines et Chutes de Plaisance, Pierre Bernier. On y retrouve la forêt, la production à l’ancienne. On est en plein dans notre axe de développement.»

Financement

Il reste encore du travail à réaliser avant de voir ce moulin revivre à Duhamel. Dans les dernières années, le moulin a été défait sur son site au lac en Cœur à Mulgrave-et-Derry pour être remisé. Presque toutes les pièces importantes de même que les outils ont pu être récupérés sauf la turbine et le planeur. L’organisme va faire l’acquisition de ces appareils dans le cadre du projet.

Patrimoines et Chutes de Plaisance travaille à finaliser le financement alors qu’environ 1,5 million$ sera nécessaire. La municipalité de Duhamel a déjà accordé un montant et des demandes seront faites auprès des gouvernements et autres organisations touristiques du secteur.

En même temps, l’organisme poursuit ses démarches associées à l’implantation, notamment certaines études. Déjà, une étude pour le bruit a été réalisée à l’aide d’un moulin semblable en Ontario. Du travail est aussi fait pour obtenir les autorisations environnementales. Pierre Bernier indique que les mesures sont prises pour éviter qu’il y ait des déchets du moulin dans l’eau.

Les plans actuels seraient de pouvoir inaugurer ce nouveau moulin et l’économusée au printemps 2023. Mais ça dépendra des prochaines étapes. «On est pris comme tout le monde avec disponibilité des entrepreneurs et des matériaux. On y va étape par étape. L’important, c’est de bien faire les choses. Quand on va pouvoir être prêt, on pourra inaugurer.»

 
 

Duhamel: un moulin à scie touristique dès 2023 ?
Benoit Sabourin
4 octobre 2021

Duhamel pourrait bien devenir, dans les prochaines années, une destination touristique de choix pour les gens qui souhaitent découvrir l’histoire et le riche patrimoine forestier de la Petite-Nation et de l’Outaouais.

La Corporation North Nation Mills inc., l’organisme qui gère le site des chutes de Plaisance, projette de développer un économusée des moulins à scie artisanaux ancestraux sur la rive de la rivière de la Petite-Nation, sur la route 321, à quelques minutes du centre villageois de Duhamel, sur un terrain privé localisé devant la halte routière de la municipalité.

Le projet estimé à 1,5 million $ a déjà obtenu un soutien financier de 15 000$ de la part de la Municipalité. L’organisme vient de soumettre une demande de subvention à la MRC de Papineau, dans le cadre du Fonds régions et ruralité.

Si tout se concrétise et que la Corporation North Nation Mills inc. obtient le financement nécessaire pour la construction de l’infrastructure, le moulin à scie pourrait ouvrir ses portes au public au printemps en 2023, espère le directeur général de l’organisme, Pierre Bernier, qui parle d’un «projet unique» dans la Belle Province.

«On est dans la phase des études de caractérisation du terrain, les plans et devis et les installations sanitaires qui vont nous amener à un plan d’implantation final. On attend aussi les résultats des études écologiques. Nous avons fait faire une étude d’impact sonore avec une scierie du même type parce qu’on voulait s’assurer que ce ne serait pas trop bruyant pour les résidences à proximité et les résultats ont été concluants. Il va nous rester à produire l’étude de faisabilité finale cet hiver. À partir de là, ce sera plus facile d’aller voir les bailleurs de fonds», explique M. Bernier.

Un économusée sur l'industrie forestière et son patrimoine 

L’idée de construire un économusée basé sur moulin à scie et sur l’histoire de l’industrie forestière avait été lancée en 2014 par la Corporation North Mills inc., mais aucun emplacement n’était disponible sur les terrains des chutes de Plaisance. Ce n’est qu’au printemps 2020 que l’organisme a approché Duhamel pour demander si on était intéressé à accueillir le projet. La réponse du conseil municipal a été positive.

« Ce qu’on veut, c’est reconstituer un moulin à scie ancestral comme en on retrouvait dans plusieurs de nos villages à l’époque. Ce moulin va être fonctionnel. On va faire des démonstrations de sciage à l’ancienne. En même temps, on aimerait en faire un économusée. En plus du moulin, il y aurait toutes sortes d’activités qui traduiraient comment les métiers ancestraux du bois et de la forêt s’effectuaient. [...] Il existe des endroits au Québec où on reconstitue certains pans de la vie de l’époque, mais nous ce qu’on va faire, c’est vraiment se concentrer sur l’industrie forestière »
 Pierre Bernier, directeur général de la Corporation North Nation Mills inc.

 

Du «tourisme expérientiel»

En plus d’attirer les gens vers le moulin à scie qui deviendrait la destination principale à Duhamel, on planifie également organiser des ateliers, des conférences, des formations et des expéditions en forêt pour reconnaître les essences forestières et les produits forestiers non ligneux. Les municipalités voisines pourraient également être mises à contribution, souligne M. Bernier.

«On veut vraiment aller vers le tourisme expérientiel. Les gens vont pouvoir venir pour non seulement regarder, mais aussi pour pouvoir faire les choses. Ils vont pouvoir par exemple aider à construire un canot d’écorce à l’ancienne ou se s’exercer à l’équarrissage», note le directeur général de l’organisme.

Le moulin à scie qui verrait le jour à Duhamel serait construit à partir de pièces de l’ancien moulin à scie de Jarnac qui date de 1892 et qui était opéré à Mulgrave-et-Derry.

Le maire de Duhamel, David Pharand, soutient que son conseil municipal n’a jamais hésité à embarquer dans le projet lorsque le promoteur l’a approché, l’an dernier. C’est d’ailleurs la Municipalité qui a déboursé les frais pour l’étude d’impact sonore. Duhamel a vu le jour grâce à l’industrie forestière, rappelle le premier magistrat qui dit croire dans cette attraction qui aura cependant besoin d’importantes subventions avant de voir le jour.

«Par rapport à l’impact touristique et commercial, ça reste très important pour nous d’offrir des activités pour assurer la rétention de nos visiteurs, indique le maire Pharand. Avec un musée et 140 000 personnes qui visitent le Centre touristique du Lac-Simon chaque année, je pense que l’emplacement est bien ciblé. La rétention, ce n’est pas juste pour notre municipalité, mais pour l’ensemble du territoire de la MRC. Ça va élargir l’offre récréative. Avec des pôles comme Montebello et le Parc des Montagnes noires, à Ripon, on va venir offrir autre chose. On y croit et on le souhaite.»

 

samedi 2 octobre 2021

Élections 2021 @ Duhamel et Lac Simon: Liste des candidatures

ÉLECTIONS MUNICIPALES 2021
Vote par anticipation: dimanche 31 octobre de 9 h 30 à 20 h.
Jour du scrutin: dimanche 7 novembre de 9 h 30 h à 20 h.

Duhamel

Mairie

David Pharand Élu sans opposition

Poste de conseiller(-ère) municipal(e) | Poste 1

Marie-Céline Hébert Élue sans opposition

Poste de conseiller(-ère) municipal(e) | Poste 2

Gilles Payer Élu sans opposition

Poste de conseiller(-ère) municipal(e) | Poste 3

Denise Corneau Élue sans opposition

Poste de conseiller(-ère) municipal(e) | Poste 4

Michel Longtin Élu sans opposition

Poste de conseiller(-ère) municipal(e) | Poste 5

Raymond Bisson Élu sans opposition

Poste de conseiller(-ère) municipal(e) | Poste 6

Noël Picard Élu sans opposition

 
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 Déclaration de Candidatures @ Lac Simon
Élection Municipale 2021
 
Poste de maire
Linda Lauzon  Action Lac-Simon
Jean Paul DESCOEURS

Poste de Conseiller - Siege #1 
Mario Hince  Action Lac-Simon
Chantal CRETE

Poste de Conseiller - Siege #2 
Valérie Hamelin Action Lac-Simon
Anick BOIS

Poste de Conseiller - Siege #3
Ashley Rollin-Murray Action Lac-Simon
Manon BASTIEN

Poste de Conseiller - Siege #4 
Tina Joubert Action Lac-Simon
Gilles LADOUCEUR

Poste de Conseiller - Siege #5 
Luc Poupart Action Lac-Simon
Don SALIBA

Poste de Conseiller - Siege #6 
Denis Martin Action Lac-Simon
Jocelyn MARTEL
 
 
 
 
 













 
 











dimanche 12 septembre 2021

La mobilisation prend de l’ampleur dans la Petite-Nation

NON à la mine La Loutre de Lomiko !  

La mobilisation prend de l’ampleur dans la Petite-Nation
Benoit Sabourin
4 septembre 2021

L’inquiétude grimpe en flèche depuis quelques semaines à Duhamel et Lac-des-Plages, dans la Petite-Nation, depuis que l’entreprise britanno-colombienne Lomiko Metals a dévoilé les résultats d’une évaluation économique préliminaire démontrant le potentiel d’exploitation d’une mine à ciel ouvert de graphite avec une production étalée sur près de 15 ans.

Lomiko Metals, qui fait de l’exploration depuis trois ans sur 42 claims miniers qui s’étendent sur 25 kilomètres carrés, entre Duhamel et Lac-des-Plages, à proximité de plusieurs plans d’eau, a annoncé à la fin juillet, par voie de communiqué, que son projet La Loutre démontrait «le potentiel pour la Société de devenir un producteur majeur de graphite en Amérique du Nord», dans la foulée de la stratégie d’électrification des transports déployée par le gouvernement Legault. Le graphite et lithium sont deux matériaux qui seront convoités pour la fabrication de batteries.

Le Regroupement de protection des lacs de la Petite-Nation (RPLPN), qui s’oppose depuis toujours à ce projet, soutient que la mobilisation n’a jamais été aussi forte depuis la parution de ce rapport.

Elles étaient huit associations de riverains et 10 municipalités à soutenir le RPLNP pour s’opposer au déploiement d’une mine à ciel ouvert située à proximité des lacs Bélanger, Doré, Petit Vert et Tallulah, pour ne nommer que ceux-là.

Le porte-parole du RPLPN, Louis St-Hilaire, qui fait de ce chantier son cheval de bataille depuis déjà deux ans, affirme qu’une association et six nouvelles municipalités ont depuis adopté la résolution d’appui du regroupement qui demande que «les activités minières soient interdites dans les zones désignées par la MRC de Papineau comme étant réservées à la villégiature, au récréotourisme, à l’écotourisme et à la foresterie».

Au total, 16 conseils municipaux (Duhamel, Papineauville, Montebello, Saint-André-Avellin, Notre-Dame-de-Bonsecours, Plaisance, Ripon, Chénéville, Montpellier, Lac-Simon, Val-des-Bois, Bowman, Mulgrave-et-Derry, Mayo, Saint-Sixte et Notre-Dame-de-la-Salette) donnent maintenant leur appui au regroupement.

Plus de 1000 riverains, à travers neuf associations de lacs, ont aussi entériné la résolution, de même que des organismes comme le Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais, notamment.

«Ce rapport économique de la minière, c’est du concret. Ce n’est plus juste un concept avec des possibilités. Il y a un plan avec des fosses, des montagnes de résidus et des bassins de décantation de l’usine», lance M. St-Hilaire, en entrevue au Droit. 

Pas d’acceptabilité sociale?

Conscient que Lomiko Metals doit encore franchir plusieurs étapes avant d’arriver à l’étape ultime de l’exploitation du site, M. St-Hilaire martèle que l’acceptabilité sociale n’est pas gagnée avec ce projet même si Lomiko Metals a confirmé dans la dernière semaine avoir embauché une firme experte pour la réalisation d’une étude de base environnementale.

«Ce n’est pas parce qu’ils embauchent une firme environnementale que nous allons être pour le projet. C’est sûr que ça va prendre un Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) si on se rend plus loin dans le processus. Tous les citoyens doivent pouvoir être entendus. À la fin, ils vont devoir avoir l’acceptabilité sociale. S’il y a 80% de la population qui ne veut pas de la mine, les politiciens vont avoir de la difficulté à donner le feu vert à l’entreprise», plaide M. St-Hilaire.

Le maire de Lac-des-Plages, Louis Venne, dit que sa municipalité va collaborer avec l’entreprise «pour faire partie de la discussion». Des rencontres entre les dirigeants de l’entreprise et les élus étaient d’ailleurs à l’agenda dans les derniers jours.

«C’est devenu le sujet numéro un ici. Ça inquiète beaucoup ma population avec les risques de pollution et le bruit. C’est sûr que la décision de délivrer ou non les permis va se prendre à Québec», indique le maire Venne.

Des TIAM dans les zones de villégiature

De son côté, le préfet de la MRC de Papineau, Benoît Lauzon, rappelle que sa Municipalité régionale de comté a demandé au ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec, Jonatan Julien, une dérogation au règlement des Territoires incompatibles à l’activité minière (TIAM) afin de permettre une protection des zones de villégiature dans la région.

Actuellement, près de 59% du territoire de la MRC de Papineau est protégé en vertu des TIAM, mais les zones à l’abri se trouvent principalement dans les périmètres urbains et dans les zones agricoles. La MRC a demandé à Québec qu’une portion supplémentaire de 11% du territoire situé en zone de villégiature, près des plans d’eau, soit intégrée aux TIAM. Les discussions entre la MRC et le bureau du ministre se poursuivent à ce sujet, assure M. Lauzon.

«Nous ne sommes pas contre les mines, mais chaque chose doit être faite à la bonne place, lance l’élu. Ce qu’on veut, c’est être capable d’adopter notre réglementation concernant les TIAM le plus rapidement possible parce qu’une fois qu’une compagnie achète un claim, ça devient un droit acquis. On veut avoir comme MRC les outils pour y arriver. Si on parle du projet qui chemine actuellement, on parle d’une opération minière de 15 ans. Après ces 15 ans, quels seront les impacts environnementaux et les dommages pour la MRC de Papineau? Notre inquiétude se trouve là.»

M. Lauzon est d’avis que la MRC de Papineau n’est pas une région prédisposée destinée à de l’exploitation minière.

«Notre région se développe autour du tourisme. On tente de rendre le vélo le plus accessible possible sur tout le territoire. On ne peut pas mêler vélos et camions lourds sur les mêmes routes», dit-il.

Lomiko Metals se veut rassurante

La responsable du développement durable et des communications du côté de Lomiko Metals, Siri Genik, dit comprendre l’inquiétude de la population à l’égard du projet La Loutre, mais rappelle qu’il reste plusieurs étapes avant que les premières extractions soient effectuées.

«Nous sommes à trois ou quatre ans minimum de mettre une pelle dans la terre. [...] Malheureusement, l’industrie minière n’est jamais concluante tôt dans le processus, mais jusqu’à maintenant, ce qu’on a trouvé est très positif», a-t-elle affirmé au Droit au sujet de l’évaluation économique préliminaire parue à la fin juillet.

Mme Genik mentionne que la population sera invitée à une séance d’information bilingue sur le projet cet automne.

«Le bon côté, c’est que c’est une activité qui va apporter un souffle économique à la région. C’est quand même une région où la population diminue de plus en plus parce que les jeunes cherchent du travail ailleurs. Ça ne veut pas dire que nous allons engager 30 000 personnes, mais on va retenir des gens et retenir des sous-traitants locaux», a-t-elle ajouté, précisant que l’entreprise travaillait pour obtenir sa certification Ecologo.

jeudi 2 septembre 2021

Mine de graphite du projet La Loutre: Électrifier le Québec @ Téléjournal Radio Canada

NON à la mine La Loutre de Lomiko !  
 
Électrifier le Québec
mardi 31 août 2021

Le Québec a un grand coup à jouer dans l'électrification des transports. Nous avons l'électricité, mais aussi beaucoup de minéraux stratégiques comme le graphite, le nickel ou le lithium... Si bien que les demandes d'explorations minières se multiplient depuis quelques années particulièrement dans le sud du Québec où certains lancent un drapeau rouge. Reportage de Jean-Sébastien Cloutier.


Téléjournal Radio Canada avec Patrice Roy
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